Nous commençons cette Revue de Presse par LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE qui annonce sur son compte X (ex-Twitter) que, pionnier de la lutte pour les droits civiques et figure emblématique du combat pour la dignité des Noirs, le regretté Révérend Jesse Jackson a captivé l’imagination du monde entier en tant que jeune militant, aux côtés de Martin Luther King Jr. C’est un hommage justifié que le Président de la République lui a rendu en assistant à ses obsèques à Chicago, aux États-Unis d’Amérique, ce samedi 6 mars 2026. Le Révérend Jesse Jackson a entretenu avec la RD Congo une relation historique et significative pendant les moments les plus difficiles de sa marche vers la démocratie. Lorsqu’il fut choisi comme envoyé spécial des USA pour l’Afrique, son entrevue avec Étienne Tshisekedi a été un signal fort et inoubliable. Décédé le 17 février 2026 à l’âge de 84 ans, le Révérend Jesse Jackson a mené une vie remarquable et sa voix résonne encore aux quatre coins du monde.
PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), la Présidence annonce également que, dans le cadre de la « Homegoing Celebration » (Célébration du retour à la maison) du Révérend Jesse Jackson, tenue ce samedi 7 mars 2026 au siège de la Rainbow PUSH Coalition à Chicago pour marquer un ultime hommage à l’icône des droits civiques, le Chef de l’État a rendu hommage à « un fils de l’Afrique, un ami de la République Démocratique du Congo». Le Révérend Jesse Jackson n’a pas hésité à se rendre dans notre pays à des moments cruciaux, pour encourager la transition démocratique, promouvoir le dialogue et plaider pour la paix. Il s’est investi dans la médiation des conflits, s’est préoccupé du sort des réfugiés et des personnes déplacées, en particulier dans l’Est de notre pays, martyrisé par la guerre. « Son célèbre mantra, « I am somebody » – Je suis quelqu’un, restera comme l’une des plus grandes proclamations morales de notre temps».
SÉNAT : Sur son compte X (ex-Twitter), le Sénat annonce que, ce samedi 07 mars 2026, Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka, a déposé à l’Assemblée Nationale et au Sénat, le projet de loi portant ratification de l’Accord de paix RDC–Rwanda, ainsi que celui de l’Accord stratégique conclu avec les États-Unis.
ASSEMBLÉE NATIONALE : Sur son compte X (ex-Twitter), l’Assemblée Nationale informe de la délocalisation de la plénière. Ce faisant, l’Honorable Grâce Neema a inspecté le Centre Culturel et Artistique d’Afrique de Kinshasa (RD Congo). La Députée Nationale et Questeure Adjointe de l’Assemblée nationale, Honorable Grâce Neema Paininye, a effectué, le vendredi 06 mars 2026, une visite de travail au Centre Culturel et Artistique d’Afrique de Kinshasa, situé dans la Commune de Kasa-Vubu, en perspective de la délocalisation de la Plénière de l’Assemblée Nationale dont la rentrée parlementaire s’effectuera le 15 du même mois. Accompagnée du Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale et de l’équipe logistique, la patronne de la logistique a inspecté les installations du Centre pour déterminer leur capacité à accueillir la Plénière de l’Assemblée Nationale pour la Session de mars 2026. Par ailleurs, le Directeur Général du Centre Culturel, Mr Balufu Bakupa Kanyinda – qui a exprimé sa satisfaction de collaborer avec l’Assemblée Nationale -, s’est dit prêt à accueillir provisoirement l’Institution Parlementaire, le temps que les travaux de réhabilitation et de modernisation de la Salle du Congrès de l’Assemblée nationale soient achevés. Cette visite s’inscrit dans le cadre des efforts de membres du Bureau de l’Assemblée Nationale, dirigé par l’Honorable Aimé Boji Sangara, effectuée par l’Honorable Grâce Neema Paininye ayant dans ses attributions, la supervision des services chargés de la gestion du patrimoine de l’Assemblée Nationale. Elle assure également la supervision du service des Relations Publiques, du protocole et des voyages, pour assurer la continuité des activités parlementaires, malgré les travaux de rénovation de la Salle du Congrès.
ASSEMBLÉE NATIONALE : Sur son compte X (ex-Twitter), l’Assemblée Nationale annonce également que le Gouvernement de la République a officiellement déposé, ce samedi 07 mars 2026, au Parlement deux projets de loi portant ratification de l’accord de paix conclu entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, ainsi que de l’accord stratégique signé entre la RD Congo et les États-Unis d’Amérique. Les textes ont été réceptionnés par le Président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Aimé Boji Sangara, en présence du Président du Sénat, l’Honorable Jean-Michel Sama Lukonde, et des membres des bureaux des deux Chambres du Parlement. Ils ont été remis par Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka, accompagnée de plusieurs membres du Gouvernement. Selon la Cheffe du Gouvernement, ces instruments juridiques concernent notamment l’accord de paix signé en juin 2025 entre la RD Congo et le Rwanda. À ce document principal s’ajoute une annexe relative au cadre d’intégration régionale, signée en décembre de la même année. La finalisation de l’ensemble de ces textes a nécessité d’attendre la conclusion de toutes les dispositions avant leur transmission officielle au Parlement. Les autorités ont, à cette occasion, souligné l’importance pour les représentants du peuple de prendre pleinement connaissance du contenu de ces accords. Si certaines discussions ont déjà eu lieu dans le cadre de réunions interinstitutionnelles, leur examen par le Parlement constitue une étape essentielle du processus démocratique. Cette procédure vise également à garantir la transparence vis-à-vis de la population congolaise. Les autorités assurent que ces accords ont été conclus dans l’intérêt supérieur de l’État et du peuple congolais, notamment pour consolider la paix, préserver la souveraineté nationale et protéger l’intégrité territoriale de la RD Congo. Au-delà de leur dimension sécuritaire et diplomatique, ces accords stratégiques s’inscrivent également dans une dynamique de développement du pays et d’amélioration des conditions de vie des populations.
ASSEMBLÉE NATIONALE : Sur son compte X (ex-twitter) l’Assemblée Nationale annonce, par ailleurs, que le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Aimé Boji Sangara, a accordé hier samedi 7 mars 2026 une série d’audiences à plusieurs délégations de ressortissants des territoires affectés par la crise sécuritaire dans l’Est de la RD Congo. Ces audiences interviennent dans un contexte marqué par les récentes tournées effectuées dans le Nord-Kivu, l’une des provinces les plus touchées par la guerre d’agression attribuée à l’armée rwandaise et à ses supplétifs de l’AFC/M23. Les délégations reçues étaient composées notamment de Députés provinciaux, de maires de villes, d’Administrateurs de territoires ainsi que des représentants du comité des déplacés de guerre. Tous sont venus porter un message commun : présenter leurs civilités au Président de l’Assemblée Nationale et renforcer leur plaidoyer en faveur du rétablissement de la paix dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.Ces échanges ont permis au Président de l’Assemblée Nationale de recueillir des informations supplémentaires sur les défis sécuritaires persistants dans les territoires concernés et d’évoquer avec ses interlocuteurs les pistes d’actions susceptibles de contribuer au retour de la sérénité et de la cohésion sociale.
