Nous commençons cette Revue de Presse par LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE qui annonce sur son compte X (ex-Twitter) que la Cour des Comptes a tenu sa première rentrée judiciaire de l’année. L’événement a eu lieu en présence du Président de la République. Le Premier Président de la Cour des Comptes, Monsieur Jimmy Munganga, a insisté sur le concept de redevabilité comme à la fois une obligation morale, juridique et démocratique imposée à tout gestionnaire public de rendre compte de l’utilisation des biens et fonds publics. Le Procureur Général près la Cour des Comptes, Monsieur Guy Tshipata Mulumba, a centré sa mercuriale sur les poursuites de gestion de fait devant la Cour des Comptes.MINISTÈRE D’ÉTAT, MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET NOUVELLE CITOYENNETÉ : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère d’État annonce qu’au Conseil de sécurité des Nations-Unies, la RD Congo défend la gratuité de l’enseignement et dénonce l’impact de la guerre du M23 et des RDF sur l’éducation. Intervenant devant le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, ce lundi 2 mars 2026 à New-York (États-Unis), lors d’un débat consacré à la protection des enfants à l’ère du numérique, l’Ambassadeur de la République démocratique du Congo, Zénon Ngay Mukongo a livré un plaidoyer ferme en faveur du droit à l’éducation en contexte de conflit, tout en dénonçant les conséquences directes de la guerre imposée dans l’Est du pays. « Depuis plus de trois décennies, notre pays connaît des cycles récurrents de violence et de conflits armés, particulièrement dans sa partie orientale », a-t-il déclaré. Zénon Ngay Mukongo a rappelé que des millions d’enfants congolais sont privés d’un droit fondamental : celui d’accéder à « une éducation sûre, inclusive et de qualité ». L’Ambassadeur a particulièrement épinglé la situation dans la Province du Sud-Kivu, où opèrent le M23 et les Forces de Défense Rwandaises (RDF). « Rien que dans la Province du Sud-Kivu, où opère impunément depuis le début de l’année 2025 le M23 et les Forces de Défense Rwandaises, en violation de nos lois nationales, de la Charte des Nations-Unies et du droit international humanitaire, l’impact du conflit sur l’éducation est alarmant », a-t-il dénoncé. MINISTÈRE DES MINES : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère annonce que, dans le cadre du Prospectors & Developers Association of Canada 2026, le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a pris part, ce 03 mars 2026, au Mining Investment in Africa, le plus grand forum africain sur les investissements miniers en Amérique du Nord. L’événement a réuni investisseurs, dirigeants et représentants africains afin de discuter de partenariats durables et de la valorisation industrielle des ressources du continent. Lors de son intervention, le Ministre a insisté sur la nécessité de dépasser le modèle extractif traditionnel : « La manière dont nous valorisons nos ressources naturelles ne peut plus se limiter à la simple extraction. Elle doit s’étendre à la connaissance, à la transformation ainsi qu’à la souveraineté industrielle et économique. » Le Ministre Louis Watum Kabamba a rappelé l’importance stratégique, pour l’Afrique, de reprendre le contrôle de son destin économique : « Nous devons inverser la tendance d’un modèle économique qui nous condamnait à exporter nos richesses brutes et à racheter des produits finis hors du continent. » La vision nationale de la RDC repose sur un développement gagnant-gagnant : « La République Démocratique du Congo a choisi de rompre avec le modèle extractif hérité du passé colonial et de faire de l’exploitation de ses minerais un levier de développement durable. Notre ambition est de devenir un acteur industriel central dans les chaînes de valeur mondiales des minerais et métaux de transition », a-t-il insisté. La RD Congo confirme ainsi sa volonté d’attirer des investissements responsables, de promouvoir des partenariats équitables