Le choc est profond à Muanda. Ce qui devait être une journée ordinaire d’apprentissage s’est transformé en scène de violence au sein du Complexe Scolaire La Borne. En pleine salle de classe, sous le regard médusé de plusieurs élèves, un enfant a été violemment agressé par trois de ses camarades. Une scène d’une brutalité rare qui a immédiatement embrasé l’opinion locale.
Selon des témoignages concordants, l’élève pris pour cible aurait subi des coups répétés, provoquant stupeur et panique parmi ses condisciples. Si les circonstances exactes restent à établir, une question s’impose déjà dans toutes les conversations : comment une telle violence a-t-elle pu éclater dans un espace censé protéger et former ?
Une onde de choc dans toute la communauté
Parents, enseignants et acteurs sociaux expriment leur inquiétude face à ce qu’ils considèrent comme un grave manquement à la sécurité scolaire. Beaucoup redoutent que cet incident ne révèle un malaise plus profond : montée de l’agressivité chez les jeunes, faiblesse des mécanismes de prévention, insuffisance de surveillance en milieu scolaire.
Dans les rues de Muanda, l’émotion est vive. Des parents disent craindre pour la sécurité de leurs enfants. D’autres réclament des mesures immédiates et visibles pour restaurer l’autorité et la discipline au sein des établissements.
Coco Makakidi hausse le ton
Face à cette situation, Coco Makakidi, figure connue et natif du territoire, a exprimé une condamnation sans équivoque. Il parle d’un « acte intolérable assimilable à du banditisme en milieu scolaire » et appelle à une réaction forte des autorités.
Pour lui, il ne peut s’agir d’un simple incident à régler discrètement. « Il faut une justice exemplaire, pédagogique et dissuasive », estime-t-il, convaincu que l’impunité ouvrirait la porte à d’autres dérives. Il demande que les responsabilités soient établies à tous les niveaux : auteurs directs, encadrement pédagogique, chaîne de surveillance.
L’heure des décisions
Désormais, les regards sont tournés vers les autorités scolaires et administratives. Une enquête interne est attendue, tout comme d’éventuelles mesures disciplinaires. La population, elle, exige de la transparence et des actes concrets.
Au-delà de ce dossier précis, l’affaire pose un débat plus large : quelle place accorder à la prévention de la violence dans les écoles ? Quels mécanismes mettre en place pour protéger les élèves et renforcer l’autorité éducative ?
À Muanda, une conviction rassemble désormais la communauté : l’école doit rester un sanctuaire du savoir et de la protection. Et pour beaucoup, seule une réponse ferme et rapide permettra de refermer cette plaie ouverte au cœur de la cité.
Cet incident ravive un souvenir encore plus tragique dans les mémoires locales. Il rappelle le drame de Jason Life Isolena, élève en 6ème Littéraire au Complexe scolaire Ange Raphaël, lâchement assassiné le lundi 26 février 2026.
La Rédaction





