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Revue du mercredi 10 juin

10 juin 2026
dans Revue de presse
La rédactionPar La rédaction

Nous commençons cette Revue de Presse par LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE qui annonce sur son compte X (ex-Twitter) que le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a reçu le Général de Division Gaby Kasongo Mulumba, récemment nommé Gouverneur militaire de la Province d’Ituri, au siège de l’Union Africaine, le lundi 8 juin 2026. Le Président a chargé le nouveau Gouverneur militaire de rétablir la paix, l’ordre public et la sécurité aussi rapidement et durablement que possible, et de faciliter le retour des personnes déplacées dans leurs régions d’origine. Concernant l’épidémie d’Ebola déclarée en Ituri le 15 mai 2026, le Général de Division Gaby Kasongo a indiqué avoir « reçu pour instruction de faciliter le travail des équipes sur le terrain afin de contenir l’épidémie et d’ouvrir de nouveaux centres de traitement dans les zones qui en sont encore dépourvues ».

PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), la Présidence annonce également que, face à l’ampleur des défis liés à l’assainissement et à la salubrité de la ville de Kinshasa, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a donné des instructions claires à la Taskforce chargée notamment de restaurer la fluidité, la sécurité et la dignité de la vie urbaine. Au cours de la réunion tenue ce lundi 8 juin 2026, à la Cité de l’Union africaine, le Chef de l’État a réaffirmé son engagement de faire émerger des villes plus planifiées, plus propres, plus fluides, plus sûres et plus humaines. Cette Taskforce est une nouvelle structure, placée sous l’autorité directe du Chef de l’État, et coordonnée par le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, Commandant du Service National.

Lire aussi

Revue du jeudi 18 juin

REVUE DE PRESSE DU MERCREDI 17 JUIN 2026

Revue du mardi 16 juin

PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), la Présidence informe qu’invité par son homologue Abdel Fatah Al Sissi de la République arabe d’Egypte , le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé ce mardi 9 juin 2026  au Caire dans le cadre d’une visite officielle de quarante huit heures. À cette occasion, les deux Chefs d’État auront un entretien en tête-à-tête au Palais présidentiel d’El-Orouba avant de présider la cérémonie de signature d’une série d’accords de coopération bilatérale visant à renforcer les relations entre les deux pays sur des questions d’intérêt commun.

SÉNAT DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), le Sénat annonce qu’il est sur le point de doter la RD Congo d’une nouvelle loi devant régir le secteur primaire de l’économie du pays. Principalement dans les volets de  la pêche, l’Agriculture et l’Aquaculture. Il s’agit de deux propositions de loi.  La première portant Principes fondamentaux relatifs à la pêche et l’aquaculture.  La seconde modifie et complète la loi n°11/022 du 24/12/2001 portant Principes fondamentaux relatifs à l’agriculture.  La première proposition de loi a le mérite de fixer les grandes orientations, coulées sous forme de principes adéquats devant booster le développement commercial et durable des activités aussi bien de la Pêche que de l’Aquaculture.  On rappelle que le domaine de la Pêche dans l’ex-Zaïre est régi par le Décret-loi colonial du 21 avril 1937, devenu obsolète à ce jour. Quant à la seconde proposition de loi, elle a l’avantage de réguler le secteur agricole qui, à ce jour, n’a jamais fait l’objet d’une législation spécifique. Soulignons que les deux propositions de loi sont présentement sous examen à la Commission Environnement qui, depuis le 2 juin 2026 y travaille sans relâche  pour présenter à la plénière des textes élagués de toutes impuretés légistiques.

ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), l’Assemblée Nationale annonce avoir consacré sa séance plénière à l’examen de deux rapports majeurs relatifs à la gouvernance publique et à la situation des droits humains en RD Congo. Il s’agit du Rapport public annuel de la Cour des Comptes pour les exercices 2024-2025 ainsi que du Rapport annuel d’activités 2025 de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). Les travaux ont été conduits sous la direction du Président de la Chambre basse du Parlement, l’Honorable Aimé Boji Sangara. Présentant le Rapport public annuel de la Cour des Comptes, le Premier Président de cette haute juridiction financière, Jimmy Munganga, a exposé devant les Députés Nationaux les principales conclusions des contrôles effectués sur l’exécution du budget du Pouvoir central et des provinces. Conformément aux dispositions de l’article 172 de la Constitution, il a dressé un état des lieux de la gestion des finances publiques, mettant en lumière les avancées enregistrées dans la gouvernance publique, tout en relevant plusieurs insuffisances observées dans l’exécution budgétaire. Le rapport formule également diverses recommandations destinées à renforcer la transparence, la redevabilité ainsi que l’efficacité dans la gestion des ressources publiques. Le Premier Président de la Cour des Comptes a, par ailleurs, rappelé le rôle du Parlement dans le contrôle de l’action gouvernementale avant de réaffirmer la disponibilité de son institution à accompagner l’Assemblée nationale dans l’exercice de sa mission constitutionnelle de contrôle et de suivi des finances publiques. À l’issue de cette présentation, la plénière a déclaré le rapport recevable avant son renvoi à la Commission Économique et Financière pour examen approfondi, notamment dans le cadre de l’étude du projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice 2025.