et de renforcer le rôle stratégique de l’Afrique dans la transition énergétique mondiale.BANQUE CENTRALE DU CONGO, BCC : Sur son compte X (ex-Twitter), la Banque Centrale annonce que, ce mardi 3 mars 2026, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, M. André Wameso, a reçu la délégation de la Société Financière Internationale (IFC), conduite par sa Directrice régionale pour l’Afrique de l’Est, en mission en RD Congo. Au cœur des échanges : le système monétaire national, le développement du bureau de crédit, le marché des capitaux et le financement du logement. L’objectif étant de renforcer le partenariat en faveur du secteur privé, de la croissance et de l’emploi en RD Congo. La BCC poursuit ainsi la consolidation de ses partenariats stratégiques pour une modernisation et une stabilité accrues du système financier national.ECONEWS titre sur sa “Une” : “Justice : Sous l’impulsion de Félix Tshisekedi, Guillaume Ngefa déclare la guerre aux dérives sur les réseaux sociaux”. Moins d’une semaine après la mise en garde présidentielle, le Gouvernement passe à la vitesse supérieure dans la régulation du cyberespace. Répondant à l’appel du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a donné l’ordre aux Procureurs Généraux de traquer les auteurs de dérapages sur les réseaux sociaux et plateformes numériques. Lors de la réunion du Conseil des Ministres tenue le 27 février 2026, le Président de la République avait attiré l’attention du Gouvernement sur la dégradation de l’environnement numérique en RD Congo. Dans sa communication, Félix Tshisekedi avait souligné la nécessité urgente de «vulgariser le Code du numérique» pour faire face à un phénomène inquiétant, écrit ECONEWS.ECONEWS qui titre également : “Premier Forum d’affaires RDC–Japon : Daniel Mukoko amorce le grand virage industriel à Kinshasa”. Kinshasa a abrité, le lundi 2 mars 2026, le tout premier Forum d’Affaires RDC-Japon, une rencontre historique qui entend réinventer un partenariat économique plusieurs fois centenaire. Alors que la course mondiale aux métaux critiques s’intensifie, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Economie Nationale, Daniel Mukoko Samba, a lancé un appel clair et ambitieux aux investisseurs nippons : il est temps de passer de l’extraction brute à la transformation locale. Entre le potentiel minier et énergétique colossal de la RD Congo et l’excellence technologique du Japon, l’objectif affiché est clair : bâtir une industrie de nouvelle génération, des batteries électriques à l’agriculture intelligente. Plongée au cœur d’un rapprochement stratégique qui pourrait redessiner la carte des partenariats en Afrique, note ECONEWS..AFRICANEWS titre sur sa “Une” : “La Foi à l’épreuve du pouvoir, un courrier attribué à Mgr Kasanda révèle les affaires qui secouent les calotins : Un malaise profond terrasse la Cenco !” La dernière assemblée plénière de la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO-, fin février, a dégringolé de la sérénité apparente au tumulte discret. Réunis pour dresser le tableau socio‑pastoral du pays et «rester vigilants» face à la crise sécuritaire et sociale, les évêques ont laissé filtrer des tensions plus profondes: qui la conférence doit-elle être -vigie morale sans concession ou médiatrice prudente? Le ton donné par Mgr Fulgence Muteba, président de la CENCO, le 21 février 2026 n’a pas suffi à apaiser les dissensions. Si la conférence a dénoncé l’appui du Rwanda au M23 – une prise de position qui rompt avec une accusation de tiédeur passée -, la réaction interne a été plutôt vive. L’évêque d’un diocèse majeur, Emmanuel‑Bernard Kasanda de Mbuji‑Mayi, aurait préparé un texte critique pour la séance du 23 février, dénonçant des interventions devenues, selon lui, «sélectives, intempestives et tendancieuses». On ne sait toujours pas si ce texte a été lu publiquement. Une copie circule néanmoins depuis quelques jours, alimentant le malaise. Le cœur du conflit: l’usage des canaux internes et la nature des