Le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Matete a condamné à la peine de mort, jeudi 26 février, un homme reconnu coupable du meurtre de sa mère et d’actes d’anthropophagie dans la commune de Kisenso, selon des sources judiciaires.
L’accusé, Josué Kaniki Kasongo, âgé d’environ 40 ans d’après les autorités locales, a été jugé en procédure de flagrance lors d’une audience foraine organisée à Kisenso, en présence d’une foule nombreuse. À l’issue des débats, le tribunal l’a déclaré coupable d’avoir tué sa mère avant de conserver une partie du corps dans un congélateur, des faits qualifiés de particulièrement graves par l’accusation.
Selon les autorités communales, les événements se seraient déroulés quelques jours avant l’intervention. Des voisins, alertés par une forte odeur provenant de la parcelle, ont prévenu les responsables locaux. « Les voisins nous ont appelés après avoir constaté une odeur inhabituelle », a indiqué le bourgmestre de Kisenso, présent lors de l’intervention. Il a précisé avoir ordonné l’ouverture forcée de la porte, agissant en qualité d’officier de police judiciaire.
À l’intérieur du domicile, les autorités affirment avoir découvert l’accusé caché sous un lit, en possession d’une machette. Lors de la fouille, des éléments du corps auraient été retrouvés dans le réfrigérateur et dans des ustensiles de cuisine, selon les déclarations faites publiquement par les responsables présents sur les lieux.

Au cours du procès, l’accusé aurait évoqué un différend financier avec la victime. Il aurait soutenu avoir vendu une parcelle pour un montant de 10 000 dollars et confié la somme à sa mère, affirmant que celle-ci refusait de la lui restituer. Ces éléments ont été mentionnés durant les audiences, sans possibilité de vérification indépendante.
Le procès s’est tenu en procédure accélérée, conformément aux dispositions légales relatives à la flagrance en vigueur en République démocratique du Congo. Le tribunal a finalement prononcé la peine capitale à l’issue des plaidoiries.
La peine de mort demeure inscrite dans l’arsenal juridique congolais, bien qu’elle soit rarement exécutée dans la pratique, les condamnations étant souvent commuées. Cette décision intervient dans un contexte où les juridictions locales poursuivent le traitement des affaires criminelles jugées d’une extrême gravité.
NGK





