Deux semaines après avoir donné le go au Dialogue national, le président de la République, Félix Tshisekedi, vient de signer l’ordonnance portant organisation et fonctionnement du Comité d’organisation chargé de préparer ce grand rendez-vous national consacré à la paix, à la cohésion et à la refondation de l’État en République démocratique du Congo.
Cette ordonnance fixe le cadre de travail du Comité, composé d’un coordonnateur, d’un coordonnateur adjoint et de membres, tous nommés par le chef de l’État. Le Comité fera régulièrement rapport au président de la République sur l’évolution de ses travaux.
Lire aussi
Le texte prévoit également un Secrétariat technique composé de onze experts. Cette équipe est appelée à accompagner le comité dans la préparation administrative, matérielle et logistique du Dialogue national.
Sur le plan financier, le fonctionnement du comité et de son secrétariat technique sera assuré par le Trésor public. Une dotation initiale du chef de l’État, ainsi que des subventions et autres allocations, sont prévues pour soutenir les travaux. Les membres du Comité et les experts bénéficieront également d’une allocation forfaitaire mensuelle.
Cette étape concrétise l’engagement annoncé par Félix Tshisekedi le 27 août dernier, lors de son adresse à la nation consacrée au lancement du Dialogue national. Le chef de l’État avait alors annoncé la mise en place prochaine d’un Comité d’organisation chargé de préparer les prochaines étapes du processus.
Le schéma retenu prévoit des consultations dans les 26 provinces du pays, avec la participation des autorités locales, des élus, des partis politiques, de la société civile, des confessions religieuses et de différents corps professionnels. Ces consultations seront suivies des assises nationales à Kinshasa.
Le Dialogue doit ainsi se construire à partir des consultations menées à travers le pays, avant de déboucher sur un « Pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ». Ce pacte sera accompagné d’une matrice publique précisant les engagements, les institutions responsables, le calendrier d’exécution et les résultats attendus.
La prochaine étape sera la remise du rapport préliminaire du Comité au président de la République. Sur cette base, une seconde ordonnance devra convoquer formellement le Dialogue national et préciser ses principes directeurs, ses différentes étapes, les modalités de représentation ainsi que les mécanismes de suivi.
Le processus annoncé par le chef de l’État doit s’étendre sur une période maximale de trois mois. Les confessions religieuses seront notamment appelées à prendre part à la Commission préparatoire qui sera instituée pour élaborer la feuille de route et conduire les consultations politiques et techniques.
Avec la signature de cette ordonnance, le Dialogue national franchit ainsi une étape institutionnelle importante. Le cadre de fonctionnement de l’équipe chargée de préparer le processus est désormais fixé, ouvrant la voie à la mise en œuvre progressive des prochaines séquences annoncées par Félix Tshisekedi.
NGK