prises de parole. Mgr Kasanda pointe du doigt la transformation du groupe WhatsApp de la CENCO en «outil de propagande politique», où circuleraient «des critiques fleuves politiciennes» et des messages susceptibles, dit‑il, d’inciter à la division, à l’insurrection, voire à une guerre civile., rapporte AFRICANEWS.AFRICANEWS qui, dans un Dossier intitulé “La guerre peut changer de visage, les Grands Lacs aussi” fait le constat suivant : “Kinshasa face au défi de neutraliser définitivement les FDLR et l’exigence de lever le casus belli rwandais “. Après les sanctions américaines contre l’appareil militaire rwandais, l’autre sinon le principal scénario envisageable oblige Kinshasa à transformer l’attention internationale en résultats tangibles sur les FDLR. La question centrale n’est plus seulement symbolique: il s’agit d’éliminer, de façon vérifiable, toute capacité du groupe à servir d’argument pour une intervention extérieure. Sur le terrain, les FDLR ne fonctionnent plus comme une force homogène mais comme un ensemble de niches opérationnelles, de réseaux logistiques et de relais locaux. Cette dispersion les rend à la fois vulnérables et difficiles à éradiquer sans une combinaison de renseignements fins, d’opérations ciblées et de coupures de leurs soutiens matériels et financiers, analyse AFRICANEWS.LE QUOTIDIEN revient, pour sa part, sur l’indemnisation des victimes par le FRIVAO et titre : “Indemnisations en vue : Le FRIVAO annonce un déploiement accéléré dans quatre provinces de la RD Congo”. La dynamique d’indemnisation des victimes des exactions liées aux activités illicites ougandaises en RD Congo connaît une nouvelle impulsion. Dans une communication publiée sur son compte X, le FRIVAO a annoncé la relance imminente de ses activités, à l’issue d’une session extraordinaire de son Conseil d’Administration. Selon la note diffusée par l’institution, l’objectif est clair : passer à la vitesse supérieure après l’étape de Kisangani. Cette ville, symbole des affrontements passés et des souffrances subies par les populations, a constitué un point de départ majeur dans le processus d’indemnisation. Désormais, le FRIVAO entend élargir concrètement son action sur le terrain. Le Conseil d’Administration travaille actuellement à l’adoption d’un plan d’action opérationnel visant un déploiement effectif dans quatre Provinces concernées par les réparations : l’Ituri, la Tshopo (notamment les territoires de Bafwasende et Banalia), ainsi que le Haut-Uélé et le Bas-Uélé, écrit LE QUOTIDIEN.LE POTENTIEL titre sur sa “Une” : “Frappes au Moyen-Orient : Le Rwanda doit tirer les leçons de la stratégie américaine”. Au quatrième jour de la guerre au Moyen-Orient, les frappes israélo-américaines contre l’Iran montrent à quel point un État peut subir des conséquences sévères lorsqu’il franchit des lignes rouges. Cette crise doit interpeller le Rwanda, qui continue à soutenir des groupes armés comme l’AFC-M23 et d’autres mouvements visant à déstabiliser la RD Congo et à piller ses ressources. Si Paul Kagame persiste dans cette politique belliqueuse malgré les accords de paix, son pays risque des sanctions économiques lourdes et un isolement international, à l’image de ce que subit aujourd’hui l’Iran. La prétendue » grande influence » régionale ne protège pas contre les conséquences des choix stratégiques : la prudence diplomatique est désormais impérative, avance LE POTENTIEL. LE POTENTIEL qui titre également : “Guerre dans l’Est de la RD Congo : Après les sanctions américaines, Mukwege appelle à isoler davantage le régime rwandais”. Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix 2018 et candidat à la dernière présidentielle en RD Congo, a salué les nouvelles sanctions imposées par les États-Unis contre l’armée rwandaise et ses officiers supérieurs. Il invite la communauté internationale à aller plus loin pour mettre un terme au conflit dans l’Est de la RD Congo. Dans une déclaration rendue publique ce mardi 3 mars 2026, le gynécologue et opposant congolais a estimé que les mesures prises par le Département du Trésor américain à l’encontre de la Rwanda Defence Force et de quatre de ses officiers supérieurs pouvaient influer sur le rapport de forces sur le terrain. Denis Mukwege considère que la guerre, qui sévit depuis novembre 2021 dans l’est de la RD Congo, pourrait connaître une issue rapide si la pression internationale se renforce. Il souligne que le Rwanda, qu’il accuse de soutenir le M23, demeure dépendant de l’aide extérieure et reste donc vulnérable aux sanctions internationales, explique LE POTENTIEL.CHRONIK’ÉCO titre sur sa “Une” : Grands lacs : Washington redistribue les cartes”. En sanctionnant l’armée rwandaise pour son soutien présumé au M23, Washington ne se contente pas d’envoyer un signal diplomatique à Kigali. Les États-Unis modifient en profondeur les équilibres régionaux dans les Grands Lacs, replaçant la souveraineté de la RD Congo au cœur du débat et inscrivant la crise de l’Est congolais dans la rivalité mondiale autour des ressources stratégiques. La décision de Washington de sanctionner l’armée rwandaise pour son soutien présumé au M23 dans l’Est de la RD Congo ne constitue pas un simple épisode diplomatique. Elle s’inscrit dans une dynamique de recomposition géopolitique profonde, à l’intersection des enjeux de souveraineté, de sécurité régionale et de rivalité internationale pour les ressources stratégiques, écrit CHRONIK’ÉCO.CHRONIK’ÉCO qui titre également : “PDAC 2026 : la RDC en offensive stratégique pour capter les investissements miniers mondiaux”. La RD Congo a marqué de son empreinte la convention annuelle de la Prospectors & Developers Association of Canada (PDAC 2026), grand rendez-vous mondial de l’industrie minière. Conduite par le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, la délégation congolaise a transformé sa participation en véritable plateforme de promotion des réformes et des opportunités d’affaires du pays. ans un contexte de forte demande mondiale en minéraux critiques cobalt, cuivre, lithium essentiels à la transition énergétique, Kinshasa entend consolider sa position d’acteur incontournable des chaînes d’approvisionnement stratégiques. La démarche s’inscrit dans la vision du Président Félix Tshisekedi et sous la coordination de Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka, qui placent la valorisation responsable des ressources naturelles au coeur de la diplomatie économique congolaise, rapporte CHRONIK’ÉCO.RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, dans sa “Chronique des Matières Premières “ révèle que l’exportation de matières premières fait exploser la balance commerciale entre la RD Congo et les États-Unis. C’est un pic inédit depuis plusieurs décennies : l’excédent commercial de la RDC avec les États-Unis atteint plus d’un milliard de dollars pour l’année 2025. Une dynamique portée surtout par les matières premières. La RD Congo a exporté près de 2 milliards de dollars de marchandises vers les États-Unis contre 200 millions de dollars d’importations. Résultat : la balance commerciale avec les États-Unis atteint un niveau record pour le pays, quasiment 20 fois plus qu’en 2024. Et selon un analyste, le principal produit d’exportation est le cuivre avec près d’1,8 milliard de dollars, selon les chiffres qu’il a pu recueillir. Viennent ensuite les hydrocarbures : un peu plus de 100 millions de dollars. La Commission Economique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA), qui a également constaté cette hausse, y voit le résultat d’une demande américaine soutenue pour les matières premières, mais aussi les « effets de détournement du commerce ». En effet, la RD Congo bénéficie de droits de douanes avantageux vers les États-Unis, notamment via l’Agoa, l’African growth and opportunity act. Cette loi commerciale permet depuis les années 2000 à plusieurs pays d’Afrique d’accéder au marché américain sans droit de douane. La RD Congo avait été réintroduite dans le programme