Alors même que le chef de l’état Félix Tshisekedi Tshilombo avait donné l’ordre lors d’un conseil des ministres d’interdire les motocyclistes communément appelés « Wewa », tiré de la langue Luba et qui signifie » Toi » d’accéder à Gombe, et que le gouvernement provincial de la ville de Kinshasa à travers son ministre du Plan, Budget, Emploi et Tourisme, Jésus Noël Skeke avait annoncé des mesures fortes pour mettre fin aux désordres orchestrés par ces garnements, rien ne change.
Le constat demeure désolant. Kinshasa vit dans un chaos total dans les grandes artères comme dans tous les carrefours.
Du rond-point Super Lemba, en passant par le rond-point Victoire jusqu’au rond-point Magasin, l’on assiste à un vrai Far West.
Ces hommes à moto ne respectent personne et sont familiers aux agents de l’ordre très corrompus. Ils assiègent tous les coins et recoins des routes qui mènent dans plusieurs directions comme vers les communes de la Gombe, Lingwala, Bandalungwa, Ngaliema, etc.
Quand l’on se retrouve coincé entre des routes impraticables et ce phénomène Wewa, c’est un vrai calvaire pour des milliers d’âmes qui tentent de survivre dans cette mégapole qu’est Kinshasa.
L’indifférence générale et totale du gouvernement congolais sur des situations aussi simples à régler démontre que l’état n’y accorde une attention particulière.
Pour certains observateurs, ce chaos est voulu:
» vous avez entendu l’appel du Secrétaire général du parti UDPS au pouvoir, Augustin Kabuya quand il s’est adressé aux mêmes Wewa qui sont à majorité du parti du chef de l’état.
Il a dit que ces derniers devraient se constituer en bouclier contre toute tentative de déstabilisation du pays. Ils sont prêts à tout chambouler parce qu’ils ont un soutien politique. C’est pour dire que c’est voulu« .
Si l’état congolais n’est pas en mesure de mettre de l’ordre dans ce secteur, que peut on espérer dans d’autres secteurs aussi complexes?
Il y a péril dans la demeure !
Sam Nzita





