L’École nationale d’administration (ENA) entend faire de la redevabilité un marqueur de la transformation de l’administration publique congolaise. Ce jeudi 3 septembre 2026, l’institution a présenté son Rapport annuel 2025 « In Altum », sous le haut patronage du vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau.
À travers cet exercice, l’ENA ne se contente pas de dresser le bilan de ses activités. Elle assume une exigence désormais centrale dans la gestion publique : rendre compte de ce qui a été accompli, mesurer les résultats obtenus et accepter le regard porté sur la performance de l’institution.
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Pour Jean-Pierre Lihau, cette démarche dépasse ainsi la simple publication d’un document administratif. Elle doit contribuer à installer durablement une nouvelle culture au sein des services publics, fondée sur la redevabilité, la transparence et l’obligation de résultats.
« Une institution publique doit pouvoir dire ce qu’elle a fait, montrer ses résultats et accepter d’être jugée sur ceux-ci », résume l’esprit de cette initiative, qui place la performance au cœur de l’action administrative.
Cette orientation s’inscrit dans la dynamique engagée depuis décembre 2024 par la nouvelle équipe dirigeante de l’ENA. Sa feuille de route tient en une formule ambitieuse : « Réformer l’ENA pour réformer l’État. »

À travers « In Altum », l’école entend ainsi démontrer que la réforme de l’administration ne peut se limiter aux discours ou aux textes. Elle passe aussi par la capacité des institutions à documenter leurs actions, à évaluer leur impact et à rendre des comptes aux citoyens.

Un changement de culture qui place l’ENA face à une responsabilité particulière : former une administration capable non seulement d’agir, mais aussi de rendre compte, mesurer ses résultats et progresser sur cette base.
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