en 2020. Depuis, la balance commerciale est chaque année excédentaire pour la RD Congo, sans pour autant atteindre ce niveau de 2025. Les analystes prévoient une nouvelle augmentation de ces chiffres pour 2026, « au moins de 10 à 15 % » d’exportation. L’Agoa a en effet été reconduit pour une année et la RD Congo continue donc de pouvoir bénéficier de ces avantages, analyse la Radio du Monde.AFRICA INTELLIGENCE apporte des éléments d’explication sur la manière dont la société sino-congolaise Sacim a vendu ses diamants du Kasaï à Anvers. Après une première vente aux enchères réussie fin février 2026 sur la place belge, en discussion depuis septembre 2025, l’entreprise minière pourrait réitérer l’expérience plusieurs fois par an. THE FINANCIAL TIMES revient sur les sanctions imposées par le Département du Trésor américain aux Forces de Défense Rwandaises. Les États-Unis imposent des sanctions à l’armée rwandaise pour « violation » de l’accord de paix en RD Congo. Donald Trump rompt les relations diplomatiques entre Washington et Kigali, établies depuis trente ans, en raison du conflit dans cette région riche en minerais. Les États-Unis ont imposé des sanctions aux Forces de Défense Rwandaises (FDR) et à quatre de leurs plus hauts commandants pour « violations flagrantes » des accords de paix négociés l’an dernier par Washington entre le Rwanda et la République démocratique du Congo voisine. Cette décision d’inscrire les FDR sur la liste de l’Office de contrôle des avoirs étrangers (Ofac) du Trésor américain marque la rupture la plus nette entre Washington et le Rwanda depuis trente ans. À quelques rares exceptions près durant cette période, l’administration américaine a maintenu des liens étroits avec le dirigeant autocratique rwandais, Paul Kagame, une relation qui se reflète dans la coopération entre le Pentagone et les FDR.L’imposition de sanctions constitue également un aveu d’échec de l’accord de paix – qualifié d’« historique » par le président américain Donald Trump et de huitième guerre qu’il avait mise fin lors de sa signature à Washington en décembre – qui est en train de se déliter. Ces sanctions risquent de compliquer gravement la tâche de l’ONU, car l’armée rwandaise est l’un des principaux contributeurs aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, notamment en République centrafricaine et au Soudan du Sud. Le Gouvernement de Kigali a déclaré que les sanctions américaines, qui visent le chef des forces de défense rwandaises, le commandant des forces spéciales, le Chef d’État-Major de l’armée et un commandant de division, « dénaturent la réalité » et sont « injustement » unilatérales. Il a ajouté que la coalition de forces combattant aux côtés des forces armées congolaises comprenait des milices ethniques extrémistes, notamment les FDLR, dont certains dirigeants ont participé au génocide des Tutsis au Rwanda en 1994.JEUNE AFRIQUE, JA, titre : “Présidentielle en RDC : le retour du spectre du « glissement électoral »”. À deux ans de la présidentielle de 2028, retards techniques, incertitudes financières et tensions sécuritaires ravivent les craintes d’un report du scrutin. Félix Tshisekedi empruntera-t-il la même voie que son prédécesseur, Joseph Kabila ? Est-ce un pas dans la bonne direction ? Le 19 février 2026, à Kinshasa, la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) a officiellement transmis le fichier des dernières élections à l’Office National d’Identification de la Population (Onip). Ce registre doit servir de base à la constitution d’un fichier général de la population indispensable à l’identification des citoyens et à l’organisation des futurs scrutins, notamment les élections générales de 2028. Or cette étape arrive bien tard, et les craintes d’un « glissement » électoral s’accentuent à mesure que les semaines passent. Dans sa feuille de route publiée en avril 2025, la Ceni prévoyait d’organiser l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs entre février et septembre de cette