Le Conseil de sécurité des Nations unies s’est réuni en urgence ce mardi 17 mars pour passer en revue la situation sécuritaire en République démocratique du Congo. Cette importante réunion a eu comme seul objet : Conclusions des consultations à huis clos sur l’escalade sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Le tournant de « l’escalade technologique »
La réunion, convoquée en urgence par la France, a été dominée par l’attaque de drone du 11 mars à Goma, ayant coûté la vie à une humanitaire de l’UNICEF. Le Conseil a fait un constat amer et s’alarme du passage à une guerre de drones sophistiquée qui met en péril direct les zones urbaines denses et le personnel international. A cet effet, il a initié une enquête indépendante pour identifier l’origine des frappes, avec un rappel ferme que les attaques contre les humanitaires constituent des crimes de guerre.
Durcissement du ton diplomatique.
Sous la présidence des États-Unis, le Conseil a maintenu une ligne de pression sur les acteurs régionaux avec injonction au M23-AFC : Exigence d’un retrait immédiat et sans condition des positions occupées, notamment sur l’axe stratégique Sake-Goma.
Le débat a souligné la nécessité pour les forces étrangères non invitées de quitter le territoire congolais, faisant écho aux récentes sanctions américaines ciblant les soutiens extérieurs de la rébellion.
Mutation du rôle de la MONUSCO
Alors que le désengagement est en cours, le Conseil prépare un ajustement pragmatique de son mandat avec un appui à la SAMIDRC.
Un projet de résolution « en bleu » (prêt pour le vote) prévoit de faciliter le soutien logistique de la MONUSCO à la mission de la SADC.
Le Conseil de sécurité des Nations unies annonce que la priorité reste le renforcement des corridors humanitaires face à l’exode massif des populations vers le Sud-Kivu (Uvira).
L’impasse des processus de paix
Le Conseil a pris acte de l’échec relatif des mécanismes de Luanda et de Nairobi à stabiliser le terrain. La représentante spéciale, Bintou Keita, a déploré le « fossé grandissant » entre les engagements diplomatiques pris dans les capitales et la réalité des offensives sur le terrain.
Sam Nzita





