La route nationale n°4 a de nouveau été le théâtre d’un drame. Samedi dernier, au PK9, non loin de l’École de l’Excellence, à Kisangani, deux jeunes garçons d’une vingtaine d’années ont trouvé la mort dans un accident de circulation qui a profondément bouleversé les riverains.
Selon les témoignages recueillis sur place, les victimes circulaient à moto lorsqu’elles ont tenté de dépasser un véhicule remorque roulant dans le même sens. Une manœuvre risquée qui a viré au drame. En quelques secondes, les deux jeunes se sont retrouvés coincés sous les roues du poids lourd.
Mon petit frère ainsi que son ami ont perdu la vie au moment où ils voulaient dépasser un véhicule remorque. Ils ont été complètement écrasés , raconte, encore sous le choc, un proche de l’une des victimes.
La violence de l’impact n’a laissé aucune chance aux deux motocyclistes. Leurs corps, gravement mutilés, témoignaient de la brutalité de l’accident. Alertés, les services de secours et les agents de la Police de circulation routière sont rapidement intervenus pour sécuriser la zone et procéder aux premières constatations, avant d’évacuer les dépouilles vers une morgue de la place.
Sur les lieux, l’émotion était vive. Curieux et habitants du quartier se sont rassemblés, visiblement marqués par l’horreur de la scène. Pour beaucoup, ce drame n’est malheureusement pas un cas isolé.
La RN4, axe vital mais dangereux, est régulièrement le théâtre d’accidents graves. En cause : des dépassements hasardeux, l’excès de vitesse, mais aussi le manque de maîtrise de certains conducteurs de motos. À cela s’ajoutent des facteurs structurels comme l’étroitesse de certains tronçons et l’insuffisance de signalisation routière.
» Ici, les accidents sont fréquents. Les gros camions et les motos partagent la même chaussée, souvent sans respect des règles « , déplore un habitant du PK9.
Face à cette situation, de nombreuses voix s’élèvent pour appeler à un renforcement des mesures de sécurité routière, notamment la sensibilisation des conducteurs et une meilleure régulation de la circulation sur les axes les plus fréquentés.
Une enquête a été ouverte par la Police de circulation routière afin de déterminer les circonstances exactes de ce nouvel accident et d’établir les responsabilités.
En attendant, à Kisangani, deux familles pleurent leurs disparus, victimes de plus dans une série d’accidents qui rappellent l’urgence d’agir pour sauver des vies sur les routes de la Tshopo.
Aimé Makaya





