Nous commençons cette Revue de Presse par l’ASSEMBLÉE NATIONALE DE LA RÉPUBLIQUE qui informe sur son compte X (ex-Twitter) que le Président de l’Assemblée Nationale de la RD Congo, l’Honorable Aimé Boji Sangara, a reçu ce mercredi 22 avril 2026, le Secrétaire Général du Forum des Parlements des pays membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (FP-CIRGL), le Docteur Deo Osmund Mwapinga. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de la diplomatie parlementaire et de la consolidation des mécanismes de coopération régionale entre les États membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs. Le Secrétaire Général du FP-CIRGL était accompagné de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République-Unie de Tanzanie en République démocratique du Congo, Said Juma Mshana. Les deux autorités ont également adressé leurs félicitations à l’honorable Président de l’Assemblée Nationale pour son élection à la tête de cette prestigieuse, deuxième institution de la République. Les échanges ont également porté sur l’état de préparation de l’Assemblée nationale de la RD Congo, appelée à accueillir la prochaine Assemblée plénière du Forum des Parlements de la CIRGL, prévue au mois de juin 2026. Les deux personnalités ont réaffirmé leur engagement commun à œuvrer pour une coopération interparlementaire dynamique, au service de la paix durable et du développement régional.
VICE-PRIMATURE, MINISTÈRE DU BUDGET : Sur son compte X (ex-Twitter), la Vice-Primature informe que le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, Adolphe Muzito, a reçu en audience, ce 22 avril 2026, le Député National Léonard She Okitundu, élu de Lumumbaville dans la Province du Sankuru, pour faire le point sur l’opérationnalisation de cette entité urbaine créée en hommage à Patrice Emery Lumumba. Au cours des échanges, le député a présenté les principaux défis qui freinent encore la matérialisation de ce projet, notamment l’enclavement de la ville, aggravé par le mauvais état des routes et l’absence d’ouvrages de franchissement sur plusieurs cours d’eau. Sensible à ces préoccupations, le Vice-Premier Ministre Adolphe Muzito a rassuré son interlocuteur de son engagement personnel à faire avancer ce dossier, en coordination avec les ministères sectoriels concernés, afin d’accélérer les interventions prioritaires, particulièrement celles liées à l’accessibilité de Lumumbaville. Cette démarche s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de valoriser la mémoire de Patrice Émery Lumumba à travers des actions concrètes en faveur du développement de la ville qui porte son nom. Une avancée porteuse d’espoir pour les populations locales et un signal fort en faveur de la concrétisation de ce projet à haute portée symbolique.
VICE-PRIMATURE, MINISTÈRE DES TRANSPORTS, VOIES DE COMMUNICATION ET DÉSENCLAVEMENT : Sur son compte X (ex-Twitter), la Vice-Primature informe que, ce mercredi 22 avril 2026, le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, a reçu en audience M. Rémy Maréchaux, Ambassadeur de France en RD Congo, accompagné d’une délégation composée de représentants de l’Agence Française de Développement (AFD) et de la société publique française Haropa Port. Les échanges ont principalement porté sur la relance du transport fluvial, en particulier sur l’axe Kisangani–Kinshasa. Dans ce cadre, Haropa Port a partagé son expertise et réaffirmé sa volonté d’accompagner la RD Congo dans la modernisation de ses infrastructures portuaires ainsi que dans la structuration de la chaîne logistique fluviale.
MINISTÈRE D’ÉTAT, MINISTÈRE DU PLAN ET DE LA COORDINATION DE L’AIDE AU DÉVELOPPEMENT : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère d’État annonce qu’à l’occasion de la Semaine française de Kinshasa, le Ministre d’État, Ministre du Plan & CAD, Guylain Nyembo, est intervenu ce mercredi 22 avril 2026 à l’atelier consacré au thème « Développer ses affaires et investir en RDC », en présence de l’Ambassadeur de France en RD Congo Rémi Maréchaux, des représentants du MEDEF International, de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) ainsi que de plusieurs chefs d’entreprises congolais et français. Dans son intervention, le Ministre d’État a mis en lumière les atouts stratégiques de la RD Congo, notamment son rôle central dans la transition énergétique mondiale grâce à ses importantes réserves de cobalt, de cuivre, de lithium et de coltan, son potentiel hydroélectrique estimé à plus de 100 000 MW, ses vastes terres agricoles ainsi que la vitalité de sa jeunesse. Il a réaffirmé que la RD Congo constitue aujourd’hui une destination de choix pour des investissements d’avenir. Guylain Nyembo a également présenté les réformes engagées par le Gouvernement pour améliorer le climat des affaires, renforcer la transparence, sécuriser les investissements et promouvoir les partenariats public-privé. » La République Démocratique du Congo est prête.Prête à accueillir vos investissements; prête à bâtir des partenariats solides et responsables ; prête à transformer ses richesses en prospérité partagée » a déclaré Guylain Nyembo.
MINISTÈRE D’ÉTAT, MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES ET ACTIONS HUMANITAIRES ET SOLIDARITÉ NATIONALE : Sur son compte X, le Ministère d’État annonce que Madame la Ministre d’État, Ministre des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité Nationale, Eve Bazaiba, a reçu ce mercredi 22 Avril 2026, une délégation du Groupe de la Banque Africaine de Développement conduite par Mohamed Chérif, Directeur Général Adjoint pour l’Afrique Centrale et responsable pays pour la RD Congo et cela en présence de Madame Alice Mirimo Kabetsi, ADG du Fonds National de Promotion et de Service Social(FNPSS). Au cœur des échanges : la mise en œuvre et la pérennisation du projet PABEA-COBALT (Projet d’Appui au Bien-Être Alternatif des enfants et jeunes impliqués dans la chaîne d’approvisionnement du Cobalt). Financé par la BAD et mise en oeuvre à travers le Fonds National de Promotion et de Service Sociale(FNPSS), ce programme vise à retirer les enfants des sites miniers artisanaux des provinces du Lualaba et du Haut-Katanga et à leur offrir une scolarisation tout en développant des activités génératrices des revenus pour les ménages, notamment à travers des coopératives agricoles (végétales et animales). « Nous avons eu une réunion productive, centrée sur les questions opérationnelles et surtout sur l’après-projet », a indiqué Mohamed Chérif insistant sur la nécessité de rendre les investissements durables au-delà de l’échéance de décembre 2026. Pour la BAD, l’enjeu n’est pas la durée du projet,mais sa capacité à générer des effets durables : maintien des enfants à l’école, autonomisation économique des familles et prospérité locale. Initiative portée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le PABEA-COBALT s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre le travail des enfants dans les mines avec pour objectif « zéro enfant dans les sites miniers » et la promotion d’une chaîne d’approvisionnement responsable du cobalt. Satisfaite des échanges, Madame la Ministre d’État Eve Bazaiba a salué un partenariat « constructif et aligné sur les priorités sociales du Gouvernement », réaffirmant son engagement à accompagner l’opérationnalisation du projet. À huit mois de son échéance, le PABEA-COBALT se positionne déjà comme un modèle à répliquer, à condition de réussir le pari essentiel de toute action sociale : transformer l’essai en solutions durables pour les communautés.
