Les journaux parus ce vendredi s’accorde sur un même constat : la tournée diplomatique et économique du président Félix Tshisekedi aux États-Unis qui marque un tournant géostratégique majeur pour la RDC. Entre soutien politique face à l’agression rwandaise et sécurisation des minerais critiques, Washington affiche désormais une ligne plus ferme, pendant que Kigali semble perdre de précieux appuis.
Washington durcit le ton contre Kigali
Le Quotidien ouvre le bal avec un titre choc :
« Washington durcit le ton : des sanctions directes contre Kigali ! »
L’hebdomadaire s’appuie sur les déclarations de Chris Smith, président de la sous-commission Afrique de la Chambre des représentants, annonçant une seconde phase d’auditions sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Le journal révèle que des sanctions ciblées contre de hauts responsables rwandais sont sérieusement envisagées pour leur soutien au M23, en violation d’accords antérieurs. En toile de fond, Washington met en place un cadre structuré d’accompagnement des projets stratégiques congolais, renforçant ainsi son ancrage économique à Kinshasa.
Kagame sous pression, la RDC en quête de puissance économique
De son côté, Congo Nouveau décrypte l’onde de choc provoquée à Kigali. Le tabloïd évoque une fébrilité croissante de Paul Kagame, confronté à la perspective de sanctions américaines.
Le journal insiste également sur l’appui du FMI (FPI) à la RDC pour moderniser sa gouvernance financière, soulignant la volonté de Kinshasa de transformer ses ressources stratégiques en véritable levier de développement, plutôt qu’en simple rente extractive.
Trump – Tshisekedi : une séquence diplomatique forte
Le Phare met en lumière l’entretien à la fois électrique et chaleureux entre Donald Trump et Félix Tshisekedi en marge du National Prayer Breakfast.
Selon le quotidien, Trump qualifie l’accord signé avec la RDC de « plus grand partenariat stratégique jamais conclu avec l’Afrique », allant jusqu’à lancer au chef de l’État congolais :
« Appelez-moi pour quoi que ce soit. »
Un détail lourd de sens est relevé : l’exclusion de Kigali de la rencontre dédiée aux pays détenteurs de minerais critiques.
Soutien personnel assumé de Trump
Une information confirmée par l’Agence congolaise de presse (ACP) qui titre :
« Trump s’adressant au Président Tshisekedi : “Appelez-moi pour quoi que ce soit” ».
Le média public insiste sur le soutien personnel affiché par Donald Trump, qui décrit Félix Tshisekedi comme un « homme brave », capable d’endurer pressions et épreuves au nom de son pays.
Entre pragmatisme américain et colère rwandaise
Dans une analyse plus nuancée, Actualite.cd explique que la réunion inaugurale du Joint Steering Committee à Washington vise à traduire les engagements politiques en actions concrètes, notamment pour le développement économique et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement.
Le site rapporte également la réaction virulente de Paul Kagame, qui, lors de l’ouverture du dialogue national Umushyikirano, rejette toute accusation de convoitise minière et défie la communauté internationale sur les sanctions, allant jusqu’à qualifier Félix Tshisekedi d’« enfant gâté ».
L’isolement progressif de Kigali
Enfin, 7sur7.cd tranche sans détour : Kagame serait lâché par ses alliés historiques, Washington et Londres en tête.
Le média souligne un changement radical de posture des capitales occidentales, qui ne soutiennent plus Kigali sans réserve. Cet isolement est analysé comme la conséquence directe des aveux et rapports internationaux confirmant l’implication rwandaise dans la déstabilisation de l’Est de la RDC.
La Rédaction