PRIMATURE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), la Primature informe que Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka, a saisi l’Assemblée Nationale et le Sénat des projets de loi portant ratification de l’Accord de paix RDC–Rwanda, signé à Washington en juin 2025, ainsi que de l’Accord stratégique conclu avec les États-Unis en décembre 2025. « Il est normal, dans notre démocratie, que les représentants du peuple soient pleinement informés du contenu de ces accords », a déclaré Madame la Première Ministre.. À travers cette démarche, le Gouvernement Suminwa réaffirme sa volonté de consolider la paix, de défendre la souveraineté nationale et de promouvoir le développement du pays.
PRIMATURE DE LA RÉPUBLIQUE : Conformément à l’article 79 de la Constitution et par délégation du Président de la République empêché, Madame la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa-Tuluka a présidé, ce vendredi 06 mars 2026 à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa (RD Congo), la quatre-vingt et unième (81e) réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République. La communication de Madame la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement a porté sur trois (03) points principaux, à savoir : De la nécessité d’investir dans l’alimentation scolaire, levier stratégique pour le capital humain et le développement durable. Des sanctions américaines visant les Forces de défense rwandaises. De la situation sécuritaire au Moyen-Orient et du suivi des ressortissants Congolais.
S’agissant de la nécessité d’investir dans l’alimentation scolaire, levier stratégique pour le capital humain et le développement durable, Madame la Première Ministre a eu l’honneur, le lundi 2 mars 2026 de lancer officiellement, à Kalemie, Chef-lieu de la Province du Tanganyika, le Programme National des cantines scolaires, à l’occasion de la Journée Africaine de l’Alimentation Scolaire, sous le thème : “ Garantir l’accès à des repas nutritifs, à l’eau potable et à l’hygiène : promouvoir la sécurité et la résilience dans chaque investissement pour les repas scolaires “. Madame la Première Ministre a précisé que le choix de Kalemie “incarne notre conviction profonde : le développement doit s’enraciner dans l’ensemble des territoires de notre pays”, et s’inscrit pleinement dans la mise en oeuvre de la Stratégie Nationale de l’alimentation scolaire 2025-2030, élaborée par le Gouvernement, qui constitue la feuille de
route nationale visant à structurer un système durable d’alimentation scolaire, au service de la nutrition des élèves, de la réussite éducative et du renforcement du capital humain. À titre d’illustration, à l’école Kifungo, où la cantine scolaire fonctionne depuis 2009, les résultats sont éloquents : l’effectif est passé de 260 à près de 600 élèves, le taux de réussite oscille entre 80% et 90%, la rétention scolaire atteint 60%, et le taux d’abandon a été réduit de 6% à seulement 0,5%. Ce succès repose sur une collaboration exemplaire. Le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Agence Française de Développement (AFD) assurent l’acheminement des vivres, tandis que les communautés locales participent activement à la manutention et à la production via des champs communautaires dédiés aux légumineuses et céréales. Madame la Première Ministre reste toutefois consciente des défis persistants au niveau logistique, du faible taux de couverture des cantines scolaires à l’échelle nationale, soit environ 8%, illustrant l’ampleur du chemin à parcourir. À cet effet, les Ministres sectoriels concernés ont été instruits, en collaboration avec les Ministres en charge du Budget et des Finances, de travailler en synergie, de façon coordonnée et harmonisée, afin de doter ce programme d’une vision holistique et durable.
S’agissant des sanctions américaines visant les Forces de Défense Rwandaises, Madame la Première Ministre a salué l’imposition de sanctions ciblées contre les Forces de Défense Rwandaises (RDF) ainsi que certains de leurs hauts responsables, le 2 mars 2026 par le Département du Trésor des États-Unis d’Amérique, en raison de leur implication directe aux côtés du M23/AFC dans les opérations militaires menées sur le territoire congolais. Elles traduisent la reconnaissance, par les États-Unis d’Amérique, de l’implication directe et multiforme de l’armée rwandaise dans des actions portant atteinte à la paix et à la stabilité de notre pays, à travers le soutien militaire, logistique et opérationnel apporté aux supplétifs du M23/AFC engagés dans les combats sur notre territoire. Cette décision intervient dans un contexte marqué par la poursuite des efforts diplomatiques engagés par le Président de la République en vue de mobiliser la Communauté internationale autour du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RD Congo. Elle traduit également une prise en compte accrue, au niveau international, des réalités sécuritaires observées sur le terrain ainsi que des responsabilités impliquées dans la persistance de l’instabilité dans l’Est de notre pays.
S’agissant de la situation sécuritaire au Moyen-Orient et du suivi des ressortissants Congolais, Madame la Première Ministre a rassuré que le Gouvernement suit avec attention et préoccupation, à travers le Ministères des Affaires Étrangères, de la Coopération Internationale et de la Francophonie et de nos missions diplomatiques, l’évolution de la situation sécuritaire au Moyen-Orient, marquée par une série d’incidents violents et d’échanges de tirs dans plusieurs pays de la région. Au regard de la situation et sur base des informations qu’elle reçoit de nos missions diplomatiques dans les pays concernés, Madame la Première Ministre a instruit Madame la Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères de recueillir les informations relatives aux ressortissants Congolais présents au Moyen-Orient et d’évaluer les capacités de nos missions diplomatiques dans la région. Sur base de ces informations, elle a demandé la formulation des recommandations sur les modalités d’assistance renforcée qui pourraient être envisagées afin de permettre au Gouvernement de réagir de manière appropriée selon l’évolution de la situation.
PRIMATURE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), la Primature annonce également, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka réaffirme l’engagement du Gouvernement Suminwa pour la promotion et l’autonomisation durable des femmes et des filles en République Démocratique du Congo.