même année, afin d’éviter « la dérive des retards et l’improvisation dictée par l’urgence ». Mais sur le terrain, les moyens financiers n’ont pas suivi. À ce jour, aucune avancée significative n’est enregistrée, pas même la désignation de la Province pilote du projet et encore moins, l’acquisition d’équipements pourtant programmées entre avril et septembre 2025. Le processus accuse déjà un sérieux retard, analyse JEUNE AFRIQUE.FOOTMERCATO.NET revient sur le partenariat signé en 2025 entre le Gouvernement congolais via le Ministère des Sports et Loisirs et le club monégasque en titrant : “L’AS Monaco et la RD Congo sont au cœur d’une grande enquête judiciaire !” Le Parquet Général de Monaco a ouvert une enquête préliminaire pour « corruption », « blanchiment » et « détournement de fonds » autour du partenariat signé entre l’AS Monaco et la RD Congo. L’AS Monaco pourrait faire face à des ennuis judiciaires. La direction du club de la Principauté a confirmé en effet qu’une enquête préliminaire avait été ouverte sur la base d’un dossier transmis par le Parquet national financier au service d’instruction du tribunal de Monaco. Selon L’Équipe, celle-ci porte sur des soupçons de corruption, de blanchiment de capitaux et de détournement de fonds publics autour d’un contrat signé entre le club et la RD Congo qui aurait dû s’agir d’un bon coup notamment pour l’attractivité de l’image touristique de cette nation au moyen de la communication offerte par les pensionnaires du stade Louis II. Ce contrat, signé en juin 2025, prévoyait de faire bénéficier la RD Congo d’une visibilité internationale en participant aux compétitions européennes de football. À l’origine de l’affaire se trouve une plainte déposée début septembre auprès du parquet financier français par l’avocat Hervé Diakiese au nom de deux citoyens congolais résidant en France. Les plaignants dénoncent les conditions dans lesquelles le partenariat aurait été conclu et estiment que l’utilisation de fonds publics congolais soulève de sérieuses interrogations. Nous terminons cette Revue de Presse par LE MAGAZINE FRANÇAIS GÉO qui titre : “Le Lumumba: cette boisson amère qui embarrasse l’Allemagne”.. Dégusté en Europe du Nord depuis les années 1960, le Lumumba, une boisson dont le nom est emprunté à un homme politique congolais, fait aujourd’hui polémique. Certains voient du racisme dans ce chocolat chaud accompagné d’une touche d’alcool et de crème fouettée. D’autres un hommage à une figure révolutionnaire. Durant les froides soirées d’hiver, dans les cafés ou sur les marchés de Noël allemands, il n’est pas rare de voir proposé à la carte un Lumumba. La boisson est principalement composée de chocolat chaud, auquel est ajoutée une lichette de rhum, ou parfois de brandy, et par-dessus un lit de chantilly. Derrière son aspect réconfortant se cache au fond de la tasse une histoire sombre. Le breuvage tire son nom d’une figure majeure de la lutte anticoloniale africaine, Patrice Lumumba, premier Premier ministre de la République démocratique du Congo. Il est assassiné en 1961 à l’âge de 35 ans, quatre mois après le premier coup d’État de Mobutu. Comment le nom de cet homme politique, tué dans un contexte trouble, a-t-il pu devenir celui d’une boisson adorée en Allemagne, en Autriche, au Danemark ou encore aux Pays-Bas ? Pour beaucoup de nos voisins de l’Est, le Lumumba est une madeleine de Proust, un plaisir nostalgique. Mais depuis quelques années, son appellation est remise en question…“La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement” dixit Félix Houphouët-Boigny, Président de la République de Côte d’Ivoire du 07 août 1960 au 07 décembre 1993. “La paix n’est plus une promesse lointaine. La paix est une direction, et nous y allons” dixit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo. Makabre
REVUE DU VENDREDI 13 MARS 2026
Nous commençons cette Revue de Presse par L’ASSEMBLÉE NATIONALE qui annonce sur son compte X (ex-Twitter) que la délégation parlementaire dépêchée...