MINISTÈRE DU COMMERCE EXTÉRIEUR : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère informe que l’Ambassadrice de Grande-Bretagne, Alyson King, a fait ses adieux au Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya. Arrivée en fin de mandat, l’Ambassadrice de Grande-Bretagne en RD Congo, AlysonKing, a fait ses adieux ce mercredi 22 avril 2026 au Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya. Elle s’est dite satisfaite de la consolidation de la coopération économique et commerciale entre le Royaume-Uni et la RD Congo, avec le lancement du partenariat commercial, permettant à 99,8 % des produits made in DRC d’être exemptés de droits de douane sur le marché britannique, la mise en place de la Chambre de commerce Royaume-Uni–RDC, ainsi que le renforcement des capacités des producteurs et exportateurs congolais en matière de normes sanitaires et phytosanitaires, mais également l’injection de 25 millions de dollars pour dérisquer les crédits en faveur des producteurs agricoles locaux à travers une banque commerciale en RD Congo. Au nom du Gouvernement congolais, le Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya a salué le travail de qualité abattu par la diplomate britannique, Alyson King, qui a consacré ses trois années passées en RD Congo au renforcement de la coopération économique et commerciale entre Londres et Kinshasa, tout en lui demandant de continuer à promouvoir, à travers le monde, la bonne image de la RD Congo, marquée notamment par l’amélioration du climat des affaires, la digitalisation des procédures de pré-dédouanement, de dédouanement et de post-dédouanement des marchandises, ainsi que la ratification de certains accords de l’Organisation Mondiale du Commerce, dont celui sur la Facilitation des Échanges.
MINISTÈRE-DÉLÉGUÉ PRÈS LE MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, CHARGÉ DE LA FRANCOPHONIE ET DE LA DIASPORA CONGOLAISE : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère informe qu’en mission officielle au Canada, le Ministre-Délégué près le Ministre des Affaires étrangères, chargé de la Francophonie et de la Diaspora congolaise Crispin Mbadu, a été honoré au Parlement fédéral canadien, ce 22 avril 2026, lors d’un moment particulièrement symbolique à la Chambre des Communes. Invité à prendre place dans la tribune officielle, le Ministre a reçu les ovations des députés fédéraux canadiens, dans un geste de reconnaissance qui témoigne de la qualité des relations entre la RD Congo et le Canada. Cette marque d’attention, au cœur de l’une des institutions démocratiques les plus prestigieuses, vient consacrer la solidité des liens d’amitié et de coopération entre les deux pays, fondés sur des valeurs partagées de dialogue, de respect et de solidarité. Au-delà de sa portée protocolaire, cet instant reflète également la dynamique positive qui caractérise les échanges bilatéraux, ainsi que la volonté commune de renforcer un partenariat stratégique au service des intérêts des deux nations.
AFRICANEWS MÉDIAS RDC titre : “Inga, Pioka, Katende: le ministre Sakombi Molendo trace la feuille de route énergétique de Kinshasa au Forum Invest in African Energy”. Le Ministre des Ressources Hydrauliques et Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a pris part le 22 avril 2026 à Paris au panel ministériel du Forum Invest in African Energy 2026, plateforme de référence réunissant gouvernements, investisseurs et industriels autour des enjeux de financement et de sécurité énergétique en Afrique. Lors de son intervention, le Ministre a clairement posé le cadre: la RD Congo ne se contente plus de potency réclamant moderne; elle veut transformer son potentiel en capacité opérationnelle et en croissance tangible. Le potentiel hydroélectrique du pays est désormais estimé à 167 000 MW, répartis sur environ 3 350 sites, selon une étude du cabinet Artelia financée par la Banque mondiale. L’objectif est d’accélérer la matérialisation des projets et de faire évoluer les réformes du CompactEnergie vers des partenariats de transformation, capables d’inscrire l’électricité au cœur de l’industrie et de la chaîne de valeur locale. Kinshasa affiche une posture résolue: pas seulement des investisseurs, mais de véritables partenaires de transformation. Le gouvernement met en avant Inga comme pilier structurant de la stratégie énergétique nationale, tout en ciblant des actions concrètes à court et moyen terme. Parmi elles des projets phares notamment Pioka -6 450 MW-, Katende -64 MW- et Tshopo I & II -40 MW-, destinés à sécuriser l’approvisionnement énergétique de l’industrie minière et à accélérer la transformation locale. Dans ce cadre, Sakombi Molendo a souligné l’importance d’un déploiement rapide des infrastructures et d’un soutien financier adapté, afin de libérer les chaînes de valeur et de générer des emplois verts à l’échelle nationale. La feuille de route est sans ambiguïté: transformer le potentiel en énergie opérationnelle, solide et durable, pour accompagner la croissance économique, tout en renforçant la souveraineté énergétique du pays.
AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE, ACP : «Nous sommes à un moment de vérité : soit les entreprises choisissent d’observer les recompositions en cours, soit elles décident de s’y positionner pleinement, car la compétition d’aujourd’hui n’est plus seulement commerciale. Elle est une course de présence, d’ancrage, de confiance, de technologie, de financement et de vision. Une course où la rapidité compte, mais où la profondeur du partenariat est décisive. De son côté, la RD Congo envoie des signaux qu’il convient de savoir lire. Les perspectives du Fonds monétaire international projettent une croissance de 5,9 % en 2026, avec une inflation maîtrisée à 3,3%», a déclaré Mukoko Samba, Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Economie Nationale, lors du lancement mercredi 22 avril 2026 de la 9ème Semaine française de Kinshasa, dans la capitale congolaise, sous le thème «RD Congo-France: perspectives partagées». «Plus récemment encore, notre pays a réussi sa première émission d’Eurobonds de 1,25 milliard de dollars, opération marquée par une forte demande des investisseurs et interprétée comme un signal de confiance accru dans la signature congolaise et dans le potentiel stratégique du pays», a-t-il ajouté.
AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE, ACP : La RD Congo a été présentée mercredi comme un acteur central face aux enjeux du réchauffement climatique, lors du lancement de la 9ème édition de la semaine française de Kinshasa, capitale du pays. « La RD Congo est un acteur central face aux enjeux du réchauffement climatique, qu’il s’agisse de la protection, de la valorisation, de la forêt du bassin du Congo ou de la transition énergétique », a déclaré Rémi Maréchaux, Ambassadeur de France en RD Congo. Il a fait savoir que la France, ses pouvoirs publics comme ses entreprises ont intérêt à accompagner les projets stratégiques de couloir vert Kivu-Kinshasa et celui d’Inga III. « Nous avons également intérêt à accompagner et encourager l’augmentation de la production minière et le développement de la transformation de ces minerais en RDC(…) Nous sommes également conscients, qu’il n’est pas facile de faire les affaires en RDC. La nécessaire amélioration du climat des affaires est une priorité », a-t-il dit.
FORBES-AFRIQUE titre : “Banques de RD Congo : le Pari de la Modernisation Financière”. En RD Congo, le secteur bancaire reste modeste au regard du poids démographique et économique du pays. Le taux de bancarisation est deux fois plus bas que la moyenne continentale, selon le Global Findex 2025 de la Banque Mondiale. Comment, dès lors, relever le défi de la bancarisation ? « [L]e secteur financier est peu profond, avec une forte concentration bancaire et un accès aux services bancaires en deçà des moyennes régionales », estimait en 2024 le Fonds Monétaire International (FMI) dans son Country Report sur la RD Congo, illustrant l’existence de défis persistants pour l’inclusion financière. Pourtant, avec plus de 100 millions d’habitants et une économie portée par les minerais stratégiques, le pays dispose d’un potentiel bancaire immense. Mais la solidité du secteur financier reste encore limitée (accès restreint aux services bancaires, bancarisation réduite), et la RD Congo figure toujours parmi les pays les moins bancarisés du continent africain avec un taux de 27 % (services bancaires mobiles inclus) selon la base de données Global Findex 2025. Cette faiblesse s’explique par l’importance du secteur informel, la prédominance du cash, l’étendue du territoire et la faiblesse du réseau d’agences bancaires hors des centres urbains. Le pays compte une quinzaine de banques commerciales agréées par la Banque centrale du Congo (BCC), auxquelles s’ajoutent des institutions de microfinance et des établissements de monnaie électronique. À ce jour, le marché est fortement concentré entre Rawbank, EquityBCDC et Trust Merchant Bank. Selon le FMI et la Banque centrale, les trois premières banques concentrent à elles seules près de la moitié des actifs et des dépôts du système, reflétant une structure singulièrement oligopolistique. Le système bancaire congolais évolue dans une économie fortement dollarisée : près de 80 % des dépôts et des crédits sont libellés en dollars américains. Cette situation limite l’efficacité de la politique monétaire et traduit une confiance limitée envers le franc congolais. La faiblesse du crédit à l’économie représente également un écueil majeur. L’encours de crédit représente environ 12 à 15 % du PIB, un niveau largement inférieur à la moyenne africaine. Les banques privilégient les grandes entreprises, notamment du secteur extractif, ainsi que les opérations liées aux marchés publics, au détriment des PME locales, analyse FORBES-AFRIQUE.
RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, titre : “Les Banques centrales africaines remplissent leurs stocks d’or en favorisant la production locale”. En Ouganda, la semaine dernière, la Banque centrale a commencé à acheter une partie de la production aurifère du pays pour intégrer l’or dans les réserves de change. Objectif : être moins vulnérables aux fluctuations des marchés internationaux tout en favorisant la production locale. L’initiative de l’Ouganda n’est pas la seule chez les pays producteurs d’or du continent. Plutôt que de tout exporter, plusieurs grands pays producteurs d’or commencent à remplir leurs stocks. Pour que les banques centrales puissent acheter de l’or local, les autorités doivent appliquer plusieurs mesures : favoriser les raffineries du pays, mettre en place des certifications d’exploitation contrôlées et des capacités de stockage sécurisées. Plusieurs pays d’Afrique subsaharienne ont annoncé vouloir acheter de l’or domestique récemment, comme le Kenya ou le Burkina Faso. Plus concrètement et tout récemment, la Banque Centrale de la RD Congo a reçu ses premiers lingots d’or depuis 10 ans, sortie des mines du pays. Autre exemple, la Tanzanie. Le pays oblige depuis 2024 les compagnies exportatrices domestiques à réserver 20% de leur production pour les stocks nationaux. Au Ghana aussi, l’or local représente déjà un tiers des réserves de la Banque centrale, grâce à un programme lancé il y a 5 ans.
RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, titre également : “En RD Congo, la Commission électorale propose de réformer un système que tout le monde contourne”. La Commission électorale nationale indépendante a remis à l’Assemblée nationale un rapport qui propose de revoir les fondements du calcul électoral. Au cœur du débat : une règle arithmétique que personne ne comprend vraiment, et que tout le monde contourne. Il existe en RD Congo une règle électorale dont les effets concrets n’ont jamais vraiment correspondu à l’intention affichée. Elle s’appelle la représentation proportionnelle au plus fort reste. Elle devait garantir l’inclusion des minorités. Elle a surtout permis la prolifération de micro-partis presque fantômes. Le mécanisme est en apparence simple. Quand les voix sont comptées et les sièges distribués, il reste toujours un résidu : des voix exprimées qui n’ont pas encore produit d’élu. Ces sièges résiduels sont attribués aux partis qui ont le plus grand nombre de voix non converties, quelle que soit leur taille. Résultat : dans une circonscription à deux sièges, un parti ayant raflé 80 % des suffrages peut se retrouver avec exactement le même nombre d’élus qu’un parti marginal. La règle traite ces deux situations de façon identique, ce que les élus et les électeurs perçoivent souvent comme une injustice. Le problème ne tient pas seulement à l’équité formelle. Il tient à la façon dont les acteurs politiques ont appris à exploiter cette logique. Les grandes formations ont compris qu’elles avaient intérêt à se fragmenter artificiellement : en créant des partis satellites, ce que les praticiens appellent des « mosaïques », elles placent leurs candidats sur plusieurs listes parallèles pour capter ces restes qu’elles n’auraient pas obtenus avec une liste unique. L’UDPS, le parti présidentiel, a recouru à cette stratégie, tout comme ses adversaires. Les vraies petites formations, celles qui ne disposent ni des ressources ni des réseaux suffisants pour orchestrer ce type de montage, en sont les premières victimes, révèle RFI.
