Réunis à Dar es Salaam, en Tanzanie, les gouverneurs des banques centrales de l’Afrique australe ont sonné l’alerte face à un environnement économique régional encore fragile. Au cœur des débats de la 62ᵉ réunion du Comité des Gouverneurs des Banques Centrales de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (CCBG/SADC), le gouverneur de la Banque Centrale du Congo, André Wameso Nkualoloki, a plaidé pour une meilleure compréhension des crises économiques afin de renforcer la résilience des États de la région.

Dans un contexte où plusieurs pays de la SADC continuent de faire face à des tensions inflationnistes persistantes, malgré une croissance économique observée en 2025, les responsables monétaires ont examiné les principaux défis susceptibles d’influencer les perspectives économiques de 2026. Les échanges ont mis en lumière une croissance inégale entre les États membres ainsi que la nécessité pour les banques centrales de maintenir une vigilance accrue dans la conduite de leurs politiques monétaires.
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Prenant la parole lors de cette rencontre stratégique, André Wameso a insisté sur l’importance de remonter aux causes profondes des crises économiques et des chocs externes qui affectent régulièrement les économies africaines. Selon lui, une étude approfondie sur l’origine de ces perturbations permettrait aux États de mieux les anticiper, d’accroître leur capacité de résistance et de préserver durablement la stabilité des prix, un enjeu majeur pour le pouvoir d’achat des populations.

Le gouverneur de la BCC a également défendu l’idée d’une coopération renforcée entre les banques centrales et les ministères des Finances. Cette synergie, a-t-il souligné, constitue une condition essentielle pour atteindre les critères de convergence macroéconomique fixés par la SADC, notamment en matière de maîtrise des déficits budgétaires et de gestion soutenable de la dette publique.

La réunion de Dar es Salaam intervient à un moment où les économies africaines doivent composer avec les répercussions des incertitudes géopolitiques mondiales, des fluctuations des marchés internationaux et des défis climatiques. Dans ce contexte, l’appel lancé par le numéro un de la Banque centrale du Congo André Wameso résonne comme une invitation à passer d’une gestion réactive des crises à une véritable culture de prévention économique, afin de bâtir une région plus stable et mieux préparée aux turbulences de demain.
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