La représentation nationale s’est ensuite penchée sur le Rapport annuel d’activités de la Commission Nationale des Droits de l’Homme présenté par le Président de cette institution d’appui à la démocratie, Paul Nsapu Mukulu. Dans son intervention, le Président de la CNDH a indiqué que les activités de son institution se sont déroulées dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant, marqué notamment par l’occupation de certaines entités de l’Est du pays par le Rwanda et ses supplétifs de l’AFC/M23, ainsi que par la recrudescence de la milice Mobondo dans la partie Ouest de la République. Malgré ces contraintes sécuritaires, la CNDH affirme avoir poursuivi ses missions de promotion et de protection des droits humains à travers des activités de sensibilisation, de formation, de monitoring des violations des droits humains, de traitement des plaintes ainsi que des visites des lieux de détention. Le Président de la CNDH a toutefois relevé plusieurs défis persistants, notamment l’insuffisance des ressources financières et logistiques, la faible couverture territoriale ainsi que la nécessité de renforcer la collaboration interinstitutionnelle. Il a aussi fait quelques recommandations au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale afin  d’accompagner la CNDH dans l’exercice de son travail. La présentation de ce rapport a donné lieu à un débat houleux au sein de la plénière avant que le Bureau de l’Assemblée nationale ne décide de son renvoi à la Commission mixte Politique, Administrative et Juridique et Droits de l’homme pour examen approfondi. Le renvoi de ces deux rapports aux commissions permanentes compétentes ouvre ainsi la voie à un examen approfondi des recommandations formulées, dans la perspective de renforcer la gouvernance publique, la transparence institutionnelle et la protection des droits fondamentaux en RD Congo.

ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA RÉPUBLIQUE  ; Sur son compte X (ex-Twitter), l’Assemblée Nationale informe que sa séance plénière du 09 juin 2026, a adopté la proposition de loi sur l’organisation du référendum en RD Congo. Réunis en séance plénière sous la présidence du Speaker de la Chambre basse du Parlement, l’honorable Aimé Boji Sangara, les députés nationaux ont procédé à l’examen et au vote de ce texte stratégique encadrant le recours au référendum en RD Congo.  À l’issue des débats, la proposition de loi a été adoptée à une large majorité de 348 voix pour, 2 contre et 1 abstention.

Prenant acte de cette adoption, le Président de l’Assemblée nationale a souligné l’importance de ce texte dans le renforcement des mécanismes démocratiques et de participation citoyenne prévus par la Constitution de la République Démocratique du Congo. Composée de 45 dispositions, la proposition de loi a été examinée article par article par les élus nationaux. Sur l’ensemble des dispositions, 32 articles ont été adoptés sans amendement tandis que 13 autres dispositions ainsi que l’exposé des motifs ont été modifiés à la suite des observations formulées au cours des débats en plénière. Cette adoption marque une étape importante dans le processus de consolidation du cadre légal régissant les mécanismes de participation populaire prévus par la Constitution de la République démocratique du Congo.

PRIMATURE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), la Primature informe que, ce 08 juin 2026, Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka, a reçu la Représentante du HCR au Burundi, Brigitte Mukanga, pour faire le point sur la situation des réfugiés congolais et les perspectives de leur retour volontaire en RD Congo. Petites a, notamment, porté sur le suivi du mécanisme tripartite RDC–Burundi–HCR, l’évaluation du processus de rapatriement volontaire et le renforcement de la coordination avec les partenaires humanitaires Selon le HCR, plus de 100 000 Congolais ont trouvé refuge au Burundi au cours de l’année écoulée. Avec l’amélioration progressive de la situation sécuritaire dans certaines zones de l’Est, un processus de retour volontaire a déjà été amorcé. Madame la Première Ministre a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à accompagner les réfugiés congolais et à soutenir leur retour dans la dignité et la sécurité.

MINISTÈRE DES MINES : Sur son compte X ( ex-Twitter), le Ministère informe qu’en  mission de travail en Belgique, le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a visité,  ce lundi 08 juin 2026, les installations du Groupe Umicore à Olen, leader mondial dans la production et le raffinage du cobalt et du germanium. Cette visite a permis au Ministre de découvrir les avancées technologiques développées par le Groupe dans la chaîne de valeur des minéraux critiques. Il a exprimé sa satisfaction face au niveau d’innovation observé et salué le partenariat existant entre la RD Congo et la Belgique, qui favorise les échanges de compétences et de technologies au bénéfice du secteur minier congolais. Il a également réaffirmé la volonté du Gouvernement de promouvoir davantage la création de valeur ajoutée localement à partir des ressources minières de la RD Congo. La délégation ministérielle s’est ensuite rendue à Anvers pour des échanges avec l’Antwerp World Diamond Centre (AWDC), plateforme mondiale du commerce du diamant brut, ainsi que pour une visite de BONAS GROUP, société belge forte de plus de 150 ans d’expérience dans le commerce du diamant. Les échanges ont porté sur les perspectives de développement du secteur diamantaire et le renforcement des échanges avec les opérateurs internationaux de la filière. La journée s’est clôturée par une rencontre avec le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Étrangères, des Affaires Européennes et de la Coopération au Développement de la Belgique, Louis Prévot. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération entre la RD Congo et la Belgique, notamment dans les domaines des ressources minérales stratégiques, de l’industrialisation et du développement durable.

