Nous commençons cette Revue de Presse par LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE qui nous informe que l’Ambassadrice des États-Unis d’Amérique en République Démocratique du Congo, Madame Lucy Tamlyn, a fait ses adieux au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, ce dimanche 28 décembre 2025 à la Cité de l’Union africaine. Le diplomate américain a, au terme de l’audience avec le chef de l’Etat, évoqué l’état de la coopération entre les États-Unis d’Amérique et la RD Congo. Le Président Tshisekedi a remercié l’Ambassadrice Lucy Tamlyn pour son investissement personnel dans le renforcement du partenariat stratégique entre les États-Unis d’Amérique et la RD Congo avant de lui adresser ses vœux de succès pour la continuité de sa carrière. Diplomate de carrière avec grade de ministre conseiller, l’ambassadrice Tamlyn a rejoint le service diplomatique en 1982. Avant d’arriver à Kinshasa, en février 2023, elle a été ambassadrice des États-Unis en République Centrafricaine (2019-2022) et en République du Bénin (2015-2018).
PRIMATURE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), la Vice-Primature annonce que, ce 29 décembre 2025, Madame la Première Ministre,, Judith Suminwa-Tuluka, a lancé la transmission électronique de la liasse documentaire du commerce extérieur, permettant l’échange numérique et automatique des documents entre le système S-ONE de la SEGUCE et SYDONIA World de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA). Cette réforme met fin à la circulation physique des dossiers, simplifie les procédures d’importation, d’exportation et de transit, et renforce la transparence, la traçabilité et la mobilisation des recettes publiques. Les grandes avancées de cette réforme sont : la dématérialisation complète des documents commerciaux, la réduction des délais et des tracasseries administratives, la fluidité accrue entre opérateurs économiques et administrations et l’alignement sur les standards du commerce international. « Une révolution historique pour la modernisation de l’État. » a affirmé Madame la Première Ministre.
LA PRIMATURE DE LA RÉPUBLIQUE, annonce également sur son compte X (ex-Twitter) que, dans le cadre d’une visite de courtoisie de fin de mission, l’Ambassadeur des États-Unis en RD Congo, Lucy Tamlyn, a été reçue en audience par Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka. La Cheffe du Gouvernement a salué l’engagement de la diplomate américaine en faveur du renforcement du partenariat stratégique entre les deux pays, marqué par une coopération soutenue dans les domaines de la paix, de la santé, de l’environnement et du dialogue économique. De son côté, Lucy Tamlyn a exprimé sa satisfaction quant à la qualité de la collaboration bilatérale, ainsi que sa confiance dans la poursuite et le développement des relations entre Kinshasa et Washington.
VICE-PRIMATURE, MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, SÉCURITÉ, DÉCENTRALISATION ET AFFAIRES COUTUMIÈRES : Sur son compte X, la Vice-Primature nous informe que, conformément aux instructions du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, données lors de la 70ᵉ réunion ordinaire du Conseil des Ministres, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, a présidé, ce lundi 29 décembre, 2025 une réunion interministérielle consacrée à la situation humanitaire des compatriotes réfugiés au Burundi et en Tanzanie. Cette rencontre visait à préparer une mission humanitaire urgente destinée à assister les réfugiés dans ces deux pays, dont les conditions de vie se sont fortement dégradées à la suite des récentes offensives de l’armée rwandaise dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Après avoir recueilli les contributions de ses collègues, le VPM SHABANI a demandé à Madame la Vice-Ministre des Affaires Étrangères d’entrer en contact avec les Ambassades du Burundi et de la Tanzanie, ainsi qu’avec le Haut Commissariat aux Réfugiés, en vue de définir une méthodologie de collaboration efficace pour l’assistance humanitaire.
MINISTÈRE D’ÉTAT, MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COOPÉRATION INTERNATIONALE, FRANCOPHONIE ET DIASPORA CONGOLAISE : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère d’État annonce que ce 29 décembre 2025, lors de la 1321ᵉ réunion du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine, Madame Ministre d’État Thérèse Kayikwamba Wagner a appelé l’Union Africaine à dépasser la seule retenue face à l’escalade persistante dans l’Est de la RD Congo. Elle a dénoncé les violations de l’Accord de Washington et de la Résolution 2773, illustrées par l’attaque d’Uvira par l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda, et leurs conséquences humanitaires dramatiques (+500 000 déplacés). La RD Congo appelle le CPS à assumer pleinement ses responsabilités : sanctions, protection des civils, accès humanitaire sans entrave et mesures dissuasives, afin de préserver la paix, la souveraineté et la crédibilité de l’Union Africaine.
MINISTÈRE D’ÉTAT, MINISTÈRE DE LA JUSTICE : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère d’État annonce que le Ministre d’État à la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a reçu la délégation du groupe minier GDIM. Les échanges ont porté sur le suivi de l’incident environnemental, les mesures correctives engagées et la nécessité de garantir un climat des affaires transparent et sécurisé en RD Congo.