LE JOURNAL CANADIEN LA PRESSE revient sur l’information selon laquelle l’Administration Trump envisagerait d’envoyer des migrants afghans en RD Congo et titre : “RD Congo : Washington envisage de relocaliser des Afghans ayant aidé l’armée américaine”. Les États-Unis envisagent de relocaliser plus d’un millier d’Afghans, coincés au Qatar et qui pour la plupart ont collaboré avec l’armée américaine durant la guerre en Afghanistan, en RD Congo, pays en proie aux troubles, selon les affirmations faites par une ONG mardi 21 avril 2026. L’Administration du Président Donald Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration l’une de ses politiques phares, avait fixé au 31 mars 2026 la date limite pour fermer un camp où plus de 1100 Afghans étaient hébergés dans une ancienne base américaine au Qatar. Ces Afghans étaient passés par la base pour y être enregistrés dans le cadre de leur demande d’installation aux États-Unis, craignant d’être persécutés par les talibans pour avoir collaboré avec les forces américaines sous le gouvernement soutenu par l’Occident qui s’est effondré en 2021, peu après le retrait des troupes américaines. « L’Administration Trump ne cherche pas à trouver un pays sûr pour les 1100 Afghans qui ont été ses alliés pendant la guerre et qui sont actuellement détenus par les États-Unis au camp As-Sayliyah. Elle tente plutôt de créer de toutes pièces un motif de refus », a dénoncé Shawn VanDiver, un ancien militaire américain qui dirige l’ONG #AfghanEvac. Il a indiqué avoir été informé par le gouvernement américain que ces Afghans avaient le choix entre la RD Congo ou retourner en Afghanistan. « On ne transfère pas des alliés de guerre dont les antécédents ont été vérifiés, dont plus de 400 sont des enfants, qui se trouvaient sous la garde des États-Unis, vers un pays en pleine décomposition », a-t-il déclaré dans un communiqué, explique LA PRESSE.
FINANCIAL AFRIK titre : “RDC–Türkiye : des échanges commerciaux visés à 500 millions de dollars grâce à un partenariat renforcé”. Estimés à près de 200 millions de dollars, les échanges commerciaux entre la République démocratique du Congo et la Türkiye pourraient progresser dans les prochaines années, sur fond de rapprochement entre les deux pays. À l’issue d’un entretien tenu le 18 avril 2026 entre le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi et son homologue turc Recep Tayyip Erdoğan, les deux dirigeants ont affiché leur volonté de renforcer leur partenariat stratégique. L’objectif annoncé est de porter, à moyen terme, le volume des échanges bilatéraux à 500 millions de dollars. Tenues en marge du Forum diplomatique d’Antalya, les discussions entre les délégations officielles ont permis d’identifier plusieurs axes prioritaires de coopération, notamment dans les domaines économique, commercial et institutionnel. Parmi les mesures annoncées figure la relance de la commission mixte RDC–Türkiye. Prévue à Kinshasa dans le courant de l’année, cette instance bilatérale devrait jouer un rôle central dans la coordination des projets conjoints et le suivi de leur mise en œuvre, tout en facilitant les échanges d’expertise et les investissements. Cette dynamique s’appuie sur des réalisations déjà engagées. La coopération entre les deux pays a notamment permis la construction du Centre financier de Kinshasa, un complexe d’environ 290 millions de dollars inauguré en décembre 2023, ainsi que celle de la Kinshasa Arena. Par ailleurs, des investisseurs turcs sont engagés dans plusieurs projets structurants dans la province de la Tshuapa. Ceux-ci comprennent des infrastructures routières, des aéroports à Boende, Bokungu et Ikela, ainsi que des initiatives dans le domaine de l’énergie solaire, selon des annonces faites entre 2025 et 2026.
BRITISH BROADCASTING CORPORATION, BBC, titre : “Pourquoi la condamnation de Lafarge pour financement du terrorisme est-elle historique ?” La condamnation historique en France de l’une de ses plus grandes entreprises ébranle le monde des sociétés transnationales et pourrait changer leur façon d’opérer dans les zones de conflit. La semaine dernière, la cimenterie Lafarge a été reconnue coupable d’avoir versé des millions de dollars de pots-de-vin à des groupes djihadistes, dont le groupe autoproclamé État islamique (EI), pour maintenir ses activités en Syrie pendant la guerre civile. Huit anciens dirigeants de l’entreprise ont également été reconnus coupables de financement du terrorisme international, dont son ancien directeur général Bruno Lafont, qui a été condamné à six ans de prison ferme. L’entreprise, désormais détenue par le conglomérat suisse Holcim, a effectué des paiements à trois organisations djihadistes, dont l’EI, pour un montant total d’environ 5,6 millions d’euros (6,5 millions de dollars américains) entre 2013 et 2014 afin de maintenir en activité une usine dans le nord de la Syrie, selon le jugement du tribunal pénal de Paris. Cet argent aurait permis à l’EI de « préparer des attentats terroristes », comme l’attaque contre l’hebdomadaire français Charlie Hebdo en janvier 2015, selon le tribunal. Didier Rebut, professeur de droit et de sciences criminelles à l’université Paris-Panthéon-Assas, affirme que cette décision est « historique » pour plusieurs raisons. « Premièrement, c’est un événement historique en raison de la qualification terroriste appliquée aux actes commis par une entreprise et ses dirigeants dans le cadre de son activité économique », explique-t-il à BBC Mundo. “Il s’ensuit qu’une entreprise et ses dirigeants peuvent être condamnés pour terrorisme en raison de leurs décisions économiques et financières. Il semble que ce soit la première fois en France, et apparemment au monde, qu’une grande entreprise internationale et ses dirigeants soient condamnés pour terrorisme, même si, bien entendu, il n’y avait aucune affiliation idéologique ni collusion avec les groupes terroristes en question.” Le professeur Rebut ajoute que cette décision est également historique en raison de la sévérité des peines prononcées, rapporte BBC.
