La chanson » On ne vit qu’une seule fois » figure aussi parmi les chansons les plus réussies du riche répertoire de l’ancien chef d’orchestre Tout Puissant Ok Jazz et responsable de l’orchestre Bana Ok, le poète Lutumba Simaro Masiya.
Dans cette belle et instructive chanson, il s’agit bien d’une histoire d’amour qui a mal tourné entre deux conjoints. L’homme a retrouvé sa femme avec un autre homme, de l’adultère consommée, une flagrance qu’aucune société africaine ne pouvait accepter. Des vraies cochonneries.
Cette belle mélodie est le récit de cette femme adultère qui a pris fuite après son forfait et qui commence à se rendre compte que plus elle reste cachée derrière sa honte sans savoir ce que l’homme qu’elle n’a pas revu après son forfait pense, se résout de faire un pas vers l’homme pour une possible Mea Culpa.
Découragée par son entourage, elle se dit » on ne vit qu’une seule fois », mieux vaut tenter sa chance pour ne pas finir dans la honte et le célibat en faisant les tours des bistrots de Kinshasa comme les autres femmes de sa génération : »kufa soni ku muna pasi soki na landi misu ya bato ». Nabebisa confiance uta akanga nga na mobali, ma baku ya nzela ebebiseli nga bolingo » pour dire que je dois me méfier du regard des autres. Les méandres de la vie m’ont poussé à perdre la confiance de mon mari. Je dois me rendre pour lui demander pardon.
Cette chanson qui a tout de l’épisode de la femme adultère interpelle aussi sur le sens de l’humilité. L’on peut s’imaginer cette femme qui se présente devant cet homme qui semble perdu et que ce dernier lui réserve une mauvaise réponse. C’est là où ce morceau prend tout son sens: savoir faire un pas vers le pardon.
Retour sur une chanson qui a tout d’une leçon de vie à prendre au sérieux: » savoir oser pour se faire pardonner ».
Deb’s Bukaka