MINISTÈRE DU COMMERCE EXTÉRIEUR : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère annonce que, dans le cadre du renforcement de la protection des consommateurs en RD Congo et de la compétitivité des produits « Made in DRC » sur le marché mondial, le Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya a donné, ce lundi 8 juin 2026,  à Kinshasa (RD Congo), ses orientations stratégiques au nouveau staff dirigeant de l’Office Congolais de Contrôle, composé de Patrice Nowa Lelo, Pierre Lohohola Osomba et Christelle Muabilu, respectivement Président du Conseil d’Administration, Directeur Général et Directrice Générale Adjointe de cet organisme technique et scientifique chargé de contrôler la conformité, la qualité et la quantité de tout ce qui entre et sort de la RD Congo. Le Ministre du Commerce Extérieur a insisté sur l’intensification de la construction et de la modernisation des laboratoires ultramodernes certifiés, le renforcement des capacités du personnel, l’amélioration des conditions de travail, la lutte contre la corruption et le détournement des recettes publiques, ainsi que sur la rationalisation des grades et du recrutement conformément aux besoins réels de l’Office. Il a également souligné l’importance du respect strict des textes régissant les établissements publics en RD Congo, ainsi que de la cohésion totale entre le Conseil d’Administration et la Direction Générale. Devant la presse, le nouveau Directeur Général de l’OCC, a promis d’appliquer les instructions et orientations de la tutelle. Il s’est également engagé à mettre à contribution son expertise, en tant que président des chimistes de la RD Congo, afin de faire rayonner l’Office Congolais de Contrôle, appelé à jouer un rôle majeur dans la promotion des exportations des produits « Made in DRC » sur le marché mondial.

MINISTÈRE DE L’EMPLOI ET TRAVAIL : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère informe que le Ministre de l’Emploi et Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, Chef de la délégation de la RD Congo à la 114ᵉ Conférence internationale du Travail, a pris part ce lundi 08 juin 2026 à la célébration du centenaire de la Commission d’Application des Normes (CAN) de l’Organisation internationale du Travail (OIT), organisée dans la Salle XI du Palais des Nations à Genève. Considérée comme l’un des piliers du système de contrôle de l’OIT, la Commission d’Application des Normes veille depuis cent ans au respect des conventions internationales du travail ratifiées par les États membres et contribue à l’amélioration continue des conditions de travail à travers le monde. À cette occasion historique, plusieurs personnalités et experts internationaux se sont succédé à la tribune pour retracer les grandes avancées obtenues grâce à cette commission en matière de dialogue social, de protection des travailleurs, de lutte contre le travail forcé, de promotion de la liberté syndicale et du respect des normes internationales du travail. Aux côtés des représentants de nombreux pays, la délégation congolaise a pris part à cette commémoration qui met en lumière un siècle d’engagement en faveur de la justice sociale et du travail décent, des valeurs au cœur des missions de l’OIT et des réformes engagées par la République Démocratique du Congo dans le secteur du travail et de l’emploi. Le Chef de la délégation congolaise a également mis en exergue les efforts considérables déployés par la RD Congo pour assurer le respect des normes internationales du travail et la mise en œuvre des recommandations de l’Organisation internationale du Travail. Il a rappelé que ces avancées s’inscrivent dans la vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a fait de la promotion du travail décent, du dialogue social et du renforcement de l’État de droit des priorités de son action. Le Ministre de l’Emploi et Travail a, enfin, réaffirmé la détermination du Gouvernement congolais à poursuivre les réformes engagées dans le secteur de l’emploi et du travail afin de consolider les acquis enregistrés et de renforcer davantage la conformité de la RD Congo aux standards internationaux en matière de travail.

PRÉSIDENCE DU CONSEIL DE LA RÉPUBLIQUE DU TOGO : Grands Lacs : Lomé consolide la centralité de la médiation africaine. Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, Médiateur de l’Union Africaine pour la résolution de la crise dans l’Est de la RD Congo et dans les Grands Lacs, a présidé ce lundi 8 juin 2026 à Lomé une réunion de haut niveau consacrée à l’évaluation semestrielle des activités menées dans le cadre de la médiation africaine. Cette importante rencontre a réuni autour de la médiation togolaise, les membres du Collège des facilitateurs désignés par l’Union Africaine, des représentants des Nations unies, de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEAC), de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC), de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et du Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé a salué la présence des facilitateurs, des organisations régionales et des partenaires internationaux à cette réunion d’évaluation, qui témoigne de leur engagement constant en faveur de la paix, de la stabilité et du développement dans la région des Grands Lacs. Il s’est particulièrement félicité des progrès accomplis depuis la réunion de Lomé consacrée à la cohérence et à la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région. « Nous avons franchi une étape importante depuis le mois de janvier en mettant davantage d’ordre dans l’architecture de la médiation africaine. Je suis convaincu que cette rencontre marque une avancée significative dans l’amélioration de notre action collective et dans la recherche de solutions durables à cette crise », a déclaré le Médiateur de l’Union Africaine.

ECONEWS titre sur sa “Une” : “L’IGF passe en mode contrôle systémique :  Le défi est d’avoir des inspecteurs des finances « augmentés » (C. Bitasimwa). Face à l’urgence d’une gouvernance financière irréprochable en RD Congo, le Chef de Service de l’Inspection Générale des Finances (IGF), Christophe BitasimwaBahii, engage l’institution dans une véritable révolution structurelle. Au coeur du séminaire de renforcement des capacités des partenaires sociaux — qui se tient du 8 au 13 juin 2026 au chapiteau du Restaurant 19 dans la commune de la Gombe, à l’initiative de l’ONG Toile d’araignée —, le patron de l’IGF affiche une détermination inflexible pour propulser son ambitieux Plan triennal à l’horizon 2028. Rompant avec les méthodes traditionnelles, Christophe Bitasimwa sonne la mobilisation générale pour imposer le « contrôle systémique » et donner naissance à des inspecteurs des finances « augmentés » par les nouvelles technologies. Pour ce faire, l’homme fort de l’IGF est prêt à relever le défi titanesque du financement d’un plan de 39 millions USD, réaffirmant son refus catégorique du statu quo pour asphyxier définitivement la fraude et garantir que chaque franc public serve exclusivement l’intérêt général, rapporte ECONEWS.