LE MONDE titre: “Centrafrique : l’enquête visant le groupe Castel pour complicité de crimes contre l’humanité classée”. La justice française avait ouvert, en juin 2022, une enquête visant une filiale du géant de l’alcool en Centrafrique, après la parution d’un rapport d’une ONG pointant un « arrangement sécuritaire » avec une milice locale. Au terme de quatre ans d’enquête préliminaire, la justice française a classé, en février 2026, l’enquête visant une filiale centrafricaine de Castel, géant de l’alcool en France et en Afrique, pour complicité de crimes contre l’humanité. Les infractions sont apparues « insuffisamment caractérisées », a confirmé le Parquet national antiterroriste (PNAT). A la suite de la parution d’un rapport de l’ONG The Sentry en août 2021, le PNAT avait confié les investigations à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité en juin 2022. Les conclusions de l’ONG, cofondée par l’acteur américain George Clooney, accusaient une filiale de Castel d’avoir soutenu financièrement des rebelles en Centrafrique pour sécuriser ses installations. Depuis le début de l’affaire, la défense dénonçait « les carences du rapport », qui « laissait penser que cette organisation avait pu être manipulée » pour des intérêts russes – ce que conteste vivement The Sentry. Sa directrice exécutive, Justyna Gudzowska, a assuré à l’Agence France-Presse (AFP) maintenir « les conclusions de son rapport » et soutient qu’elle n’agit « au nom d’aucun gouvernement ni d’aucun acteur extérieur ». Dans son rapport, The Sentry accusait la Sucrerie africaine de Centrafrique (Sucaf RCA), filiale de la Société d’organisation de management et de développement des industries alimentaires et agricoles (Somdiaa), elle-même détenue à plus de 87 % par le groupe Castel, d’avoir négocié fin 2014 « un arrangement sécuritaire », maintenu jusqu’en mars 2021, avec l’Unité pour la paix en Centrafrique, une milice locale impliquée dans des exactions de masse. Mercredi 22 avril 2026, les avocats de la Somdiaa et de son ex-dirigeant Alexandre Vilgrain ont déclaré « accueillir avec satisfaction » le classement de l’enquête, sans toutefois s’en « réjouir », rapporte LE MONDE.
LA TRIBUNE AFRIQUE titre : “Au Burkina Faso, l’État resserre à tout prix son emprise sur les mines d’or”. Le Gouvernement burkinabè vient d’autoriser sa société minière publique à acquérir 25% supplémentaires dans la mine d’or Kiaka, opérée par l’australien West African Resources, une transaction qui illustre la montée en puissance de l’État dans les mines industrielles du pays. La Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB), entreprise publique, s’apprête à acquérir une participation de 25% dans la mine d’or Kiaka. La transaction portera la part de l’État burkinabè à 40% dans l’un des principaux actifs aurifères du pays, laissant 60% à l’australien West African Resources (WAF), qui a développé et mis en service Kiaka en juin 2025. Pour Ouagadougou, cette prise de participation est le dernier acte (en date) d’une stratégie de reconquête du secteur minier menée méthodiquement depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine IbrahimTraoré en 2022. Le décret autorisant l’opération a été publié le jeudi 16 avril au Journal officiel, après plusieurs mois de négociations entre WAF et le gouvernement qui détenait jusque-là une participation gratuite de 15%. Le prix fixé pour les 25% d’intérêts à acquérir par la SOPAMIB est de 70 milliards de francs CFA, soit environ 107 millions d’euros, précise WAF dans un communiqué du mardi 21 avril. La compagnie prévoit de reverser le produit de la cession à ses actionnaires sous forme de dividende exceptionnel, rapporte LA TRIBUNE AFRIQUE.
THE GUARDIAN revient également sur la question des migrants afghans que l’Administration Trump envisage d’envoyer en RD Congo et titre : “L’Administration Trump envisage d’envoyer en RD Congo 1 100 Afghans ayant combattu aux forces américaines. Ces discussions interviennent après la décision de Trump de mettre fin à une initiative permettant à ce groupe de demander l’autorisation de s’installer aux États-Unis”. L’Administration Trump est en pourparlers en vue d’envoyer potentiellement jusqu’à 1 100 Afghans ayant combattu en Afghanistan en République démocratique du Congo (RDC), a confirmé mardi une ONG. Ces discussions sur la réinstallation, révélées initialement par le New York Times, interviennent après la décision de Donald Trump de mettre fin à une initiative qui permettait aux Afghans ayant participé à l’effort de guerre américain de demander une réinstallation aux États-Unis. Ce groupe de plus de 1 000 Afghans, bloqués au Qatar depuis un an, comprendrait des interprètes ainsi que des proches de militaires américains. On y compte également plus de 400 enfants. Selon le Times, les États-Unis ont évacué ces Afghans vers le Qatar pour les protéger car ils soutenaient l’effort militaire américain dans leur pays d’origine, lequel, depuis le retrait des troupes américaines, est de nouveau sous le contrôle des talibans. La RD Congo, quant à elle, est confrontée à une crise migratoire majeure, conséquence de décennies de conflit et d’instabilité. D’après le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), 8,2 millions de personnes étaient déplacées en septembre 2025, et ce nombre devrait atteindre 9 millions d’ici la fin de l’année. Shawn VanDiver, Président de l’association AfghanEvac, a déclaré au Guardian avoir eu connaissance de ces discussions auprès de personnes travaillant au sein du département d’État américain et dans son entourage. Selon M. VanDiver, 900 des 1 100 Afghans présents au Qatar étaient éligibles à une réinstallation aux États-Unis. Pour les 200 autres, les États-Unis pourraient envisager de les accueillir dans d’autres pays que la RD Congo, ravagée par la violence, rapporte THE GUARDIAN.
FINANCIAL AFRIK titre également : “Rwanda : une garantie de 250,5 millions USD de la Banque mondiale pour un financement souverain innovant”. Le Rwanda a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie d’endettement. Le 14 avril 2026, le ministère des Finances et de la Planification économique a annoncé la conclusion d’un financement mixte de 366 milliards de francs rwandais (Frw), soit environ 250,5 millions USD, soutenu par la Banque mondiale. Cette opération inclut un prêt commercial bénéficiant d’une échéance de 15 ans et d’un délai de grâce de six ans. Elle s’inscrit au cœur de la stratégie gouvernementale visant à réduire le coût de l’endettement tout en préservant la soutenabilité de la dette publique. Selon les autorités, ce montage reflète une approche prudente et proactive de la gestion de la dette souveraine. Le Rwanda entend privilégier les financements mixtes afin d’obtenir des conditions financières plus favorables et un profil de remboursement mieux équilibré. L’accord repose sur une architecture de garanties innovante. Il mobilise l’appui de l’Association internationale de développement (IDA) et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), deux institutions clés du Groupe de la Banque Mondiale. La garantie de l’IDA agit comme une couverture de première perte, tandis que celle de la MIGA intervient en seconde perte. Ce mécanisme à plusieurs niveaux réduit significativement le risque pour les prêteurs et permet au Rwanda d’accéder à des conditions de financement plus compétitives. Le pays devient ainsi le premier à bénéficier de la politique révisée de la MIGA autorisant des garanties de seconde perte lorsque l’IDA fournit une couverture de première perte. Cette innovation est présentée comme un modèle pionnier dans le financement souverain des marchés émergents, rapporte FINANCIAL AFRIK.
