- Première sortie : affaire « Vidéo Kagame ». Deuxième sortie : « aveu du Rwanda à propos du parrainage du M23-AFC ». Sortie politique ratée : « Journée de Mémoire pour Goma et Consorts » !
« VIDEO KAGAME » OU LE « CERVEAU » QUI VOULAIT DÉDOUANER FÉLIX TSHISEKEDI
« nihil novi sub sole » ou « Rien de nouveau sous le soleil », dirait l’autre. Car, on a cherché à présenter la « Vidéo Kagame » en nouveauté dans les relations exécrables congolo-rwandaises pendant qu’il s’agissait, en vérité, d’une vieillerie remontant à avril 2023. Au final, silencieux lors de la commission de l’acte en 2023, le Gouvernement est coincé, en ce mois janvier 2026 finissant, par ses propres communicants qui l’ont mis dans l’incapacité de réagir !Effectivement, comment s’y prendrait-il en réagissant avec deux ans et sept mois de retard ? Le « cerveau » qui voulait dédouaner Félix Tshisekedi n’a pas réalisé qu’il dédouanait en même temps tous les quatre chefs de l’Etat ayant précédé le chef de l’Etat…
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« SCOOP DE JANVIER : UN VÉRITABLE BIDE…
Il s’est, en effet, révélé que dans cette vidéo, Paul Kagame engageait ouvertement la responsabilité des puissances réunies à Berlin en 1885 et celles qui s’étaient constituées en colonisatrices. En l’occurrence l’Allemagne et la Belgique. Pour mémoire, la famille royale belge est de Saxe-Cobourg-Gotha, en Allemagne.
Conséquence sur le terrain : le « scoop » de janvier 2026 se révèle un véritable bide en ce que ni le Pouvoir congolais, ni les puissances occidentales indexées n’y ont prêté attention !
« AVEU DU RWANDA À PROPOS DU PARRAINAGE DU M23-AFC
Il en est de même de l’aveu du Pouvoir rwandais au sujet du « parrainage du M23-AFC ».
Au coeur d’un gros battage médiatique, l’aveu est en train de se révéler un ballon de baudruche. Plus les jours passent, plus il se dégonfle.
Que le Rwanda ait reconnu ce qu’on lui attribue comme responsabilité n’a à dire vrai rien de nouveau.
Depuis l’Afdl, toute la documentation réunie par des chercheurs officiels et des chercheurs privés étale cette responsabilité. Personne de sensé ne peut prétendre l’ignorer.
Du reste, depuis le début de la énième agression en 2022, le Pouvoir ne surfe que sur cette thèse.
Que va-t-il faire de différent qui n’ait pas été fait jusque là ?
Ce qu’on sait – et qui étonne les têtes pensantes – c’est son incapacité de faire acter l’agression rwandaise dans un seul des documenst officiels engageant la RDC avec d’autres protagonistes. Du Processus de Nairobi au Processus de Lomé en passant par les Processus de Luanda, Dar es Salaam, Harare, Doha et Washington, aucun des communiqués, aucun des accords ne fait clairement mention de l’agression. Même dans les résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu n°2773 du 21 février et n°2808 du 30 décembre 2025, on en trouve la moindre trace.
On constate la présence des troupes rwandaises sur le sol congolais, on exige même au Rwanda de les retirer, mais on s’abstient de qualifier cette présence de ce qu’elle en droit, à savoir « agression ». On laisse les Congolais procéder par déduction.
Penser alors que l’aveu du Rwanda changera quelque chose, c’est continuer de faire la politique de l’autruche.
D’ailleurs, comme pour signifier à Kinshasa que cet aveu n’impacte aucun des Processus en cours, la médiation qatarie vient d’enjoindre le Gouvernement et les « pantins » à rentrer à Doha, toutes affaires cessantes…
FÉLIX TSHISEKEDI TRAHI SUR TOUTE LA LIGNE
En attendant la troisième sortie médiatique, il y a la célébration de la « Journée de Mémoire » intervenue le mardi 27 janvier à Kinshasa à l’occasion du premier anniversaire de la perte de Goma.
Certes, la cérémonie a été insérée dans le cadre de la célébration, chaque 27 janvier de l’année, de la « Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah, à la mémoire des génocides et à la prévention des crimes contre l’Humanité », date choisie par la France et l’Allemagne en référence à la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau.
