En mission officielle à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, le ministre d’État à la Justice, Guillaume Nguefa, a échangé avec les autorités provinciales sur l’état d’avancement du processus de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo.
Au cœur des discussions : la reprise des activités du Fonds spécial d’indemnisation et de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC, un mécanisme mis en place pour répondre aux préjudices subis par des milliers de Congolais à la suite des conflits armés impliquant l’armée ougandaise.
Selon le ministre, si les réparations collectives évoluent sans difficulté majeure, la mise en œuvre des réparations individuelles reste confrontée à plusieurs défis, notamment des pratiques jugées préoccupantes sur le terrain. <>, a-t-il indiqué, tout en déplorant << une forte agitation, marquée par des cas de manipulation >>.
Le patron de la Justice a notamment dénoncé l’existence de réseaux informels qui procèdent à l’enregistrement des victimes en dehors du cadre officiel, une situation qui, selon lui, risque de « compromettre la crédibilité du mécanisme » mis en place par le gouvernement.
Face à ces dérives, Guillaume Nguefa a insisté sur la nécessité de respecter scrupuleusement les procédures établies afin de garantir un processus équitable et transparent. Il a également rassuré quant à l’engagement des autorités congolaises à aligner ce programme sur les standards internationaux.
<>, a-t-il affirmé.
Cette mission s’inscrit dans un contexte où les attentes des victimes restent élevées, plusieurs années après les décisions internationales condamnant l’Ouganda pour ses exactions en RDC. Le gouvernement congolais tente ainsi de restaurer la confiance autour du processus d’indemnisation, tout en luttant contre les tentatives de fraude susceptibles d’en saper la légitimité.
À Kisangani, cette mise au point du ministre apparaît comme un signal fort : celui d’un encadrement renforcé du processus de réparation, dans l’objectif de garantir justice et équité aux véritables victimes.
Guillaume YALANGA/ Kisangani