DFC.GOV informe que, ce mardi 21 avril 2026 à Austin (Texas, USA), Ben Black, PDG de la Société américaine de financement du développement international (DFC), a prononcé un discours d’ouverture lors du “Forum Endless Frontiers 2026 du Council on Foreign Relations”. Il y a abordé la renaissance de la politique économique américaine et sa vision pour la DFC après sa reconduction. Il a déclaré en substance : “Des précurseurs pharmaceutiques aux matériaux essentiels et aux minéraux critiques indispensables à la défense et à l’industrie de pointe, c’est au niveau des infrastructures qui construisent et soutiennent des chaînes d’approvisionnement diversifiées que la DFC peut avoir le plus d’impact. La logistique – routes, voies ferrées et ports qui transportent les marchandises – doit être cofinancée dans le cadre d’une stratégie intégrée. Dans de nombreuses régions reculées où se trouvent des ressources essentielles, la logistique constitue un frein majeur au développement des actifs. La mise en place d’infrastructures énergétiques et de transport est indispensable pour qu’un projet puisse atteindre une échelle commerciale. La même dynamique se reproduit dans le secteur technologique mondial. Nos adversaires ont une longueur d’avance. La Chine a préparé le terrain. Par le biais de Huawei, de fournisseurs de services cloud soutenus par l’État et de projets de fibre optique et de câbles sous-marins subventionnés, Pékin positionne méthodiquement les fournisseurs chinois à tous les niveaux de la chaîne technologique mondiale. « Les produits américains sont les meilleurs : notre IA est la plus puissante au monde. Nos technologies américaines en matière de cloud, de semi-conducteurs et de cybersécurité sont plus avancées que la norme mondiale. Elles font l’envie du monde entier. Mais pour remporter la course technologique, nous devons déployer ces technologies sur une infrastructure numérique sécurisée, construite par des partenaires de confiance. « C’est également la logique qui sous-tend la stratégie de services financiers de la DFC. Services financiers et technologie ont toujours été étroitement liés, mais aujourd’hui, cette relation est au cœur de la concurrence mondiale. Il est primordial que l’architecture financière que la prochaine génération d’entreprises utilisera pour effectuer des transactions, épargner et investir soit conforme aux valeurs américaines et réponde aux normes les plus élevées en matière de transparence et de fiabilité. « Dans tous les secteurs prioritaires, les produits financiers de la DFC sont particulièrement adaptés aux projets à forte intensité de capital. Notre capacité à réduire les risques liés aux investissements et à mobiliser des financements privés peut débloquer des capitaux bien supérieurs à notre bilan. C’est ce qui distingue l’approche de la DFC de celle de nos adversaires et des modèles inefficaces du passé. Les investissements chinois ne bénéficient d’aucune participation indépendante du secteur privé et ne présentent pas les signaux de prix ni la discipline en matière de risque qui rendent les projets véritablement viables commercialement. » « Les capitaux publics, agissant seuls, ne peuvent jamais créer des marchés aussi dynamiques que les capitaux privés. Nos partenaires internationaux souhaitent collaborer avec nous car notre modèle est plus performant. En mobilisant des capitaux privés, nous bâtissons des marchés pérennes. Investir, c’est investir dans l’avenir économique et le bien-être des populations de nos pays partenaires. Si, à l’avenir, la DFC se retire d’un investissement et que les capitaux du secteur privé perdurent, nous saurons alors que nous avons atteint notre objectif. » La Société américaine de financement du développement international (DFC) est le bras armé du gouvernement américain en matière d’investissements internationaux et joue un rôle central dans la stratégie économique des États-Unis. La DFC mobilise des capitaux privés pour promouvoir la politique étrangère et le développement économique américains. Nos investissements génèrent des rendements élevés pour les contribuables américains, stimulent un développement économique significatif pour nos alliés et partenaires et sécurisent les chaînes d’approvisionnement afin de contrer et de surpasser nos adversaires.
ZOOM-ECO.NET titre : “RD Congo : l’encours des titres publics en légère baisse à 6.601,0 milliards de CDF au 15 avril 2026”. L’encours global des titres publics émis par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) s’est établi à 6.601,0 milliards de CDF au 15 avril 2026, en légère baisse par rapport aux 6.618,9 milliards de CDF enregistrés une semaine plus tôt. Selon la note de conjoncture économique publiée par la Banque Centrale du Congo (BCC), ce repli s’explique principalement par le remboursement des titres arrivés à échéance au cours de la période sous revue, traduisant ainsi la gestion active de la dette intérieure par les autorités. Sur le marché des adjudications, l’opération du 7 avril 2026 relative aux Obligations du Trésor en devises met en évidence un intérêt soutenu des investisseurs. Pour un montant initialement recherché de 50,0 millions USD, assorti d’une maturité de 18 mois et d’un taux d’intérêt annuel de 9 %, le Gouvernement a finalement retenu l’intégralité des soumissions reçues, soit 57,5 millions USD. Cette performance se traduit par un taux de couverture de 115 %, illustrant la confiance des investisseurs dans les instruments de dette publique congolais, malgré un environnement économique encore marqué par des incertitudes.
ZOOM-ECO.NET qui annonce également que l’ANSER a signé avec la firme allemande Off-Grid Europe un contrat de 25 millions d’euros pour le développement de mini-réseaux solaires photovoltaïques. Ce projet prévoit une capacité de 8,5 MWc et vise l’électrification de 27 700 ménages dans 6 agglomérations à travers le pays. Cette phase pilote s’inscrit dans un programme plus large visant 27 agglomérations, avec pour objectif d’accélérer l’accès à l’électricité en milieu rural et de soutenir le développement socio-économique local.
ZOOM-ECO.NET qui revient aussi sur le paiement des salaires des agents et fonctionnaires de l’État. Paie des agents et fonctionnaires de l’État : le gouvernement a instruit les banques commerciales de respecter strictement le calendrier de paie du mois d’avril et de corriger les anomalies à l’origine des retards. Il a également appelé à remercier les agents pour leur compréhension face au paiement tardif, tout en assurant qu’à partir du mois d’avril, les dépassements de délais sont désormais terminés et la situation sera normalisée. Le paiement du mois d’avril 2026 débute dès ce mercredi 22 avril 2026. Le Comité de Suivi de la Paie a annoncé le déploiement d’équipes sur le terrain pour évaluer le processus de paie, suivre le traitement des réclamations et apporter des solutions. De son côté, le président de l’intersyndicale de la fonction publique, Fidèle Kihangi, estime que cette situation de régularisation va se pérenniser.