ECONEWS qui titre également sur sa “Une” : “Tshisekedi déplume Bumba et confie les rênes de Kinshasa au Général Kasongo Kabwik”. Que reste-t-il encore à Daniel Bumba Lubaki, Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa, après la mise en place, lundi 08 juin 2026, d’une Task force présidentielle chargée d’assurer l’assainissement et la fluidité de la capitale congolaise ? À défaut de l’éjecter officiellement de l’Hôtel de ville, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a choisi une méthode plus discrète mais tout aussi radicale : le dépouillement pur et simple de ses prérogatives. Les leviers essentiels de la gestion urbaine – circulation, sécurité, cadre de vie – ont été retirés au Gouverneur pour être confiés à un militaire de haut rang, le Lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik. Commandant du Service national, le Général Kasongo Kabwik voit désormais son périmètre d’action considérablement élargi. Il prend la tête d’une Task force, réunie lundi 8 juin à la Cité de l’Union Africaine, autour du Chef de l’État. Cette structure, placée sous l’autorité directe du Président de la République, a reçu un mandat clair et limité dans le temps, mais dévastateur pour l’autorité du Gouverneur Bumba : désengorgement de la circulation – pour mettre fin au chaos routier qui paralyse Kinshasa ; renforcement de la sécurité urbaine – face à la montée de l’insécurité dans les quartiers ; amélioration du  cadre de vie – assainissement, salubrité et dignité urbaine, écrit ECONEWS.

LE POTENTIEL titre sur sa “Une” : “Réforme constitutionnelle : L’USN maintient le cap malgré les appels au dialogue de l’ECC”. Malgré les mises en garde de l’opposition politique et les appels au dialogue lancés par l’Église du Christ au Congo (ECC), la majorité présidentielle reste déterminée à poursuivre le processus devant conduire à l’organisation d’un référendum en RD Congo. Douze jours après l’adoption de la proposition de loi organique fixant les modalités de cette consultation populaire,

l’Assemblée nationale entame, ce mardi 9 juin 2026, l’examen article par article du texte porté par le Député National Paul Gaspard Ngondankoy. Une étape décisive qui confirme la volonté de l’Union Sacrée de la Nation (USN) de faire avancer ce projet controversé, malgré les critiques de ses adversaires qui redoutent une ouverture vers un changement de la Constitution sans consensus national préalable. Alors que les Députés d’Ensemble pour la République avaient quitté l’hémicycle lors de l’examen de la recevabilité du texte et que plusieurs voix continuent de réclamer un dialogue inclusif avant toute réforme institutionnelle majeure, la chambre basse semble engagée à mener la procédure législative jusqu’à son terme, au risque d’alimenter davantage un débat qui polarise déjà la classe politique et l’opinion publique, analyse LE POTENTIEL.

LE POTENTIEL qui titre également sur sa “Une” : “Sénat : Doudou Fwamba soumet quatre projets de loi de financement à près de 550 millions USD pour des projets structurants.  Le Ministre des Finances, M. Doudou Fwamba Likunde, a officiellement présenté ce mardi 9 juin 2026, devant la Chambre Haute du Parlement, un ensemble de quatre projets de loi visant à autoriser la ratification d’accords de prêt conclus avec des partenaires financiers internationaux. L’objectif affiché est de mobiliser des ressources extérieures pour soutenir des projets structurants, en phase avec les priorités du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) pour la période 2024- 2028. L’enveloppe totale de ces financements s’élève à 550 millions de dollars américains, complétés par 142,42 millions d’unités de compte. Ces fonds sont destinés à renforcer les infrastructures, créer des emplois, améliorer les conditions de vie des populations et accélérer la transformation économique du pays, rapporte LE POTENTIEL.

AFRICANEWS titre sur sa “Une” : “49% À 69% : Depuis Mobutu, nos aéroports faisaient peur, l’audit OACI de mars propulse N’Djili et Luano au-dessus de la moyenne africaine : La RVA-SA arrache le pays des ténèbres aériennes”. Des décennies de honte, effacées en un audit. La République Démocratique du Congo vient de quitter les listes noires de l’Organisation de l’aviation civile internationale -OACI-et de l’Union européenne -UE. Verdict tombé en mars: 69% de conformité. Le score sonne comme une revanche. Depuis Mobutu, les aéroports RD-congolais traînaient un boulet. Sûreté défaillante, accueil chaotique, normes OACI bafouées. N’Djili et Luano: portes à risque. Les grandes compagnies détournaient le regard. 49% au dernier audit. Blacklist. Isolement. En mars 2026, le scénario bascule. Audit OACI sur les deux portes internationales: N’Djili à Kinshasa, Luano à Lubumbashi. Résultat: 69%. Au-dessus de la moyenne africaine, 62%. Le pays passe du rouge au vert. Du pilori à l’escale crédible. «Demain ne saurait être comme hier», lâche le professeur Tryphon Kin-kiey Mulumba, Président du Conseil d’administration de la RVA-SA, dans «Le Soft International». Pour lui, cette remontée de 20 points valide «la vision de modernisation des infrastructures aéroportuaires portée par le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, parfaitement exécutée par la RVA-SA», rapporte AFRICANEWS. 