Si le choix de Goma a été dicté par la symbolique que représente cette ville dans toutes les guerres surgies à l’Est depuis 1996, il peut se justifier.
Si, par contre, c’est seulement par rapport à l’agression actuelle, autant le dire d’emblée : il s’agt d’un choix mauvais.
Voici pourquoi et comment.
Goma ne devrait jamais, mais alors jamais tomber. Le Chef de l’État en avait rassuré les Congolais en général, les Gomatraciens en particulier parce qu’il a été amené à y engager des moyens conséquents, tous domaines confondus.
Or, Goma est tombé.
Pire, cela est arrivé pendant qu’il y avait la plus grande concentration en troupes (Fardc, Armée burundaise, Armées de la Sadc, Monusco, Wazalendo et mercenaires roumains) et en armements jamais réunie dans ce pays depuis l’accession à l’indépendance. Une sorte de Verdun.
Hélas, au finish, Goma s’est révélé un Waterloo pour la RDC. On a vu les troupes gouvernrntales congolaises, burundaises et même de la SADC lever le drapeau blanc. On a vu les mercenaires roumains rendre les armes. On a vu les Wazalendo tenter un baroud d’honneur quasiment suicidaire en entrant à Rubavu, en territoire rwandais, sous prétexte de ramener la guerre d’où elle est venue.
C’est beau, très beau aujourd’hui de prétexter de l’infiltration de l’appareil sécuritaire, comme l’a déclaré Julien Paluku.
Doit-on comprendre par là qu’avant d’ordonner l’assaut sur Goma, le Pouvoir ignorait tout de l’infiltration et que c’est seulement après le bide qu’il s’en est rendu compte ?
En vérité, en vérité, nous vous le disons : Félix Tshisekedi a été trahi sur toute la ligne et par toutes ses « armées » engagées dans la Grande Bataille de Goma, en l’occurrence l’armée politique, l’armée diplomatique, l’armée sécuritaire, l’armée économique, l’armée religieuse, l’armée coutumière, l’armée culturelle, l’armée cultuelle, l’armée médiatique dite aussi numérique. Il a été escroqué au sens propre et figuré.
Toutes ces « armées » ont pour particularité de s’opposer ouvertement en anti-Dialigue.
Comment alors a-t-on tenté, à Kinshasa, de mentir à la mémoire des victimes dont la confiance placée dans la déclaration de l’Autorité établie a été piétinée de façon expresse !
En réalité, si la ville de Goma n’était pas tombée un 27 janvier – date de célébration de la « Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah, à la mémoire des génocides et à la prévention des crimes contre l’Humanité », l’An 1 de la chute du chef-lieu du Nord-Kivu n’aurait pas été célébré à Kinshasa, ni ailleurs.
La preuve est qu’en 2023, en 2024 et en 2025, Kinshasa a superbement ignoré la prise de Rutshuru survenue le 25 mai et celle de Bunagana le 13 juin 2022. Aucune Journée de Mémoire n’a été tenue où que ce soit en mémoire et en soutien aux compatriotes de ces agglomérations.
SE FAIRE DES SOUS SANS LE MOINDRE SOUCI…
C’est déjà significatif que le Président de la République, préoccupé par la promotion du GENOCOST, ait choisi le moment, pourtant voulu solennel par les siens, pour entreprendre plutôt son itinérance dans l’Espace Kasaï, c’est-à-dire s’absenter de la capitale.
C’est peut-être l’indice que les deux initiatives médiatiques (« Video Kagame » et « Aveu Kagame ») ainsi que la sortie politique du Gouvernement pour une Journée de Mémoire ont été mal conçues, mal inspirées, mal réfléchies et, naturellement, mal engagées.
L’autre les lierait à ce qu’on qualifie de « frappe », terme désignant dans le jargon kinois moyen de se faire des sous sans le moindre souci de l’intérêt commun.
D’ailleurs, on ne saura jamais combien toutes ces initiatives auront coûté au Trésor public !
Ce qui est vrai, c’est qu’au moment où les sources généralement bien informées annoncent pour imminent le 5ème remaniement du Gouvernement en 5 ans, le mois de janvier finissant aura donné prétexte à tous les coups et coûts…
PROCHAINEMENT : « Le deal minier avec les USA ne concernerait que le Katanga et le Kivu ? »
Omer Nsongo die Lema
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