TECHREVIEWAFRICA.COM titre : “La Banque centrale de la RDC poursuit ses réformes financières à la suite de discussions avec le Trésor américain”. La Banque Centrale du Congo a présenté une série de réformes du secteur financier à la suite d’une réunion de haut niveau avec le département du Trésor américain. Les autorités cherchent ainsi à renforcer la transparence et à moderniser le système financier du pays. Cette réunion a rassemblé le gouverneur de la Banque Centrale, André Wameso, et le Ministredes Finances, Doudou Fwamba, ainsi que des représentants du Trésor américain. Les discussions ont porté sur les perspectives économiques de la RD Congo, les progrès réalisés dans le cadre de son programme avec le Fonds Monétaire International et les efforts de financement du développement en cours. Lors de cette rencontre, la Banque centrale a présenté un changement de politique majeur visant à améliorer le contrôle des flux de change. Cette réforme comprend une décision stratégique de centraliser l’importation du dollar américain tout en encourageant les transactions en devises sans espèces. Les autorités affirment que cette mesure vise à renforcer la traçabilité et la transparence des flux financiers, ainsi qu’à intensifier la lutte contre la corruption, le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent. Le Trésor américain a salué ces réformes, les qualifiant d’étape importante et porteuse d’avenir pour le système financier congolais. Il a également réaffirmé l’importance de la RD Congo en tant que partenaire stratégique et a exprimé son soutien au programme de réformes de la Banque Centrale.
AMPHISCIENCES.OUEST-FRANCE.FR titre : “La forêt humide africaine change de camp : les forêts du Congo émettent désormais plus de carbone qu’elles n’en absorbent”. Pendant des décennies, les forêts tropicales africaines ont joué le rôle de géants bienveillants du climat, absorbant massivement le dioxyde de carbone que l’humanité rejette dans l’atmosphère. Mais une découverte scientifique majeure vient de bouleversernos certitudes. Une étude internationale révèle que depuis 2010, les forêts africaines ne sont plus des alliées du climat : elles sont devenues ses ennemies. Le basculement s’est opéré silencieusement, loin des caméras. Aujourd’hui, le Congo Basin et ses vastes étendues de végétation libèrent plus de carbone qu’elles n’en capturent. Cette inversion de rôle marque un tournant écologique sans précédent et remet en question notre capacité à maîtriser le changement climatique. Il y a encore quelques années, les scientifiques avaient le sentiment de disposer d’une soupape de sécurité climatique naturelle. Les forêts tropicales africaines représentaient l’un des trois grands poumons forestiers de la planète, aux côtés de l’Amazonie et des forêts d’Asie du Sud-Est. Pendant plus de trois décennies, elles ont absorbé chaque année l’équivalent de deux milliards de tonnes de dioxyde de carbone, une quantité colossale qui compensait partiellement nos émissions. Mais les données satellite et les mesures directes sur le terrain des chercheurs de l’Université libre de Bruxelles, du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement et d’autres institutions prestigieuses racontent une histoire bien différente aujourd’hui. Entre 2010 et 2018, les forêts du Congo Basin ont émis environ 0,6 gigatonne de CO₂ par an en net, tandis qu’elles n’en absorbaient que 0,4. Le compte n’y est plus. La mécanique du climat terrestre vient de perdre l’un de ses garde-fous essentiels.
MINES.CD titre : “Sud-Kivu : Inquiétudes autour du site de Twangiza, entre présence d’ingénieurs rwandais et pressions du M23/AFC. Malgré les frappes aériennes menées l’année dernière pour paralyser l’exploitation minière sous contrôle rebelle, des sources locales signalent une reprise progressive des activités sur le site de Twangiza Mining, dans le Sud-Kivu. La présence d’experts étrangers et une pression accrue sur les civils alimentent les craintes d’une consolidation économique de la rébellion dans la région. Selon plusieurs témoignages concordants, des ingénieurs rwandais auraient été déployés sur le site afin de superviser les opérations techniques pour le compte de la coalition M23-RDF-AFC (Alliance Fleuve Congo). Cette relance intervient après une période d’incertitude. En octobre 2025, des frappes aériennes ciblées avaient pourtant sérieusement endommagé des infrastructures clés de l’usine, notamment les réserves de carburant et les unités de production d’énergie, dans l’objectif de tarir les sources de financement de la rébellion. Mais sur le terrain, les rebelles semblent avoir opté pour une stratégie de résilience discrète. « De nouveaux équipements énergétiques ont été installés en cachette à proximité du site », confie une source proche du dossier. Et d’ajouter : « les activités reprennent progressivement, malgré les destructions visibles de l’an dernier.» Cette reprise technique suggère l’existence d’un appui logistique structuré, permettant de contourner les contraintes imposées par les opérations militaires.
RADIOOKAPI.NET titre : “Motion de censure contre le gouverneur Purusi : l’opinion au Sud-Kivu divisée sur l’opportunité de l’action en pleine crise sécuritaire”. Une motion de censure visant le gouverneur du Sud-Kivu, Jean Jacques Purusi, a été déposée mardi 21 avril au bureau de l’assemblée provinciale. Le député provincial Jean Karume, initiateur de la motion, reproche au chef de l’exécutif l’incompétence et le détournement des fonds publics. La motion divise aussi bien les députés que la société civile. Pour certains, l’état de guerre ne doit pas occulter la mauvaise gestion des deniers publics. Un membre de la Ligue des Indignés pour la citoyenneté responsable déclare : « Les taxes sont perçues mais aucun geste n’est posé. Même peindre un mètre carré d’un mur n’a jamais été fait. En Ituri, malgré l’état de siège, le gouverneur militaire construit des routes et facilite les commerçants ». Pour d’autres, la démarche n’est pas opportune. Un acteur de la société civile d’Uvira estime : « La motion de censure n’est pas vraiment au moment opportun. Les députés eux-mêmes ne résident pas à Uvira, ils ne viennent que pour les plénières avant de repartir vers Bujumbura. » Depuis l’occupation de Bukavu, chef-lieu de la Province, par les rebelles de l’AFC-M23 le 16 février 2025, toutes les institutions provinciales fonctionnent à Uvira. Cette situation exceptionnelle complique davantage la gestion de la province et nourrit les débats autour de l’opportunité d’une motion de censure en pleine crise sécuritaire.