MINISTÈRE D’ÉTAT, MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE, DE LA FRANCOPHONIE : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère d’État annonce qu’à l’occasion de la Journée internationale des Droits des Femmes, célébrée le 8 mars, le Ministère des Affaires Étrangères réaffirme son engagement en faveur de la promotion et de la protection des droits des femmes et des filles. Cette journée met en lumière les défis qui persistent, tout en rappelant la nécessité de poursuivre les efforts afin de garantir l’égalité des droits, l’accès à la justice et la participation effective des femmes dans tous les domaines de la vie sociale, économique et politique. Nos pensées se tournent particulièrement vers les femmes et les filles de l’Est de la RD Congo, qui continuent de faire face aux conséquences des conflits armés. Leur protection, leur dignité et le respect de leurs droits demeurent au cœur des priorités portées par la diplomatie congolaise dans les différentes instances régionales et internationales. Nous réitérons notre appel à une mobilisation collective pour transformer les engagements en actions et bâtir un environnement où chaque femme et chaque fille peut vivre dans la dignité, la sécurité et l’égalité des droits.
MINISTÈRE D’ÉTAT, MINISTÈRE DES HYDROCARBURES : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère d’État annonce que, Madame la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo a soumis, ce 06 mars 2026, au Conseil des Ministres pour examen et approbation le dossier relatif à l’organisation de revisitation de la loi sur les hydrocarbures et de l’élaboration de loi de Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL.). Madame la Ministre d’État a sollicité l’accompagnement du Gouvernement pour la réussite de cette double réforme qui est une condition essentielle pour créer un environnement propice aux investissements massifs et accompagner la transition énergétique et renforcer la souveraineté institutionnelle de la RD Congo. Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ce dossier.
MINISTÈRE DES INFRASTRUCTURES ET TRAVAUX PUBLICS : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère annonce que, ce vendredi 06 mars 2026, le Ministre John Banza Lunda a reçu une délégation de haut niveau de la Standard Bank, conduite par Kayode Solola. Au cœur des échanges : le financement massif des projets structurants pour booster l’économie congolaise. Cette rencontre fait suite à un premier contact établi récemment en Afrique du Sud au cours de laquelle, le Ministre John Banza, exposait sa feuille de route pour la modernisation de la RD Congo lors d’une conférence à Cap Town. « Nous sommes venus ici aujourd’hui pour convenir des prochaines étapes afin de soutenir les rêves et la vision du Ministre en matière d’infrastructures », a déclaré Kayode Solola, responsable des marchés mondiaux pour l’Afrique au sein de l’institution bancaire. Interrogé sur l’enveloppe globale allouée à la RD Congo, le Chef de la délégation s’est montré particulièrement optimiste, sans s’enfermer dans un chiffre restrictif en notant que la Standard Bank a déjà mobilisé des milliards de dollars pour des projets d’envergure à travers le continent. Une priorité sera accordée aux investissements en matière d’infrastructures portuaires, de réseau routier national et de projets énergétiques et de transport.
MINISTÈRE DU PORTEFEUILLE : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère annonce qu’à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, célébrée sous le thème national « Droits garantis : autonomisation durable des femmes et des filles en RDC », Madame la Ministre du Portefeuille, Julie Shiku, a pris part ce 8 mars 2026 à la célébration œcuménique organisée au Stade Tata Raphaël à Kinshasa (RD Congo). Ce moment de communion nationale a réuni plusieurs forces vives autour d’un message de solidarité, notamment envers les femmes et les familles de l’Est de la RD Congo, victimes des affres de la guerre. À travers sa participation, Madame la Ministre du Portefeuille réaffirme l’engagement du Gouvernement à promouvoir les droits des femmes, leur autonomisation et leur rôle essentiel dans le développement de la RD Congo.
MINISTÈRE DE LA COMMUNICATION ET MÉDIAS : Sur son compte X (ex-Twitter) exprime la consternation du Gouvernement face à une nouvelle tragédie survenue le 07 mars 2026 sur le site minier de Gakombe à Rubaya (Masisi, Nord-Kivu), après un glissement de terrain ayant causé plusieurs pertes en vies humaines. Il de la troisième catastrophe en 37 jours dans cette zone minière sous exploitation illégale. Le Gouvernement de la République présente ses condoléances aux familles des victimes. Veuillez activer le lien ci-dessous pour prendre connaissance du Communiqué officiel du Ministère de la Communication et Médias.
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ECONEWS titre sur sa “Une” : “Désavoué par le bureau du Sénat, Modeste Bahati seul face à son destin politique”. Longtemps considéré comme un stratège capable de rebondir au gré des recompositions politiques, Modeste Bahati Lukwebo traverse aujourd’hui l’une des séquences les plus périlleuses de sa carrière. Après s’être publiquement démarqué de l’Union sacrée de la nation (USN) et avoir ouvert le front sensible du changement de la Constitution, le deuxième vice-président du Sénat voit le vent tourner : désavoué par le bureau de la Chambre haute du Parlement, visé par une motion de défiance et sous la menace d’une procédure judiciaire, le leader de l’AFDC-A semble désormais rattrapé par les mêmes mécanismes politiques qu’il avait lui-même contribué à enclencher contre d’autres. Seul face à la tempête, Bahati joue peut-être la dernière manche de son avenir politique, écrit ECONEWS.
ECONEWS qui titre également sur sa “Une” : “Alors que l’USN se déchire – Changement de la Constitution : Budimbu conquiert le Kongo Central”. Depuis Luozi, dans le Kongo Central, le Ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, affiche clairement sa ligne politique. En tournée dans son fief de Manianga, dans le territoire de Luozi, l’autorité morale de l’AVC plaide ouvertement pour un changement de la Constitution afin de rendre possible un éventuel troisième mandat du Président Félix Tshisekedi. À l’heure où, au sein de l’Union sacrée, les voix discordantes sont rappelées à l’ordre, Didier Budimbu se positionne parmi les soutiens actifs de cette option et promet d’intensifier la mobilisation populaire, du Kongo Central jusqu’à Kinshasa, écrit ECONEWS.