AFRICANEWS qui titre également : “Désenclavement et connectivité du pays par la voie routière : John Banza dresse un tableau reluisant de l’avancement des travaux”.  «État des lieux, avancées enregistrées et perspectives dans le secteur des infrastructures»: tel est le sujet au coeur du briefing co-animé le mardi 8 juin 2026 au Studio Maman Angebi par John Banza Lunda et Patrick Muyaya Katembwe, respectivement Ministre chargé des Infrastructures et Ministre de la Communication et des Médias, Porte-Parole du Gouvernement. Pour tout observateur averti, cet échange avec les professionnels des médias a permis non seulement de faire le point sur l’avancement des chantiers en cours à travers tout le pays dans le domaine des infrastructures, mais aussi d’apporter une réponse claire à certaines critiques accusant le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi de ne rien faire dans ce domaine. «À ce sujet, silence, Fatshi bâtit», a souligné le Ministre Banza, indiquant que si les opposants ne veulent pas reconnaître les évidences, celles-ci s’imposeront d’elles-mêmes, écrit AFRICANEWS.

LE QUOTIDIEN titre : “Assemblée Nationale : La plénière adopte la proposition de loi sur l’organisation du référendum en RD Congo”.  L’Assemblée Nationale a adopté, ce mardi 09 juin 2026, la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo. Réunis en séance plénière sous la présidence du Speaker de la Chambre basse du Parlement, l’honorable Aimé Boji Sangara, les députés nationaux ont procédé à l’examen et au vote de ce texte stratégique encadrant le recours au référendum en RD Congo. À l’issue des débats, la proposition de loi a été adoptée à une large majorité de 348 voix pour, 2 contre et 1 abstention. Prenant acte de cette adoption, le Président de l’Assemblée nationale a souligné l’importance de ce texte dans le renforcement des mécanismes démocratiques et de participation citoyenne prévu  par la Constitution de la RD  Congo. Composée de 45 dispositions, la proposition de loi a été examinée article par article par les élus nationaux. Sur l’ensemble des dispositions, 32 articles ont été adoptés sans amendement tandis que 13 autres dispositions ainsi que l’exposé des motifs ont été modifiés à la suite des observations formulées au cours des débats en plénière. Cette adoption marque une étape importante dans le processus de consolidation du cadre légal régissant les mécanismes de participation populaire prévus par la Constitution de la RD Congo, relève LE QUOTIDIEN.

CONGO NOUVEAU titre sur sa “Une” : “La loi sur le référendum adoptée à l’Assemblée Nationale : L’opposition annonce une tempête politique”. L’Assemblée Nationale  a adopté le mardi 9 juin 2026 la loi fixant les conditions d’organisation du référendum en RD Congo. Vote écrasant : 348 pour, 2 contre, 1 abstention sur 351 députés présents. « L’Assemblée Nationaleadopte la proposition de loi », a lancé Aimé Boji, Président de la Chambre Basse”. Le texte encadre la convocation, le contrôle et la validation d’un référendum, qu’il porte sur la Constitution ou toute autre question nationale. Il définit aussi le rôle de la

CENI, les délais de campagne et les conditions de participation. Objectif affiché : remplacer le cadre de 2005, jugé dépassé. Mais l’adoption intervient en plein débat sur une possible révision constitutionnelle. L’opposition accuse la majorité de préparer le terrain pour un 3e mandat de Félix Tshisekedi. Le texte part maintenant au Sénat. S’il est voté, il n’entrera en vigueur qu’après promulgation. La riposte s’organise déjà. Cinq partis – A.Ch de Jean-Marc Kabund, ECiDé de Martin Fayulu, Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, ENVOL de Delly Sesanga et LGD de Matata Ponyo – ont notifié les autorités de Kinshasa pour un sit-in vendredi 12 juin 2026 à 10h devant le Palais du Peuple. Dans leur lettre, ils invoquent l’article 26 de la Constitution et demandent la sécurisation de la manifestation. En dehors de cette manifestation, l’opposition annonce des activités d’envergure qui vont évoluer de manière graduelle. Une tempête politique qui vise à dissuader Félix Tshisekedi à abandonner ses intentions présumées sur un troisième mandat, analyse CONGO NOUVEAU.

CONGO NOUVEAU titre également  sur sa “Une” : “Mines : la RD Congo s’accorde avec l’UE sur la digitalisation des archives géologiques”. Le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a tenu ce mardi 09 juin 2026,  à Bruxelles, en Belgique, une séance de travail avec les gestionnaires des archives géologiques du sous-sol congolais et les représentants du Royaume de Belgique et de l’Union Européenne. La rencontre portait sur la mise en place d’une feuille de route pour la digitalisation et la restitution progressive à la RD Congo de ses données géoscientifiques. Accompagné des responsables des structures sous tutelle de son Ministère, le Ministre a échangé avec les partenaires belges et européens qui financent et accompagnent ce processus. L’objectif est de garantir aux géoscientifiques congolais un accès structuré à des données fiables et de haute qualité, indispensables pour améliorer la connaissance géologique du territoire, renforcer les capacités d’exploration et mieux orienter les investissements miniers. « La digitalisation de ces archives constitue un levier stratégique pour la connaissance de notre sous-sol et le développement du secteur minier. Elle permet de transformer un patrimoine scientifique dispersé en un outil exploitable pour la découverte de nouveaux gisements », a indiqué la délégation congolaise à l’issue des discussions, rapporte CONGO NOUVEAU.

LE JOURNAL titre sur sa “Une” : “Eurobond dopage à court terme pour l’exécutif au marché du crédit”. L’Eurobond est un dopage à court terme pour les pays qui ont des économies fragiles et sous l’ancrage monétaire avec le dollar. Le dollar est la monnaie qui est au centre des transactions financières

et commerciales mondiales. L’accès au marché d’Eurobond est une crédibilité pour les emprunteurs avec une garantie mais une dépendance de plusieurs années aux investisseurs avec le risque de change permanent. Un état pour se lancer dans le marché de crédit Eurobond doit être représenté par les structures financières ( banques, banques d’investissements, sociétés financières…). Pour l’Eurobond de la RD Congo, il y a eu le concours de l’Asset Management UK / USA, Rawbank ( des banques d’investissements ) pour la crédibilité, concrétisation et la confiance du marché une garantie pour les investisseurs. Le résultat de l’Eurobond RD Congo était au-dessus des prévisions du marché et du prix d’émission, écrit LE JOURNAL.

RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, titre : “RD Congo : Adoption de la proposition de loi sur le référendum, clé pour un changement de Constitution”. En RD Congo, la majorité avance à découvert dans sa quête d’un changement de la Constitution. L’Assemblée nationale a adopté mardi 9 juin la proposition de loi sur l’organisation du référendum. Un texte central en cas de changement de la Constitution alors que le deuxième et dernier mandat du président Félix Tshisekedi expire en 2028. L’opposition l’accuse de vouloir se maintenir au pouvoir par un troisième mandat interdit par l’actuelle Constitution qui n’a que 20 ans. Avec 348 pour, seulement 2 contre et une abstention, le texte est passé comme une lettre à la poste, alors que la majorité dispose de 90% des sièges à l’Assemblée Nationale, et que le seul groupe d’opposition a suspendu sa participation aux travaux depuis plusieurs semaines. S’il est adopté, le texte renforce les pouvoirs du Président de la République dans la convocation d’un référendum. Le chef de l’État pourra ainsi apprécier l’opportunité de consulter le peuple et mettra en place une commission chargée de rédiger le projet soumis ensuite à une assemblée constituante. Cette assemblée aura la responsabilité d’examiner les réformes envisagées avant leur soumission au référendum. Dans sa version initiale, le texte prévoyait que seuls les députés nationaux et les sénateurs composent l’assemblée constituante. Mais après discussions, sa formation a été élargie. Y siégeront également les députés provinciaux, les gouverneurs de province ainsi que les conseillers municipaux. Selon l’Assemblée nationale, cette ouverture vise à associer les élus de tous les échelons du territoire. Une mesure qui pèse davantage sur les finances publiques. La proposition de loi a ensuite été transmise au Sénat pour une seconde lecture, rapporte RADIO FRANCE INTERNATIONALE.

LE JOURNAL FRANÇAIS LA TRIBUNE titre : “Zinc : la RD Congo renforce son statut sur le marché mondial en pleine hausse des prix”. Le marché mondial du zinc devrait enregistrer un déficit en 2026, dans un contexte de prix proches de leurs plus hauts niveaux depuis quatre ans. Alors que la production minière recule dans plusieurs pays, dont le Pérou, la Suède et les États-Unis, elle progresse notamment en RD Congo. Ivanhoe Mines a annoncé jeudi 4 juin une production record de 25 677 tonnes de zinc en mai 2026, sur sa mine de Kipushi en RD Congo. Ce niveau d’activité place la mine au quatrième rang mondial, faisant de la RDC un fournisseur de premier plan sur un marché mondial en déficit où les prix sont au plus haut depuis 2022. Le zinc sert principalement à protéger l’acier de la corrosion, un procédé appelé galvanisation, utilisé dans la construction, l’automobile et les infrastructures. On le retrouve également dans les alliages industriels, les piles et les engrais agricoles. La Chine est à la fois le premier producteur et le premier consommateur mondial, devant le Pérou et l’Australie. Kipushi est l’un des fournisseurs qui permet à la RD Congo de monter en puissance dans l’offre mondiale. Coentreprise détenue à 62% par le canadien Ivanhoe Mines, le reste appartenant à la compagnie publique congolaise Gécamines, la mine est en production depuis juin 2024. En 2025, la mine a livré 203 168 tonnes de zinc sous forme de concentré, et Ivanhoé s’attend cette année à une production comprise entre 240 000 et 290 000 tonnes. Depuis janvier, Kipushi a produit environ 110 000 tonnes, mais le record de production mensuelle enregistré en mai correspond à un rythme annualisé de 308 000 tonnes. Selon la compagnie canadienne, cela place Kipushi derrière Antamina, Red Dog et Rampura Agucha, respectivement troisième, deuxième et première mine de zinc au monde, rapporte LA TRIBUNE. 

AFRICA INTELLIGENCE titre : “Face à Ebola, l’AFC-M23 tente de démontrer sa capacité à organiser la riposte”. Confrontée aux combats contre l’armée congolaise, la rébellion doit également contenir les risques de propagation du virus. Cette crise sanitaire constitue un test grandeur nature sur sa capacité à gouverner les territoires qu’elle contrôle. Déjà en proie aux affrontements avec l’armée congolaise et ses supplétifs, la rébellion de l’Alliance du Fleuve Congo (AFC)-M23 doit aussi composer avec la menace du virus Ebola. Et ce, bien que le foyer de l’épidémie se situe dans la Province de l’Ituri, à plusieurs centaines de kilomètres des zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sous contrôle du mouvement. L’AFC-M23, qui tente d’y structurer un proto-État, a rapidement embrayé pour faire montre de sa capacité à mener la riposte. Jusqu’à présent, seuls deux cas ont été confirmés, l’un à Goma, l’autre près de Bukavu – l’un d’eux vient de sortir de l’hôpital, officiellement guéri. Le nombre réel de malades pourrait toutefois être plus élevé, compte tenu des faibles capacités de test, ainsi que du conflit armé, qui limitent la visibilité sur l’ampleur de la crise. Pour endiguer la contagion, les autorités rebelles se sont employées à identifier les cas contacts, soit au moins 250 personnes qu’ils ont placées en quarantaine dans des hôtels aménagés à cet effet. La plupart d’entre eux en sont, depuis, sortis. Hormis le rôle de certaines ONG humanitaires présentes sur place, à l’instar de Médecins sans frontières (MSF), l’AFC-M23 bénéficie pour l’instant d’un appui très limité de la part de la communauté internationale. À la tête du mouvement, l’ancien président de la commission électorale congolaise, Corneille Nangaa, s’est entretenu fin mai à Goma avec une délégation de responsables de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dont la docteure Anne Ancia, représentante pays par intérim. Cette visite s’est soldée par la promesse d’un envoi d’équipements de protection médicale et de médicaments, qui doivent être livrés depuis Kigali, au Rwanda, par voie terrestre. Aucun engagement financier n’a été pris, révèle AFRICAINTELLIGENCE. 

