Le seul acquis, confirmé dans le discours du 27 août 2026, sera le maintien des institutions issues des élections de 2023 jusqu’en 2028…
FORUM SÉCURITAIRE RÉSERVÉ AUX GROUPES ARMÉS
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C’est justement pour contourner cette perspective redoutable que les « États Généraux de la République Démocratique du Congo (EG-RDC) suggérés par « BALISES » préconisent, aux côtés de deux autres Fora, un Forum sécuritaire réservé aux Groupes armés, car pendant qu’on fait de l’AFC-M23 une fixation, on feint d’oublier l’existence de près de 250 organisations similaires recensées en avril 2023 par le P-DDRCS (Programme de désarmement, démobilisation, réinsertion communautaire et stabilisation) avec pour provinces cibles le Sud-Kivu, le Nord-Kivu, l’Ituri, le Tanganyika et le Maniema. Qu’on ne le perde pas de vue : ce programme implique principalement la RDC qui en désigne les gestionnaires
POT DE FER CONTRE POT DE TERRE
Il doit alors être fou, insensé, irrationnel, ce pari de vouloir amener le peuple à des consultations visant à présenter le Rwanda et l’AFC- M23 en cause première et principale des ratages s’observant dans la gouvernance institutionnelle politique, sécuritaire, économique et sociale interne à la RDC, ratages à partir desquels on veut promouvoir le changement de la Constitution ! Il doit être fou, insensé, irrationnel, ce pari de vouloir dédouaner l’Afdl, le Rcd, le Mlc, le Cndp, le M23 version ainsi que les armées gouvernementales de la RDC, de l’Ouganda et du Burundi de leurs responsabilités respectives dans la mort des millions de Congolais pour tout rejeter sur l’AFC- M23 soutenu par le Rwanda. Car, pour l’homme de la rue, et selon le narratif officiel, ces morts ne se comptent plus depuis 1996 mais plutôt 2021 ou 2022, c’est-à-dire sous le mandat de Félix Tshisekedi. À l’international, on peut en convenir : ce pari n’honore ni l’État, ni la Nation que de voir un peuple, de plus de 100 millions d’habitants vivant sur un immense territoire de 2.345.000 km2 gorgé de richesses naturelles constituant l’essentiel du tableau chimique de Mendeleïev, consacrer tout un Dialogue pour régler son compte au Rwanda de Paul Kagame, pays de 15 millions d’habitants agglutinés dans une « poche de kangourou » d’une superficie de 26.338 km², territoire en plus absent du même tableau de Mendeleïev ! Ce n’est même pas à l’image de Goliath et David ; c’est à celle du pot de fer (RDC) contre le pot de terre (Rwanda).
PRENDRE EN COMPTE LA CARTHOGRAPHIE DES CONFLITS À L’EST
Paradoxalement, tout un pan de l’élite congolaise adhère à cette déformation délibérée des faits ; certainement pour ne pas engager la responsabilité de l’Occident dans l’insécurité qui prévaut à l’Est depuis des décennies. Pour mémoire, de 1960 à ce jour, l’Est de la RDC semble avoir pour vocation de s’attirer toutes les formes de guerres qui affectent le monde : sécessions en 1960 ; rébellions en 1961, 1964, 1977, 1978, 1996, 1998, 2009, 2012 et 2022 ; mutineries en 1960 et 1967 ; agressions en 1996, 1998, 2000, 2009, 2012 et 2024, le tout sur fond des conflits intercommunautaires.
Ainsi, à plus de 95℅, ces guerres se déroulent dans 4 des 6 provinces héritées de la colonisation : L’Orientale (avec Kisangani et Ituri), Kivu, Katanga et Kasaï qui constituent l’Est du pays ayant la singularité d’être le pan minier du Congo ; l’Ouest ne comprenant que l’Équateur et Léopoldville. On ne peut pas prétendre aimer le Congo et ne pas prendre en compte la cartographie des conflits de l’Est impliquant, comme pays voisins ayant des mouvements insurrectionnels sur le territoire congolais, « l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi*.
La fin du Dialogue national ne pouvant se concevoir qu’avec *la fin des guerres* de l’Est et non la fin de la guerre AFC-M23-Rwanda, le challenge – comme relevé dans une récente livraison de « BALISES » – exige _ »cohérence et précision_ ». Or, le discours du 27 août 2026 n’évoque pour la partie sécuritaire en interne que le Processus de Doha comme si cela suffit pour en finir avec l’existence de tous les 250 autres groupes armés connus du Pouvoir central. C’est à ce niveau que l’opinion a le droit d’être fixée : si les guerres se poursuivent au-delà de la fin des travaux du Dialogue national (trois mois), que va-t-il se passer sur le terrain ? Devra-t-on envisager à ce moment là un autre Dialogue ? On peut par avance parier que même en se garantissant le maintien en place des institutions issues du cycle électoral de 2023 jusqu’en 2028, Félix Tshisekedi risquerait de perdre l’initiative politique au cas où un autre Dialogue venait à s’imposer au-delà du sien… Omer Nsongo die LemaX.com : @omernsongoE-mail : [email protected] Facebook : Omer Nsongo WhatsApp : +243993833277