LE POTENTIEL titre sur sa “Une” : “Conditionner la levée des mesures défensives rwandaises » par le respect des accords de Washington par Kinshasa : Une stratégie de renversement de la responsabilité. Kigali cherche avant tout à reconstruire son image diplomatique. Le Président rwandais Paul Kagame a déclaré vendredi 6 mars 2026 que la levée des » mesures défensives » prises par le Rwanda dans l’Est de la RD Congo dépendrait du respect des engagements contenus dans les accords conclus à Washington, accusant également Kinshasa de soutenir les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR).S’exprimant lors d’un dîner offert au corps diplomatique accrédité à Kigali, le Chef de l’État rwandais a estimé que son pays faisait face à une menace sécuritaire persistante à sa frontière avec la RD Congo. » Dans la situation actuelle, le Rwanda est confronté à un choix impossible : soit tolérer la présence continue des FDLR et de leur réseau croissant de milices, et les laisser se rapprocher de notre frontière, soit se défendre et en subir les conséquences. Le choix est donc on ne peut plus clair. À notre place, un autre pays ferait-il un choix différent ? Et toute condamnation, soit dit en passant, est un honneur pour nos forces de sécurité « , a déclaré Paul Kagame. La déclaration de Paul Kagame relève moins d’une simple position diplomatique que d’une manoeuvre de cadrage stratégique visant à déplacer la responsabilité du conflit
vers Kinshasa ; protéger son image auprès des partenaires occidentaux ; maintenir une pression politico-militaire dans l’Est de la RD Congo ; influencer l’interprétation internationale des accords de Washington, analyse LE POTENTIEL.
LE POTENTIEL qui titre également : “Arusha : Félix Tshisekedi boude le 25e Sommet de l’EAC”. Le 25e sommet ordinaire de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) s’est ouvert, samedi 7 mars 2026 à Arusha, en Tanzanie, en présence de plusieurs Chefs d’État de la région. Mais cette rencontre consacrée à l’intégration régionale est marquée par l’absence remarquée de Félix Tshisekedi qui, à la place, a préféré s’envoler pour Chicago où s’organisent les funérailles du Révérend Pasteur Jesse Jackson, décédé le 17 février 2026 à l’âge de 84 ans. Placée sous le thème » Approfondir l’intégration pour améliorer les conditions de vie des citoyens de la CAE « , la rencontre vise à renforcer la coopération économique et politique entre les États partenaires. L’absence de Félix Tshisekedi et de Paul Kagame retient particulièrement l’attention. En l’absence du Chef de l’Etat, c’est le Ministre de l’Intégration Régionale, Floribert Anzuluni, qui représente la RD Congo au 25e Sommet ordinaire des Chefs d’État de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) à Arusha (Tanzanie), écrit LE POTENTIEL.
AFRICANEWS titre sur sa “Une” : “AFDC-A DIT NON, UDPS, AVC et CRD pilotent un agenda inverse : La Constitution, désormais champ de bataille de la majorité”. La question d’une éventuelle révision de la Constitution de la RD Congo n’est plus un débat feutré entre juristes: elle est devenue, en une semaine, un marqueur des fractures au sein de l’Union Sacrée, la coalition présidentielle. Au centre de la tempête, Modeste Bahati, Deuxième Vice‑Président du Sénat et membre du Présidium de l’Union Sacrée, joue les grains de sable. Sa prise de position ferme contre toute modification de la loi fondamentale a déclenché une vague de réactions, jusqu’au désaveu explicite du Sénat et l’ouverture d’une motion de défiance visant à le démettre de son poste au bureau de la Chambre Haute. Le paradoxe est saisissant. D’un côté, Bahati incarne la résistance institutionnelle: pour lui, toucher à la Constitution sans large consensus serait un acte dangereux, susceptible d’éroder l’autorité des institutions. De l’autre, des voix au sein de la majorité, plus offensives, pilotent un agenda inverse, prêtes à remodeler la règle du jeu politique. Le face‑à‑face n’est pas seulement politique: il est symbolique. Qui écrira demain les limites du pouvoir ? La réponse la plus bruyante est venue du camp pro‑révision, naturellement mené par l’UDPS. Augustin Kabuya, président intérimaire du parti présidentiel, a pris le parti d’agiter l’argument historique: «Mobutu a révisé la Constitution 17 fois, Laurent‑Désiré Kabila 3 fois, Joseph Kabila l’a retouchée en passant de deux tours à un tour. Soyez calmes, nous allons toucher la Constitution», a‑t‑il lancé samedi 07 mars 2026 à Limete (Kinshasa, RD Congo), provoquant autant l’espoir que l’inquiétude, relève AFRICANEWS.
AFRICANEWS titre également : “ Kabund donne de la voix : «Relancer le faux débat» sur la Constitution, c’est fuir l’urgence, c’est retarder le dialogue inclusif”. Le camp anti-modification a entrepris de riposter après les premières réactions enregistrées dans les rangs de la majorité à la suite de la sortie de Modeste Bahati. Sur son compte X (ex-Twitter), le 6 mars 2026, l’opposant Jean-Marc Kabund a pris la parole avec la véhémence d’un acteur politique qui veut remettre l’agenda public à l’endroit. «Relancer le faux débat sur le changement de la Constitution pour détourner l’attention des vrais problèmes du pays et repousser le dialogue politique inclusif, pendant que nos compatriotes meurent dans une guerre injuste, est moralement inacceptable et politiquement irresponsable», a-t-il asséné, dénonçant une distraction coupable au moment où la nation est en proie à des crises bien plus mortelles.
AFRICANEWS titre, sur le même registre : “Révision constitutionnelle en RD Congo : L’ECIDé dénonce une manœuvre de distraction du pouvoir”. La tension politique ne faiblit pas en RD Congo. Alors que les velléités de révision ou de changement de la Constitution alimentent les états-majors politiques, l’ECiDé, parti cher à l’opposant Martin Fayulu, a choisi de hausser le ton. Dans un communiqué cinglant publié vendredi 6 mars 2026, le Secrétaire Général Devos Kitoko, a accusé André Mbata, figure de proue de la majorité, de tenter de distraire l’opinion publique. Lors d’un entretien accordé au magazine «JeuneAfrique», André Mbata, Secrétaire Permanent de l’Union Sacrée de la nation, avait surpris en affichant une certaine complicité de combat avec Martin Fayulu. Selon lui, bien que dans des camps différents, les deux hommes partageraient une cible commune: l’influence de l’ex-Président Joseph Kabila. «Avec Martin Fayulu, nous menons la même bataille contre l’ancien régime», avait-il affirmé, soulignant au passage la qualité du dialogue entre le leader de l’ECiDé et Félix Tshisekedi. A en croire Devos Kitoko, la stratégie du pouvoir est claire: créer des polémiques pour faire oublier l’incapacité à mobiliser la population autour d’un changement de la Loi fondamentale. «Quand on échoue à convaincre le peuple de changer la Constitution, on invente des polémiques pour détourner l’attention», a-t-il martelé dans son communiqué, écrit AFRICANEWS.
