La République Démocratique du Congo a marqué de son empreinte la 114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail (CIT), organisée du 1er au 12 juin 2026 à Genève, en Suisse, au siège de l’Organisation internationale du Travail (OIT). À la tête d’une importante délégation tripartite, le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba Wa Massamba, a porté haut la voix du pays au cours de ce grand rendez-vous mondial réunissant les représentants de 187 États membres.

Durant cette session tenue entre le Palais des Nations, le siège de l’OIT et le Centre international de conférences de Genève (CICG), la RDC a participé activement aux différentes activités et travaux techniques, réaffirmant son engagement en faveur du dialogue social, du travail décent et du renforcement des normes internationales du travail.
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Au nom du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le ministre Ferdinand Massamba Wa Massamba s’est illustré par une intervention remarquée dans les instances de la CIT, soulignant la volonté de la RDC de s’inscrire pleinement dans la dynamique mondiale de gouvernance du travail. La délégation congolaise a également pris part à plusieurs panels et échanges de haut niveau, dans un contexte marqué par les défis liés à l’évolution de l’économie des plateformes et aux mutations du monde du travail.

Un moment fort de cette participation a été la commémoration du centenaire de la Commission d’application des normes, instituée en 1926. À cette occasion, le ministre congolais a pris part à une cérémonie solennelle marquée par des interventions de haut niveau, notamment celles du directeur général de l’OIT Gilbert F. Houngbo et de la ministre sud-africaine de l’Emploi et du Travail, autour des perspectives historiques et des défis contemporains du respect des normes internationales.
Dans son discours bilan prononcé lors de la plénière du 9 juin 2026, le chef de la délégation tripartite congolaise a lancé un appel en faveur d’une attention accrue de l’OIT aux travailleurs affectés par les crises sécuritaires et humanitaires dans l’est de la RDC, ainsi qu’à la situation sanitaire préoccupante liée à l’épidémie d’Ebola en Ituri. Il a insisté sur la nécessité d’un accompagnement international dans le cadre du mandat de l’organisation, face aux réalités que vivent les travailleurs dans les zones affectées par les conflits et les crises sanitaires.
Le ministre a également salué les progrès enregistrés par la RDC dans le domaine du travail, mettant en avant les actions de structures telles que l’ONEM, l’INPP, l’Inspection du travail, le Fonds de solidarité de santé, la CNSS et la CNSSAP, qu’il a présentées comme des piliers de la réforme du secteur sous l’impulsion des autorités nationales.
En marge de la Journée mondiale contre le travail des enfants célébrée le 12 juin, la RDC a par ailleurs été mise en avant pour ses avancées dans la lutte contre ce fléau. Selon les données présentées par la délégation congolaise, plus de 13.500 enfants ont été retirés des exploitations minières et réinsérés dans le système scolaire, tandis que des efforts soutenus sont menés dans le cadre de la gratuité de l’enseignement primaire. À l’échelle mondiale, l’OIT estime toutefois à des centaines de millions le nombre d’enfants encore concernés par le travail forcé, dont une part importante dans des conditions dangereuses.

Avant son retour à Kinshasa le 10 juin au soir, le ministre Ferdinand Massamba Wa Massamba et sa délégation ont effectué une visite des installations de la Mission permanente de la RDC auprès de l’ONU à Genève, guidés par l’ambassadeur Paul Empole. Une étape symbolique qui a clôturé une mission qualifiée de stratégique, dans un contexte où la RDC entend renforcer sa visibilité et son influence au sein des instances multilatérales du travail.
Par cette participation active, la RDC réaffirme sa volonté de jouer un rôle de premier plan dans les débats internationaux sur l’avenir du travail et la justice sociale.
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