« Zaïko wawawa » fut plus qu’un grand succès, ce fut tout un hymne reflétant l’incroyable vitalité de l’aile originale de l’orchestre Zaïko, après le départ des chanteurs vedettes (Evoloko, Wemba, Mavuela, et Bozi).
ZAIKO déjoue le coup de force du Quatro AJUMAGI

En 2010, les deux Congo ont salué en Zaiko Langa Langa, le groupe du Cinquantenaire des leurs deux Nations. Pourtant, en 1975, ce groupe a disparu – pendant quelques jours- par la volonté de Mavuela, Jules Shungu, Evoloko et Bozi, au faîte de leur hégémonie dans Zaiko, une révélation de Muaka Mbeka Bapius, co-fondateur du groupe mythique sur Radio Mangembo.
Avec le recul, on peut facilement imaginer qu’après Thu-Zahina, disparu en 1974, Zaiko devrait subir le même sort. En effet, au plus fort de l’hégémonie de la bande à Evoloko et son Quatro AJUMAGI – les ISIFI – Jules Shungu en porte parole du groupe avait présidé une réunion extraordinaire tenue Chez « PaIper », la résidence familiale des Wembadio sur Kanda kanda à Matonge. Parmi les décisions prises par ce groupe-fort : la mise à l’écart de Jossart et Bimi comme chanteurs (la fameuse deuxième division), la mise à l’écart aussi des administrateurs non musiciens comme les Olemi et Mazaza et surtout, recupérer la gestion des recettes du groupe qui devraient être confiées à Evoloko et derrière aux ISIFI – ceux qui ramenaient l’argent au groupe. Et enfin, pour faire bonne mesure, le groupe Zaiko devrait disparaître pour faire place à ISIFI. pour garder son statut de fondateur, DV Moanda se pliera d’ailleurs à ces décisions le premier, en optant pour le statut de musicien. Il choisira à cette occasion comme instrument la Tumba (moto na mbonda). Jossart Nyoka de son côté, acceptera dans un premier temps cette fatwa. Il rejoindra les éditions Parions comme « Administrateur ou Agent ». Pendant quelques semaines donc, on ne le verra pas aux concerts de Zaiko. Le Quatro AJUMAGI ou MAJUBO avait réussi son coup, mais ne franchira pas le pas jusqu’à rendre publique, la débaptisation du groupe Zaiko, se contentant de son cri « ISIFI EE ». Il avait pour cela le soutien, notamment du magicien Pépé Fely qui fédérait derrière lui, tous les instrumentistes.
Mais le quatro avait minimisé trop vite la réaction d’orgeuil des langa Langa. Nous sommes donc au premier trimestre de 1975 et quelques semaines seulement après la pise en place de cette nouvelle organisation, la grogne commence à s’installer du côté des musiciens qui ne comprenaient pas cette hégémonie du Quatro de chanteurs, dont ils ne tiraient finalement pas profit. C’est ainsi que, petit-à-petit, la résistance va se mettre en place grâce notamment à Teddy Sukami, qui le premier va tirer le signal d’alarme. Habitant Matonge derrière les Bapius, et aux côtés de Bimi et Pablo, Teddy va présider les premières réunions de l’aile historique qui refuse de voir disparaître Zaiko. C’est eux qui rameneront Jossart à Baboro pour consolider la stratégie du groupe et mettre enfin un terme aux dérives de la bande d’Evoloko et Jules Shungu, en poussant ceux-ci à la porte et sauver Zaiko de la disparition.
La chanson zaiko wawa n’est que la reprise d’une chanson que les jeunes
chantaient dans des deuils(matanga).
son veritabla titre est:gombele wawawa.
Avec Mbokamosika/Messager