CHRONIK’ÉCO titre sur sa “Une” : “Sicomines : l’énigme des milliards introuvables pendant que l’État cherche de l’argent”. Au moment de son arrivée au pouvoir, le Président Félix Tshisekedi avait promis une rupture avec les pratiques opaques du passé. Parmi les priorités affichées figurait la révision du contrat minier sino-congolais Sicomines, souvent qualifié de « contrat du siècle ». L’objectif était de corriger un partenariat largement dénoncé comme déséquilibré. Lors d’un Conseil des Ministres en 2023, Félix Tshisekedi a déclaré : « Il y a une impérieuse nécessité de revisiter le contrat chinois afin de rééquilibrer les avantages et garantir les intérêts de la RD Congo.» Plus tard, il poursuivra devant un parterre d’opérateurs miniers en disant : « Le contrat de 2008 a apporté très peu d’avantages à la RD Congo». Cette vision juste et pertinente est devenue la justification officielle de la renégociation. Mais plusieurs années après sa renégociation, un paradoxe s’impose : non seulement l’avenant censé rééquilibrer l’accord accentue le déséquilibre au profit de la partie chinoise, mais il semble en plus largement inappliqué. Résultat : alors que des centaines de millions de dollars devraient financer les infrastructures, la trésorerie publique est sous tension et l’État multiplie les emprunts, analyse CHRONIK’ÉCO. Les avantages fiscaux maintenus dans le cadre du contrat auraient coûté à la RD Congo 443 millions USD pour la seule année 2023, soit près de 16 % de l’ensemble des dépenses fiscales du pays.
Sur la durée restante de l’accord, ces exonérations pourraient représenter 7,5 milliards USD de manque à gagner pour les finances publiques, à convertir en infrastructures diverses, écrit CHRONIK’ÉCO.
AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE, ACP, annonce que Madame la Première Ministre Judith Suminwa-Tuluka a reçu en audience, le 6 mars 2026 à Kinshasa (RD congo), les Gouverneurs des Provinces du Bas-Uélé, de la Mongala et du Haut-Uélé – Mike Mokeni, Jean Makaka Papekaka et Jean Bakomito – pour faire le point sur la situation sécuritaire le long de leurs frontières communes. Les responsables provinciaux ont présenté un état des lieux des principaux défis auxquels ils sont confrontés : afflux de réfugiés et actions des éleveurs Mbororo, qui contribuent à un climat d’insécurité dans les zones frontalières. «Nous sommes ici en tant que Gouverneurs des Provinces partageant les mêmes frontières. C’était important pour nous de faire un état des lieux des aspects sécuritaires», a expliqué Mike Mokeni au terme de la rencontre. La délégation assure avoir été rassurée par les réponses de la cheffe du gouvernement et attend désormais la traduction rapide des mesures annoncées en actions concrètes sur le terrain. «Nous avons été très satisfaits des réponses de Madame la Première Ministre. Nous espérons que dans les jours à venir, des solutions palpables seront ressenties et vécues dans nos territoires», a-t-il ajouté. Les Gouverneurs ont aussi invité Madame la Première Ministre à se rendre dans leurs Provinces pour constater de visu la situation sécuritaire ainsi que les progrès des grands travaux. Selon la Primature, cette audience s’inscrit dans la dynamique de concertation entre l’Exécutif central et les autorités provinciales visant à renforcer la sécurité et la stabilité dans les zones frontalières.
LE QUOTIDIEN titre : “08 mars en RD Congo : Judith Suminwa réaffirme l’engagement du Gouvernement pour la promotion et la protection des droits des femmes”. À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, commémorée chaque année le 8 mars à travers le monde, la RD Congo a réaffirmé son engagement en faveur de la promotion et de la protection des droits des femmes. Cette position a été exprimée lors d’un culte oecuménique organisé dimanche 08 mars 2026 à Kinshasa (RD Congo), réunissant autorités politiques, responsables religieux et membres de la société civile. Prenant la parole à cette occasion, Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka a rappelé que la question des droits des femmes constitue aujourd’hui une priorité nationale pour les autorités congolaises. Dans son intervention, elle a souligné l’importance de poursuivre les efforts visant à garantir l’égalité des chances, la participation des femmes dans les institutions et la protection de leurs droits fondamentaux. « En ce mois dédié aux droits des femmes, la RDC réaffirme avec force son engagement en faveur de la promotion et de la protection des droits. Les femmes sont érigées aujourd’hui en véritable priorité nationale », a déclaré Madame la Première Ministre devant les fidèles et les participants à cette cérémonie.
CONGO NOUVEAU titre, pour sa part : “Suminwa II face au test de l’efficacité en ce début 2026”. Entre discipline budgétaire, diplomatie offensive et politiques sociales affirmées, l’Exécutif congolais aborde l’année 2026 avec des ambitions clairement affichées. Portée par une popularité solide et une présence accrue sur le terrain, Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka, semble désormais avoir trouvé son tempo, malgré un environnement économique encore exigeant. Selon le dernier baromètre «
Les Points – Gouvernement », réalisé du 4 au 5 mars 2026 et couvrant la période de janvier 2026 à février 2026, la Cheffe du Gouvernement recueille 68 % d’opinions favorables. Loin des bureaux feutrés de Kinshasa, Judith Suminwa-Tuluka a multiplié les déplacements et les interventions directes. Sa gestion de la crise à Uvira, notamment, a contribué à renforcer l’image d’un État capable de réagir rapidement face aux urgences humanitaires et sociales. Parmi les décisions marquantes de ce début d’année figure l’entrée en vigueur du nouveau Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), désormais fixé à 21 500 FC par jour.
AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE, ACP, qui annonce également que Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka, a déposé, samedi 07 mars 2026, auprès des Présidents des deux Chambres du Parlement, les projets de loi portant ratification de l’accord de paix signé entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, ainsi que de l’accord stratégique conclu avec les États-Unis d’Amérique, conformément à l’article 214 de la Constitution de la RD Congo, a constaté l’ACP. «Je suis venue accomplir un devoir constitutionnel en déposant les projets de loi ratifiant l’accord de paix signé en juin 2025 entre la RD Congo et le Rwanda ainsi que l’accord stratégique conclu avec les États-Unis d’Amérique », a déclaré Madame la Première Ministre. Elle a précisé que cette démarche vise à permettre aux élus du peuple d’être pleinement informés du contenu de ces accords. « Tout ce qui a été fait l’a été au bénéfice du peuple congolais, notamment pour la paix à l’Est, la défense de notre souveraineté et le développement du pays », a ajouté la Cheffe du Gouvernement.
RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, revient sur l’affaire de l’avion de Jean-Pierre immobilisé sur le tarmac de l’aéroport de Faro au Portugal en titrant “Les autorités portugaises pressent Jean-Pierre Bemba de récupérer un avion saisi depuis 2007”..Un avion abandonné depuis près de vingt ans sur le tarmac de l’aéroport de Faro, au Portugal, revient dans l’actualité. Les autorités aéroportuaires portugaises viennent de mettre en demeure Jean-Pierre Bemba, actuel vice-Premier ministre congolais des Transports, de récupérer un Boeing 727 qui lui appartient. L’appareil est immobilisé sur place depuis 2007, année où il avait été saisi à la demande de la Cour pénale internationale. Jean-Pierre Bemba dispose désormais de 60 jours pour retirer l’avion. Pour comprendre cette affaire, il faut remonter à 2008. Dans le cadre des poursuites contre Jean-Pierre Bemba devant la CPI, le bureau du procureur avait demandé à plusieurs États d’identifier, localiser, geler et saisir ses avoirs. C’est dans ce cadre que le Boeing 727-100, stationné à Faro, a été immobilisé par les autorités portugaises. L’avion est donc resté là 19 ans, sans bouger.Ce qui a changé, c’est la loi portugaise. En mars 2025, le Portugal a adopté un décret-loi introduisant un nouveau régime pour les avions abandonnés dans les aéroports. Un appareil peut désormais être considéré comme stationné abusivement après 90 jours sans autorisation. Le propriétaire est notifié pour le retirer. S’il ne le fait pas, l’avion peut être déclaré abandonné, puis confisqué par l’État, vendu, démantelé ou détruit. C’est sur cette base que l’autorité aéroportuaire a mis en demeure Jean-Pierre Bemba. La facture théorique de stationnement atteint près d’un million d’euros sur 19 ans. Jean-Pierre Bemba n’a pas souhaité commenter. Mais ses proches font valoir un argument juridique. Pour eux, c’est la CPI qui a ordonné l’immobilisation de cet avion. C’est donc à la CPI de procéder à la levée de cette décision auprès des autorités aéroportuaires portugaises. Et le cas échéant, disent-ils, c’est à la CPI de régler la facture, pas à Jean-Pierre Bemba, rapporte RFI.
RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, titre également : “Est de la RD Congo : comment l’AFC/M23 conteste les accusations de crimes contenues dans un rapport de l’ONU”. Depuis janvier 2025, toutes les parties au conflit dans l’est de la RDC sont accusées d’avoir commis de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire. C’est ce que conclut un rapport de l’ONU sur la situation dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, publié fin 2025. Ce document évoque des violations pouvant constituer des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité, et appelle à l’ouverture d’enquêtes pénales. Face à ces accusations, chaque acteur tente de défendre sa position. L’AFC/M23 a dépêché une mission à Genève pour contester le contenu du rapport, en marge de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme, qui se tient du 23 février au 31 mars 2026. La mission d’établissement des faits du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a effectué des investigations en RD Congo, au Rwanda et au Burundi entre mars et août 2025. Dans son rapport, elle indique que l’accès à Goma lui a été refusé par le commandement de l’AFC/M23. La mission dit donc ne pas avoir pu visiter les zones contrôlées par le groupe armé.
RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, informe aussi qu’en RD Congo, le gouvernement reconnaît des retards dans le paiement des salaires des fonctionnaires. En RD Congo, le Gouvernement reconnaît des tensions sur la trésorerie étatique. Conséquence : le retard, ces derniers mois, de la paie des agents et fonctionnaires de l’État. Le Fonds Monétaire International (FMI) avait déjà averti les autorités sur l’explosion de la masse salariale qui dépasse déjà la moitié des recettes courantes. C’était sans parler des dépenses jugées prioritaires qui exercent une forte pression sur les finances publiques. Il s’agit notamment des dépenses sécuritaires liées à la crise dans l’Est du pays ainsi que des charges humanitaires. Quand on parle de la masse salariale en RD Congo, il s’agit de plus de 500 millions de dollars que l’État doit débourser chaque mois. Depuis le début de l’année, le Gouvernement reconnaît toutefois des tensions persistantes sur sa trésorerie, avec des répercussions directes sur la régularité du paiement des agents publics. En janvier 2026 déjà, même les catégories – dites prioritaires – comme les enseignants, les policiers et les militaires avaient accusé plus d’une semaine de retard dans la perception de leurs salaires. Les autorités rappellent que les rentrées fiscales augmentent généralement à partir d’avril, notamment avec le paiement de l’impôt sur les bénéfices des entreprises. Face à ces tensions, le gouvernement affirme avoir engagé des mesures pour renforcer la mobilisation des recettes et mieux encadrer les dépenses publiques. Parallèlement, un audit de la paie des agents de l’État a été lancé sous la supervision de la Première ministre, avec l’appui de l’Inspection Générale des Finances (IGF). L’objectif est d’identifier les doublons et les agents fictifs.
TV5 MONDE INFO revient sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RD Congo. Guerre en RD Congo : drones, prédation des mines… La situation se dégrade en violation des accords, titre le média français. En dépit des accords signés, des engagements pris et des efforts de médiation internationale en vue d’un cessez-le-feu permanent et d’un retour à la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo (RD Congo), rien n’enraye la spirale des violences qui frappent aussi les civils. Les récents développements des opérations militaires tendent plutôt vers une escalade dans une région convoitée pour ses minerais stratégiques. Dans l’Est de la RD Congo, en dépit des accords de cessez-le-feu entre les belligérants, la situation sécuritaire s’est dégradée sensiblement au cours des derniers jours. À tel point que le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (GCI), présidé par la Suède et qui inclut notamment les États-Unis et l’Union européenne, a publié une déclaration conjointe ce jeudi 5 mars 2026. Certains développements sur le terrain inquiètent particulièrement. « Ces violations comprennent l’utilisation de drones dans des attaques militaires, qui font également peser un risque grave sur les populations civiles. Toutes les parties concernées doivent se réengager de manière urgente et sans équivoque à cesser les hostilités et à reprendre les négociations », déclare le GCI.