JEUNE AFRIQUE, JA, titre : “RD Congo : pourquoi la Cour des comptes tacle à nouveau la gouvernance Tshisekedi”. Alors que la perspective d’un troisième mandat de Félix Tshisekedi alimente les tensions politiques, la Cour des comptes publie un rapport qui pointe les défaillances dans la gestion des finances publiques. C’est un nouveau rapport plus que sévère sur la gestion des finances publiques congolaises. Le 8 juin 2026, la Cour des comptes a présenté à l’Assemblée Nationale les résultats de son examen des exercices 2024 et 2025. Le document de 113 pages, que Jeune Afrique a pu consulter, dresse un tableau accablant de la façon dont les deniers publics sont gérés, à tous les niveaux de l’État. Procédures d’urgence détournées de leur objet, dépassements massifs de crédits, redevances minières captées par des gouverneurs, recettes judiciaires soustraites à la comptabilité officielle, directeurs généraux d’entreprises publiques poursuivis… La Cour des comptes, qui a déjà taclé plusieurs fois la gouvernance du président Félix Tshisekedi depuis son arrivée au pouvoir en 2019, dépeint un État qui peine à maîtriser ses finances. Et pointe les difficultés de l’exécutif à améliorer la transparence et la gestion des comptes publics du géant minier qu’est la RD Congo. Malgré une croissance supérieure à 5 % l’an dernier (et une projection équivalente pour 2026), le pays bute sur la préservation du pouvoir d’achat : l’inflation a bondi à 23,3 % contre 8,9 % prévu quand le taux de change a dépassé 2 668 francs pour un dollar (contre les 2 021 projetés). L’exécution du budget dégage un déficit de plus de 3 000 milliards de francs congolais (CDF) sur les recettes pour un taux de 51,2 % de dépenses réalisées par procédure d’urgence, soit en contournement de la chaîne normale de la dépense publique, une pratique dénoncée par la Cour des comptes dans un référé adressé au Premier ministre, Judith Suminwa Tuluka, révèle JEUNE AFRIQUE.

FORBES AFRIQUE titre : “Déterminées à valoriser au mieux leur filière minière, les autorités ivoiriennes ont accordé quatre nouveaux permis de recherche aurifère aux entreprises Kofamex International et West African Mineral Resources Côte d‘Ivoire.” La Côte d’Ivoire poursuit son offensive dans le secteur aurifère. Réuni en Conseil des Ministres le 3 juin 2026, le Gouvernement ivoirien a adopté quatre décrets portant attribution de permis de recherche aurifère. Dans le détail, la société KofamexInternational obtient ainsi deux permis dans les départements de Mankono et de Bouaké, tandis que l’opérateur minier West African Mineral Resources Côte d’Ivoire s’est vu attribuer deux permis couvrant les départements de Daoukro et M’Bahiakro ainsi que ceux de Dianra, Korhogo, Boundiali et Mankono. Plus largement, cette initiative s’inscrit dans la stratégie du gouvernement ivoirien visant à diversifier une économie encore largement dépendante de l’agriculture, tout en renforçant le rôle du secteur minier, considéré comme l’un des principaux relais de croissance du pays. À travers ces nouvelles autorisations, Abidjan cherche notamment à stimuler les investissements dans l’exploration minière et à étoffer son portefeuille de projets aurifères, dans un contexte de concurrence accrue entre pays africains pour attirer les capitaux internationaux du secteur extractif. L’ambition affichée est de consolider la place de la Côte d’Ivoire parmi les destinations minières les plus attractives d’Afrique de l’Ouest, analyse FORBES AFRIQUE. 

BANKABLE.AFRICA.COM titre : “Lloyds place des cadres à des postes clés chez Chemaf, Soorya Prabhakaran nommé PDG-désigné”. Plus de deux mois après la finalisation du rachat de Chemaf, le rôle de Lloyds Metals and Energy, partenaire de Virtus Minerals dans cette opération, dans la gestion des actifs miniers congolais se précise. Un nouvel organigramme de Chemaf, daté de fin mai à début juin et consulté par Bankable, place plusieurs cadres de l’écosystème Lloyds-Thriveni à des postes clés. Ce document désigne Philipp Braun, directeur général de Virtus, comme PDG de Chemaf. Il identifie également Suryanarayanan (Soorya) Prabhakaran, directeur exécutif du groupe Lloyds & Thriveni, comme le futur PDG du producteur de cuivre et de cobalt. « Il est actuellement chargé de la mise en place, de l’exploitation et du développement des actifs miniers de Chemaf en RD Congo », indique le document. Le nouvel organigramme mentionne également Subramanian Alagappan au poste de directeur général adjoint. M. Alagappan est le directeur pays du groupe Lloyds & Thriveni en RDC. Lloyds Metals and Energy, exploitant des actifs miniers et industriels de Chemaf, est historiquement un producteur de minerai de fer, tandis que Thriveni Earthmovers s’est imposé comme l’un des principaux entrepreneurs miniers privés d’Inde, notamment dans les secteurs du charbon et des grandes exploitations minières. En 2025, Lloyds a renforcé son contrôle sur Thriveni en portant sa participation à près de 80 %.