BANKABLE.AFRICA.COM titre : “La RD Congo fait progresser son plan de certification des exportations de cacao”. La RD Congo s’oriente vers une meilleure structuration de ses exportations de cacao, en mettant l’accent sur les normes de certification. Le Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya, a déclaré le 20 avril 2026, à l’issue d’une réunion avec des exportateurs de cacao et de café, que le pays avait obtenu le soutien des États-Unis pour former des experts congolais en matière de certification. Il a affirmé que la RD Congo « ne doit plus dépendre d’intermédiaires extérieurs qui perpétuent le statu quo et permettent la fraude », sans toutefois fournir davantage de précisions sur cette évolution. Cette initiative intervient alors que les exigences de conformité se durcissent sur les marchés internationaux, notamment au sein de l’Union européenne. La réglementation européenne relative aux produits liés à la déforestation impose désormais aux exportateurs de démontrer la traçabilité et la conformité aux normes environnementales. Les autorités affirment que le développement d’une expertise locale en matière de certification vise à garantir l’accès aux marchés d’exportation et à renforcer la crédibilité du cacao congolais.
REUTERS.COM titre : “Une Colombienne envoyée des États-Unis en RD Congo affirme subir des pressions pour son retour au pays en dépit des risques encourus”. Une Colombienne expulsée des États-Unis vers la République démocratique du Congo en vertu d’un nouvel accord conclu avec l’Administration Trump a déclaré subir des pressions pour retourner en Colombie malgré les dangers qui l’y attendraient. Cette femme de 29 ans, qui a souhaité garder l’anonymat par crainte de représailles de la part des autorités congolaises et colombiennes, fait partie d’un premier groupe de 15 migrants sud-américains arrivés en RD Congo la semaine dernière, dans la nuit du 16 au 17 avril 2026. L’Administration américaine a conclu plusieurs accords d’expulsion avec des pays tiers en Afrique afin de renforcer la politique d’immigration du président Donald Trump. La République démocratique du Congo est l’un des pays les plus instables, avec plus de sept millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays en raison du conflit et plus d’un million de réfugiés à l’étranger. Cette femme et deux autres membres du groupe, originaires de Colombie, du Pérou et d’Équateur, ont déclaré à Reuters que, depuis leur arrivée aux États-Unis, aucune autre option crédible ne leur avait été proposée que de rentrer chez elles. « Nous nous sentons obligées d’accepter de rentrer dans notre pays, quels que soient les risques », a-t-elle déclaré. Elle a fui la Colombie en janvier 2024 car elle avait été kidnappée et torturée par le groupe rebelle des FARC et avait subi de graves violences de la part de son ex-mari, un policier, a-t-elle écrit dans sa demande d’asile aux États-Unis, que Reuters a pu consulter.
REUTERS.COM qui titre, par ailleurs : “La société américaine Virtus et son partenaire indien prévoient de relancer l’exploitation du gisement de cuivre congolais Chemaf en 2027, selon un responsable syndical”. La société américaine Virtus Minerals et son partenaire indien Lloyds Metals & Energy (LYMT.NS) prévoient de relancer la pleine production des mines de cuivre et de cobalt de Chemaf, en RD Congo, en janvier 2027, suite à un rachat soutenu par Washington, a déclaré un responsable syndical à Reuters. Virtus a acquis les mines de Chemaf en mars pour 30 millions de dollars et a accepté de reprendre la dette de Chemaf, qui s’élève à environ 900 millions de dollars. Ce rachat de Chemaf est la première opération concrète réalisée dans le cadre du partenariat entre les États-Unis et la RD Congo, visant à réorienter les approvisionnements en minerais critiques de la Chine vers les marchés occidentaux. Chemaf, anciennement détenue par Shalina Resources (basée à Dubaï), est désormais gérée par Virtus Lloyds Mineral Holding, une coentreprise américano-indienne, a indiqué Arum Awat, cadre de Virtus, dans un message adressé au personnel lundi et consulté par Reuters mardi. La coentreprise conservera les effectifs de Chemaf et s’efforcera de relancer rapidement la production après des années d’incertitude, a déclaré Virtus à Reuters, sans toutefois préciser de calendrier. « Notre priorité est de finaliser l’ensemble des opérations au plus vite », indique le communiqué. Reuters a rapporté cette semaine que Virtus avait exagéré son expérience minière, soulignant les risques liés à la mise en œuvre du projet.
7SUR7.CD titre : “Procès FRIVAO : Teddy Lwamba Muba entendu comme renseignant, précise un expert”. La comparution du Directeur Général de la Société National d’Electricité (SNEL), Teddy Lwamba Muba, dans le cadre du procès FRIVAO suscite des interprétations divergentes. Dans une interview accordée ce mercredi 22 avril 2026 à la presse, Maître Willy Wenga Ilombe, avocat, apporte des précisions sur la qualité procédurale. Intervenant comme expert en droit, il affirme que les lectures évoquant un basculement vers un statut de prévenu reposent sur une « mauvaise compréhension » des règles. Selon lui, une personne appelée comme témoin ou renseignant ne peut devenir prévenu, sauf en cas d’infraction flagrante commise à l’audience. Concernant le dossier FRIVAO, l’avocat indique que la Cour n’a pas encore abordé le fond. S’agissant de Teddy Lwamba Muba, Maître Wenga affirme qu’il n’est pas poursuivi dans cette affaire. Initialement cité comme témoin, il sera entendu comme renseignant en raison de ses anciennes fonctions de Ministre des Ressources Hydrauliques. L’avocat rappelle que la SNEL relève d’une double tutelle : administrative, assurée par le Ministère du Portefeuille, et technique, relevant du Ministère des Ressources hydrauliques. Par ailleurs, Teddy Lwamba Muba avait déjà été entendu par le parquet général près la Cour de cassation, où il avait fourni des explications et déposé des pièces versées au dossier. La Cour, après avoir pris l’affaire en délibéré, a sollicité des éclaircissements complémentaires, justifiant cette comparution.
Nous terminons cette Revue de Presse par AFRICA INTELLIGENCE qui révèle que Kinshasa reprend la main dans l’arbitrage qui l’oppose à AVZ Minerals en ce qui concerne le lithium. Le tribunal de la Banque mondiale a levé les mesures provisoires qui obligeaient l’État congolais à rétablir les droits de la société AVZ Minerals sur le permis de Manono. Cette décision offre davantage de latitude aux autorités pour réorganiser le développement de l’un des plus importants gisements inexploités au monde.
“La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement” dixit Félix Houphouët-Boigny, Président de la République de Côte d’Ivoire du 07 août 1960 au 07 décembre 1993.
“La paix n’est plus une promesse lointaine. La paix est une direction, et nous y allons” dixit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo.
Makabre