JEUNE AFRIQUE, JA, s’interroge : Qui est Erik Prince, le businessman de la guerre qui a jeté son dévolu sur la RD Congo ? Les hommes du fondateur de Blackwater ont été déployés à Uvira pour prêter main-forte à l’armée congolaise. Que vient faire le plus célèbre des mercenaires américains dans l’est de la RD Congo ? En janvier dernier, le nom d’Erik Prince, le plus célèbre des mercenaires américains, a refait surface en RDC. Des hommes de sa société privée, Vectus Global, sont venus prêter main-forte aux forces armées congolaises (FARDC) lors de la reprise d’Uvira, conquise par l’AFC/M23 en décembre 2025. Sous pression américaine, les rebelles se sont retirés de la deuxième plus grande ville du Sud-Kivu mi-janvier 2026. Si des soupçons planaient sur la présence de ses contractuels dans plusieurs villes de l’Est, il s’agit du premier exemple avéré de leur investissement aux côtés de l’armée congolaise. Déploiement de drones, d’unités d’appui… Les détails de l’opération demeurent flous. Cependant, « les équipes d’Erik Prince admettent avoir fourni un soutien logistique dans le cadre de la réinstallation de l’armée congolaise dans la ville », explique Romain Gras, journaliste spécialiste de la région des Grands Lacs à Jeune Afrique. L’implication d’Erik Prince dans la zone demeure opaque. « Il intervient dans un contexte où une kyrielle de sociétés militaires privées opèrent aux côtés de l’armée congolaise – des Turcs, des Sud-Américains – avec du matériel varié : drones, systèmes de contre-brouillage, rappelle Romain Gras. Il est difficile de déterminer avec précision qui opère quoi dans l’est de la RD Congo. »
LE MONDE titre : “Entre Kinshasa et le M23, la bataille pour le ciel congolais”. Longtemps cantonnée à une guerre d’infanterie, la confrontation entre l’armée congolaise et la rébellion AFC/M23, dans l’est de la RDC, connaît une mutation rapide. Drones armés, systèmes de brouillage et frappes ciblées s’imposent désormais comme des outils centraux du conflit. La guerre dans l’est de la République démocratique du Congo, ranimée en novembre 2021, ne s’est jamais caractérisée par son intensité technologique ni sa mécanisation. Opposant la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), soutenue par le Rwanda, à l’armée congolaise (les FARDC) et des milices alliées locales, elle se caractérise par un jeu de gagne terrain sur les flancs escarpés des volcans du Nord-Kivu ou sur les hauts plateaux de la province voisine du Sud-Kivu. Elle est essentiellement l’œuvre de l’infanterie – des colonnes de soldats se déplaçant à pied sur des sentiers sinueux appuyés par de l’artillerie. L’année 2025 a montré une inflexion : les armes ont pris leur envol. « La guerre des drones et la technologie anti-drones prennent de plus en plus d’importance des deux côtés du champ de bataille », résume Jason Stearns, conseiller stratégique d’Ebuteli, dans une note de cet institut congolais de recherche sur la politique et la violence. Dans cette guerre menée depuis les airs, les Congolais viennent de marquer un point. Au petit matin du 24 février 2026, le Porte-Parole militaire de l’AFC/M23 a été tué par une frappe de drone dans les environs de la cité minière de Rubaya, écrit LE MONDE.
AUTORITÉ DE RÉGULATION DE LA POSTE ET DES TÉLÉCOMMUNICATIONS (ARPTC) annonce sur son compte X (ex-Twitter) que, du 2 au 5 mars 2026, l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) a pris part au Mobile World Congress (MWC26) Barcelona 2026, l’un des plus grands rendez-vous mondiaux consacrés aux technologies mobiles et au numérique, organisé par la GSMA. Conduite par son Président, Christian Katende, également Président de l’Assemblée des Régulateurs des Télécommunications d’Afrique Centrale (ARTAC), la délégation congolaise a participé aux sessions stratégiques, conférences et rencontres bilatérales réunissant décideurs publics, régulateurs et acteurs majeurs de l’industrie technologique. Cette participation s’inscrit dans une démarche de veille stratégique visant à anticiper les évolutions technologiques, renforcer la régulation nationale et consolider les partenariats internationaux dans le secteur des télécommunications et du numérique. Les échanges ont notamment porté sur la gestion du spectre radioélectrique, l’essor des services satellitaires, la transformation digitale, l’intelligence Artificielle et la cybersécurité.  La présence de l’ARPTC a également permis de porter la voix de la RD Congo et de l’Afrique centrale dans les discussions sur l’harmonisation des cadres réglementaires et le développement d’un écosystème numérique inclusif et durable. Cette participation s’inscrit dans la dynamique de la vision « DRC Digital Nation 2030 », visant à faire de la RD Congo un hub numérique majeur en Afrique.
STATE.GOV (US DEPARTMENT OF STATE) fait l’annonce d’une politique de restriction de visa visant des individus compromettant la paix dans la région des Grands Lacs. Le Département d’État imposera des restrictions de visa à plusieurs hauts responsables rwandais pour avoir alimenté l’instabilité dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). En continuant de soutenir le M23 et en violant les Accords de Washington, ces individus encouragent la violence et compromettent la stabilité de toute la Région des Grands Lacs. Les États-Unis attendent de toutes les parties aux Accords de Washington qu’elles respectent pleinement leurs engagements, notamment de la part de la RD Congo, qu’elle neutralise immédiatement le groupe armé des FDLR et les groupes qui lui sont associés, et de la part du Rwanda, qu’il retire ses troupes et ses équipements militaires de la RD Congo. Ce n’est qu’alors que l’immense potentiel économique de la région des Grands Lacs pourra être réalisé. Les personnes soupçonnées d’être responsables ou complices de la perturbation ou de l’entrave à une paix durable dans la région des Grands Lacs, ou d’y avoir directement ou indirectement participé, s’exposeront à des conséquences, selon les termes du communiqué émis par le Département d’État américain.
RADIOOKAPI.NET titre : “Alerte sur la naissance d’un nouveau groupe armé à Mambasa”. Le territoire de Mambasa, déjà meurtri par l’insécurité, fait face à une nouvelle menace. Des activistes des droits de l’homme alertent sur la gestation d’un mouvement armé dénommé « Mouvement populaire du Congo » (MPC). Ce groupe, dirigé par un ancien milicien, recruterait des jeunes dans la périphérie de Biakato. La société civile exprime ses vives inquiétudes. Selon Rams Malikidogo, défenseur des droits de l’homme de retour d’une mission dans la zone, ce nouveau groupe aurait établi son état-major depuis le mardi 4 mars au lieu-dit « Camp Tomate », situé à environ 10 kilomètres du centre de négoce de Biakato. Pour les acteurs locaux, l’émergence de ce mouvement est synonyme de nouvelles souffrances pour une population déjà asphyxiée par les exactions des rebelles ADF et des diverses milices se réclamant des « Wazalendo ». Rams Malikidogo craint une multiplication de barrières illégales sur les routes agricoles : « Cette situation est une très mauvaise nouvelle. Nous redoutons que ces hommes n’érigent rapidement des barrières pour extorquer de l’argent et vivre sur le dos de la population, qui n’en peut plus des tracasseries. » Interrogé sur l’identité du leader de ce mouvement, un certain Katembo Kiaviro, l’administrateur du territoire de Mambasa, Jean-Baptiste Munyemanzi, apporte des précisions sur son profil. Il s’agit d’un ancien milicien Maï-Maï bien connu des services de sécurité. Arrêté il y a deux ans à Makumo, Katembo Kiaviro avait été transféré à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa, avant d’être libéré. Il a regagné l’Ituri il y a moins de six mois.
