L’image est devenue tristement banale sur les routes congolaises : une moto transformée en véritable transport collectif, transportant quatre, cinq, parfois même six personnes, dont un père de famille et ses enfants entassés sans aucune protection. Une pratique dangereuse qui interpelle et qui devrait être immédiatement proscrite.
Dans un contexte où la moto est censée transporter au maximum un conducteur et un passager tous deux équipés de casques la réalité observée en République démocratique du Congo est tout autre. Les règles élémentaires de sécurité semblent ignorées, au détriment de la vie des citoyens. Des enfants, souvent sans casque, sont exposés quotidiennement aux risques d’accidents graves, de chutes mortelles et de traumatismes irréversibles.
Comment un père de famille peut-il, en toute conscience, placer ses quatre enfants sur une moto conçue pour trois personnes au maximum ? Cette pratique, motivée par la nécessité économique ou le manque d’alternatives de transport, ne peut toutefois justifier la mise en danger de vies humaines. Car la surcharge d’une moto compromet l’équilibre du véhicule, réduit la capacité de freinage et augmente considérablement le risque d’accident.
Sous d’autres cieux, les normes sont strictes : un conducteur, un passager, et le port obligatoire du casque. Toute infraction est sanctionnée. En RDC, l’absence de contrôle rigoureux et le manque d’application des règles favorisent cette dérive inquiétante. Le résultat est visible : des routes transformées en zones de haute vulnérabilité, où chaque trajet peut devenir un drame.
Cette situation appelle une réaction urgente des autorités compétentes. L’État doit assumer pleinement ses responsabilités en matière de sécurité routière : renforcer les contrôles, sensibiliser les conducteurs, sanctionner les infractions et promouvoir une culture du respect du code de la route. La sécurité des Congolais ne peut rester un simple slogan ; elle doit devenir une réalité tangible.
Il est temps de bannir ces pratiques à risque, de protéger les enfants et de rappeler que la moto n’est pas un véhicule de surpopulation. La vie humaine vaut plus que tout. Et sur la route, la prudence doit être la première règle.
La sécurité routière n’est pas une option : c’est une obligation nationale.
NGK





