Le monde de la musique congolaise est en deuil. L’artiste chanteur et compositeur Siku Moplat, plus connu sous le nom de Djo Moplat, est décédé dans la nuit de ce lundi, aux environs de 2 heures du matin, à son domicile, des suites d’une crise cardiaque.
Avec sa disparition, c’est une page de l’histoire musicale kinoise qui se referme. Reconnu pour son talent de compositeur et son timbre singulier, Siku Moplat a construit sa carrière avec patience et passion, gravissant les échelons à force de détermination.
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Ses premiers pas dans la musique remontent à son adolescence, lorsqu’il évoluait au sein de petits groupes de quartier. Son talent lui ouvre ensuite les portes de l’orchestre Wondostock, où il commence à se faire un nom. Animé par une ambition plus grande, il rejoint par la suite le groupe Tout Choc Oka, formation qui assurait la première partie des prestations du mythique Zaïko Langa Langa.
Après huit années d’expérience au sein de cet orchestre, une scission conduit Siku Moplat et plusieurs de ses compagnons de route, notamment Lengi Lenga, Iko Pablo, Bimi et d’autres musiciens, à fonder le groupe Famillia Dei. La formation connaît rapidement un succès remarquable et s’impose sur la scène musicale congolaise grâce à son style et à l’énergie de ses artistes.
Comme bien des orchestres de Kinshasa, Famillia Dei sera toutefois confronté aux rivalités de leadership, aux départs successifs, aux décès de certains membres et à l’exil artistique d’autres. Ces difficultés finiront par ralentir l’élan du groupe jusqu’à son déclin progressif.
Le décès de Siku Moplat laisse un profond vide dans le paysage musical congolais. Veuf, l’artiste laisse derrière lui trois enfants ainsi que le souvenir d’un homme discret, passionné et profondément attaché à son art.
Sa voix s’est tue, mais les œuvres qu’il laisse continueront de résonner dans la mémoire de ceux qui ont vibré au rythme de sa musique.
L’artiste est mort, vive l’artiste !
Deb’s Bukaka





