Le président de la République Félix Tshisekedi a engagé une nouvelle offensive en faveur de la modernisation de l’administration publique congolaise. Lors de la 92e réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue vendredi à la Cité de l’Union africaine, le Chef de l’État a exigé la mise en place d’un mécanisme permanent de collaboration entre les cabinets ministériels et les administrations placées sous leur tutelle.
Face aux lenteurs observées dans l’exécution de certaines politiques publiques, le Président de la République estime que l’efficacité gouvernementale passe désormais par une meilleure articulation entre l’orientation politique des ministres et l’expertise technique de l’administration. Il a relevé que des insuffisances persistent dans plusieurs secteurs, notamment en matière de circulation de l’information, de coordination et d’exécution des décisions gouvernementales.
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Pour corriger ces dysfonctionnements, Félix Tshisekedi a chargé la Première ministre et l’ensemble des membres du gouvernement d’instaurer des cadres permanents de concertation capables de renforcer la cohérence de l’action publique. L’objectif affiché est de garantir une administration plus réactive, performante et alignée sur les priorités de développement du pays.
Dans cette dynamique, le Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique a reçu l’instruction d’accélérer le processus de rajeunissement et de modernisation de l’appareil administratif. Le Chef de l’État souhaite notamment une intégration accrue des diplômés de l’École nationale d’administration afin d’insuffler une nouvelle culture de compétence, d’innovation et d’éthique au sein des services publics.
Cette réforme intervient alors que le gouvernement poursuit également l’audit du fichier de la paie des agents de l’État. Les premiers résultats présentés au Conseil des ministres ont révélé des incohérences entre différentes bases de données administratives ainsi que des irrégularités nécessitant des vérifications approfondies.
À travers cette double démarche de modernisation administrative et de contrôle des effectifs publics, l’exécutif entend renforcer la transparence, sécuriser les dépenses salariales et améliorer durablement la qualité du service rendu aux citoyens.
NGK




