« TRAM 83 », de Fiston Mwanza Mujila, originaire de la République démocratique du Congo, plonge le lecteur dans l’atmosphère d’une ruée vers l’or à la fois cynique et parfois comique, d’une exotisme haut en couleur.L’histoire se déroule dans une ville africaine en pleine sécession, qui pourrait être Kinshasa ou Lubumbashi, grouillante de touristes de toutes langues et de toutes nationalités. Leur seul désir : faire fortune en exploitant les richesses minières du pays.Le jour, ils travaillent dans les concessions minières et, dès que la nuit tombe, ils sortent pour boire, danser, manger et se laisser aller au TRAM 83, l’unique boîte de nuit de la ville, repaire de tous les marginaux : anciens enfants soldats, prostituées, étudiants désœuvrés, mères célibataires, apprentis sorciers.Lucien, écrivain professionnel fuyant les exactions et la censure, trouve refuge en ville grâce à Requiem, un ami de jeunesse.Requiem vit principalement de vols et d’escroqueries, tandis que Lucien ne rêve que d’écrire et de vivre honnêtement. Autour d’eux gravitent des gangsters et des jeunes filles, des hommes retraités ou en fuite, des touristes avides de profit et des agents fédéraux d’un État fantôme.Ce livre, un roman congolais exceptionnel, utilise le rythme du jazz pour évoquer l’exploitation frénétique de la terre et des populations dans l’Afrique contemporaine.C’est une observation des relations humaines dans un monde devenu village global.TRAM 83, lauréat du prix Etisalat 2015 de fiction, a été nominé pour le prix Man Booker International 2016.Ce livre, que l’on pourrait décrire comme un roman-rap africain, une rhapsodie ou un roman-énigme rythmé par le jazz, est disponible sur Amazon.com.
Avec PAWA