BANKABLE.AFRICA.COM titre également : “SNEL-ZESCO : un différend de 33 millions $ à l’origine des coupures de courant à Sakania”. Les coupures répétées d’électricité observées ces derniers mois dans les territoires de Sakania, Kasenga et Pweto, ainsi que dans la commune de Mokambo, dans la province du Haut-Katanga, seraient liées à un différend financier opposant la Société nationale d’électricité (SNEL) à la société zambienne ZESCO. Lors de la 11eédition du forum ExpoBeton, tenue du 27 au 30 mai 2026 à Kalemie, le ministre des Ressources hydrauliques et électriques, Aimé Molendo Sakombi, a expliqué que le litige porterait sur un montant estimé à 33 millions de dollars. Selon le ministre, la SNEL considère toutefois cette créance comme « non établie » et la conteste. En février puis en mai 2026, l’entreprise zambienne a suspendu la fourniture d’électricité à certaines localités du Haut-Katanga, invoquant notamment l’absence de règlement de certaines obligations ainsi que des questions liées au cadre contractuel entre les deux sociétés. Présent également à ce forum, le directeur des études et de la planification de la SNEL, Albéric Tukuzu, a affirmé que les interruptions observées ont été exécutées « en dehors des normes et des standards ». Selon lui, les autorités congolaises ont réagi rapidement afin de limiter les conséquences de ces coupures sur les populations concernées et de réduire la dépendance de ces localités à l’électricité importée.

ZOOM-ECO.NET titre : “FIFA : Canal+ ne diffusera pas la Coupe du monde 2026 en Afrique francophone”. Alors que la Coupe du monde 2026 approche, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a officialisé une décision qui redistribue les cartes : la chaîne béninoise New World TV a remporté les droits de diffusion exclusive pour l’Afrique francophone, reléguant le géant Canal+ sur le banc de touche. Dans un communiqué publié ces dernières heures, le groupe Canal+ a confirmé l’absence de son offre sur la zone concernée, prenant acte du choix des instances internationales. Cette annonce met fin à des décennies d’hégémonie du câblo-opérateur français dans la retransmission des grandes compétitions en Afrique. Contrairement aux éditions précédentes, qui comptaient 64 rencontres, l’édition 2026 s’annonce hors norme avec 104 matchs. Pour la première fois organisée par trois pays (États-Unis, Canada et Mexique), elle mettra aux prises 48 équipes au lieu de 32. New World TV s’engage à retransmettre la totalité des 104 matchs du tournoi. Pour Canal+, l’échec est retentissant dans une région où le groupe possède des millions d’abonnés. Cependant l’entreprise française devra désormais justifier son catalogue sans le graal planétaire. La décision de la FIFA s’inscrit dans une stratégie plus large de « régionalisation des droits », visant à promouvoir les acteurs locaux sur chaque marché.

Nous terminons cette Revue de Presse par RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, qui titre : “RD Congo : Human Rights Watch accuse le Rwanda et l’AFC/M23 de nombreuses exactions dans deux camps du Nord-Kivu”. Recrutements forcés massifs, coups, déshydratation, exécutions sommaires… Dans un rapport rendu public ce mercredi 10 juin, l’ONG affirme que Kigali et le groupe armé se sont rendus coupables d’actes qualifiés de crimes de guerre dans les camps militaires de Rumangabo et de Tshanzu au lendemain de la prise de Goma, en janvier 2025. Le document ne ménage pas non plus Kinshasa, également pointé du doigt pour son soutien à des groupes armés responsables de graves abus.

Un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) publié ce mercredi 10 juin accuse l’AFC/M23 et l’armée rwandaise de nombreuses exactions qualifiées de crimes de guerre dans deux camps militaires du Nord-Kivu, dans l’est de la RD Congo. Au lendemain de la prise de la ville de Goma, le 30 janvier 2025, quand 11 camions quittent le stade de l’Unité avec environ 1700 personnes à leur bord et prennent la direction du nord, vers Rutshuru, débute alors une campagne de recrutement forcé que HRW, qui a mené quelque 200 entretiens avec d’anciens détenus, qualifie de systématique. Soldats des forces armées congolaises (FARDC), policiers, fonctionnaires ou simples civils raflés dans des quartiers, des hôpitaux ou des églises : tous sont conduits de force dans les camps de Rumangabo et de Tshanzu où l’ONG estime que des centaines de personnes sont mortes au cours de l’année 2025. Des fosses communes ont été signalées par des témoins à Rumangabo, ainsi que des perturbations du sol relevées par imagerie satellitaire. Reste que le rapport ne ménage pas non plus la partie gouvernementale congolaise, pointée du doigt pour son soutien à des groupes armés responsables de graves abus. Le texte documenteentre autre le soutien des FARDC aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et à certaines factions Wazalendo accusées de violences, de détentions arbitraires et d’actes d’extorsion à l’encontre de déplacés autour de Goma, commente RADIO FRANCE INTERNATIONALE.

“La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement” dixit Félix Houphouët-Boigny, Président de la République de Côte d’Ivoire du 07 août 1960 au 07 décembre 1993. 

“La paix n’est plus une promesse lointaine. La paix est une direction, et nous y allons” dixit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo. 

Makabre

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