Avant de passer de la terre des hommes à l’au delà, l’éléphant du Zaïre, Pépé Kalle Yampaya de l’orchestre Empire Bakuba avait réussi un album qui restera parmi les meilleurs de la musique congolaise dénommé « Cocktail ». Le complice de Dilou et Matolu avait mis d’accord les funs de la rumba congolaise en recrutant des jeunes qui ont pu renforcer cet orchestre en 1998. Parmi les chansons qui avaient fait danser les anciens libérateurs dont les enfants soldats, communément appelés, « Kadogo » à l’entrée du mouvement de « libération », AFDL, figure « Michou ».
Ces belles paroles dédiées à une femme du nom de Michou est une histoire entre deux personnes qui s’aiment mais qui ne savent pas vraiment profiter à fond de leur relation. Des absences répétées ne cessent de déséquilibre l’homme qui demande à sa dulcinée de ne pas continuer à blaguer avec l’amour qui est un don de Dieu : » Kosakana te eloko Nzambe apesi yo, ezali lokola like simba » pour dire ne joue pas avec l’amour que Dieu t’a donné, garde le comme un oeuf « .
C’était alors une vraie « École ya ba yembi », une grande école des chanteurs avec des voix rares comme celles de Dilou Dilumona, De Souza, José Ikomo et autres. L’on retrouvait aussi des guitaristes de talent comme Doris à la guitare solo, Lofombo à la guitare basse.
Un vrai Cocktail qui marqua la fin d’un grand orchestre musical d’Afrique qui ne dura pas longtemps après la disparition du grand éléphant du Zaïre, Pépé Kalle Yampaya, champion d’Afrique et des Caraïbes.
Retour sur une chanson qui marque encore les férus de l’art d’Orphée.
Deb’s Bukaka