ZOOM-ECO.NET informe que le Directeur Général de l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration (APCSC), Freddy Yodi Shembo, annonce le lancement d’un audit international du programme sino-congolais (2008-2024), conduit par un consortium incluant Rothschild & Co, Ernst & Young et Mayer Brown. Prévu par l’avenant n°5, l’exercice doit établir des données certifiées sur les ressources minières concédées et les infrastructures réalisées, afin d’éclairer le rééquilibrage du partenariat autour de Sicomines.
ACTUALITE.CD informe que l’ONU propose trois initiatives dont une action multilatérale et régionale pour améliorer la traçabilité et lutter contre les flux illicites des minerais critiques. Lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies axée sur le thème « Maintien de la paix et de la sécurité internationale : Énergie, minéraux critiques et sécurité » , la Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix de l’ONU, Rosemary DiCarlo, a souligné l’importance croissante des minéraux critiques dans l’économie mondiale. Devant les représentants des différents pays membres de l’ONU, jeudi 5 mars 2026, elle a rappelé que ces minéraux figurent parmi les principaux moteurs de l’économie du XXIᵉ siècle. Selon elle, il y a dix ans, des ressources comme le lithium, le cobalt et le nickel avaient une importance stratégique limitée ; aujourd’hui, elles constituent la base des technologies qui alimentent l’économie numérique et la transition énergétique. En 2023 seulement, le commerce des minéraux bruts et semi-transformés a atteint environ 2 500 milliards de dollars, soit plus de 10 % du commerce mondial. La demande pourrait tripler d’ici 2030 et quadrupler d’ici 2040. Cette hausse spectaculaire représente, selon la diplomate onusienne, une opportunité unique pour toute une génération : créer des emplois, diversifier les économies et promouvoir un développement durable. C’est dans ce contexte que la diplomate onusienne a indiqué avoir identifié trois priorités afin d’aider les pays touchés par des conflits à exploiter le potentiel des minéraux critiques. Premièrement, l’exploitation de ces ressources doit aboutir à des résultats justes et équitables. Au sein du système des Nations Unies, nous collaborons étroitement avec les autorités nationales pour les aider à renforcer les institutions qui gèrent leurs ressources naturelles, à améliorer leurs cadres réglementaires et à optimiser les retombées positives pour la consolidation de la paix. Au sujet de la deuxième priorité, la diplomate onusienne a évoqué l’urgence et l’importance d’une action multilatérale et régionale pour renforcer la gouvernance et améliorer la traçabilité des minéraux, afin de lutter contre les flux illicites et de bâtir des chaînes d’approvisionnement plus résilientes. Troisièmement, nous devons déployer nos instruments de médiation pour atténuer et résoudre les conflits relatifs aux ressources naturelles, a encore précisé la diplomate onusienne.
24NEWSAGENCY.COM titre : “RD Congo : premier convoi du Couloir Vert Kivu–Kinshasa lancé depuis le Parc des Virunga”. Le premier convoi du Couloir Vert Kivu–Kinshasa (CVKK) a été officiellement lancé jeudi 5 mars 2026 à Mutsora, localité située au cœur du Parc National des Virunga au Nord-Kivu. Cette initiative marque une étape importante dans la mise en place d’une chaîne logistique visant à relier l’Est et l’Ouest de la RD Congo. Deux conteneurs chargés de produits bruts et manufacturés issus de l’agriculture locale des territoires de Beni et Lubero ont pris la route en direction de Kisangani, première étape du trajet vers Kinshasa. Parmi les produits transportés figurent notamment le chocolat Virunga Origins, le savon SICOVIR ainsi que des haricots produits localement. Selon les organisateurs, les marchandises seront d’abord acheminées par route jusqu’à Kisangani avant d’être transbordées sur un bateau pour poursuivre leur voyage sur le fleuve Congo jusqu’à la capitale. Ce dispositif logistique illustre la volonté de reconnecter progressivement les circuits commerciaux entre l’Est et l’Ouest du pays. Soutenu par l’Union européenne, le Couloir Vert Kivu–Kinshasa se veut bien plus qu’un simple projet de conservation environnementale. Il s’inscrit dans une vision de développement durable visant à stimuler les échanges économiques, valoriser les produits agricoles locaux et renforcer la cohésion nationale.
MEDIACONGO.NET informe qu’en RD Congo, le Gouvernement prépare des sanctions contre des importateurs “fraudeurs””. Le Gouvernement envisage de sévir contre les opérateurs économiques impliqués dans des pratiques frauduleuses liées aux licences d’importation. La question a été examinée lors du Conseil des Ministres du vendredi 6 mars 2026, à l’issue duquel l’Exécutif a demandé d’identifier les cas d’irrégularités afin de prendre des sanctions exemplaires contre les importateurs concernés. Au cours de cette réunion, le Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku, a présenté un dossier portant sur la gestion des provisions constituées dans le cadre des licences d’importation et des déclarations d’importation des biens.
Nous terminons cette Revue de Presse par FINANCIAL AFRIK qui titre : “RD Congo : Rawbank obtient un financement international de 265 millions de dollars pour les PME”. Un consortium d’institutions financières internationales mené par la Société Financière Internationale (SFI) a mobilisé 265 millions de dollars afin de soutenir le financement du secteur privé en RD Congo, en partenariat avec la banque congolaise Rawbank. Cette opération présentée comme la plus importante jamais conclue par l’IFC avec une institution financière en RD Congo, vise à renforcer l’accès au crédit pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME). Le financement repose sur une facilité de crédit senior de 165 millions de dollars structurée par l’IFC, qui apporte 50 millions de dollars et mobilise 115 millions de dollars supplémentaires auprès de plusieurs partenaires, dont Proparco, British International Investment, l’OPEC Fund for International Development et l’éco.business Fund. À cette enveloppe s’ajoute un mécanisme de partage des risques de 100 millions de dollars, destiné à encourager l’octroi de nouveaux prêts aux entreprises locales, écrit FINANCIAL AFRIK.
“La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement” dixit Félix Houphouët-Boigny, Président de la République de Côte d’Ivoire du 07 août 1960 au 07 décembre 1993.
“La paix n’est plus une promesse lointaine. La paix est une direction, et nous y allons” dixit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo.
Makabre