LE POTENTIEL titre sur sa “Une” : “Affaire Mobondo : L’armée accuse, la justice attendue au tournant”. En RD Congo, l’insécurité qui gangrène l’ouest du pays franchit un nouveau seuil d’alerte. Ce qui était jusqu’ici présenté comme une crise localisée autour de la milice Mobondo prend désormais une dimension politique et institutionnelle majeure. Les récentes accusations de l’armée congolaise, mettant en cause des proches du pouvoir soupçonnés de soutenir, voire de piloter ce mouvement armé, constituent des révélations d’une extrême gravité qui ne sauraient être traitées à la légère. À mesure que la violence se rapproche de Kinshasa, ces alertes posent avec acuité la question des complicités internes et de la capacité de l’État à faire respecter l’autorité de la loi. Dans ce contexte explosif, la justice congolaise est appelée à sortir de la réserve, à ouvrir sans délai des enquêtes sérieuses, indépendantes et crédibles, afin d’identifier et de poursuivre tous ceux qui seraient impliqués dans l’appui à la rébellion Mobondo. L’Agence nationale de renseignements et l’ensemble des services de sécurité sont également interpellés pour faire toute la lumière sur ce dossier sensible, dont l’issue pourrait peser lourdement sur la stabilité du pays. Faute d’une réaction institutionnelle ferme, le risque est réel de voir l’insécurité de l’ouest atteindre le cœur même de la capitale, dans un contexte national déjà fragilisé par la persistance des foyers de violence à l’Est de la RD Congo., écrit LE POTENTIEL.
RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, revient sur la suspension du Porte-Parole des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) suite à des propos inconvenants tenus à la télévision nationale, RTNC. En RDC, des propos tenus samedi 27 décembre à la télévision publique ont suscité une polémique. Le porte-parole des FARDC, le général-major Sylvain Ekenge, a évoqué une supposée stratégie d’infiltration du Rwanda, qui pourrait passer par des relations familiales ou matrimoniales, citant explicitement les femmes tutsi. Des déclarations jugées stigmatisantes, dans le contexte du conflit avec l’AFC/M23 soutenu par Kigali dans l’est du pays. Sylvain Ekenge a été suspendu de ses fonctions. Ce lundi 29 décembre 2025, l’État-Major Général des FARDC n’a pas laissé faire son Porte-Parole. Dans un communiqué, l’armée condamne les propos du général Sylvain Ekenge, qu’elle juge « incompatibles avec les valeurs républicaines et les missions constitutionnelles dévolues aux FARDC ». L’état-major précise aussi que ces déclarations ne reflètent ni la position officielle de la RD Congo, ni celle du président Félix Tshisekedi, ni celle du Gouvernement. À noter enfin que ces déclarations ont été tenues au lendemain de l’adoption par le gouvernement congolais d’une note visant à encadrer et harmoniser la parole officielle.
AFRIKARABIA évoque, pour sa part, “un discours décomplexé sur la stigmatisation des Tutsis en RD Congo””. Difficile de croire à un simple dérapage lorsque le Porte-Parole de l’armée, en direct à la télévision nationale, les yeux rivés sur ses notes, se lance dans une longue diatribe contre la « stratégie d’infiltration » du Rwanda, et des Tutsis, alors que le conflit avec les rebelles du M23 dans les Provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu bat son plein, écrit le média en ligne.
LE POTENTIEL considère, par ailleurs, que la mise en oeuvre de l’accord de partenariat stratégique entre la RD Congo et les États-Unis d’Amérique est entrée dans sa phase opérationnelle, avec l’installation du Comité de pilotage conjoint (Joint Steering Committee- JSC) et la préparation des premières listes de projets et d’actifs stratégiques que la RD Congo doit transmettre début janvier 2026. Selon le Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Économie Natio nale, Daniel Mukoko Samba, les deux États ont déjà désigné leurs
représentants au sein du JSC, conformément aux dispositions de l’accord signé à Washington sous les auspices de l’administration Trump. » Les leviers se mettent bien en place. Les deux États ont déjà désigné leurs représentants au JSC. Le comité a été constitué le 22 décembre 2025, à raison de cinq représentants chacun. Au sein de ce comité, les décisions se prennent par consensus « , a-t-il déclaré samedi 27 décembre 2025.
DESKECO.COM annonce que dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie d’apurement de la dette publique intérieure, le gouvernement congolais intensifie le suivi du paiement de petites créances aux entreprises créancières. De ce fait, la Direction générale de la dette publique (DGDP) avait officiellement saisi, à travers un document, les directeurs généraux des institutions bancaires impliquées, en vue de s’assurer de l’effectivité de paiements du deuxième lot de petites créances opérés par le trésor public. La DGDP rappelle que cette opération, qui devait en principe commencer le 9 décembre 2025, s’inscrit dans une démarche du Gouvernement d’apurement de la dette publique. En vue de garantir la transparence et l’efficacité de cette phase du processus, martèle le document, l’administration de la dette publique annonce le déploiement d’une mission officielle dans les établissements bancaires partenaires.
DESEKO.COM qui analyse, par ailleurs, que malgré son rapprochement avec Washington, Kinshasa entend maintenir des liens solides avec Pékin, et préserver son partenariat. En 2025, Kinshasa s’est fortement rapproché de Washington en espérant trouver une réponse à sa crise de l’insécurité dans l’Est, due aux multiples ressources naturelles, dont les minerais critiques. Malgré ce rapprochement à la fois économique et militaire avec les Etats-Unis, la RD Congo ne souhaite pas gêner sa relation avec la Chine, un partenaire important voire historique. Avec la Chine, le Gouvernement congolais est lié par un contrat important appelé « contrat sino-congolais », surnommé « contrat du siècle » qui consiste à échanger les minerais contre les infrastructures, conclu en 2008, ensuite revisité en 2024. La Chine a également construit nombre d’édifices du pays, un partenariat considéré comme sincère mais opaque. Ce que l’on sait de la Chine, c’est le respect de ses engagements conformément aux exigences internes d’un pays, tout en respectant le principe de la souveraineté d’un Etat. Pour le Ministre de l’Économie Nationale, Daniel Mukoko Samba, c’est une coopération de profondeur et d’ancienneté qui unit la RD Congo à la Chine.
ZOOM-ECO.NET nous apprend que le marché des assurances en RD Congo poursuit sa dynamique de croissance avec des ambitions clairement affichées par l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances (ARCA). Selon son Directeur Général, Alain Kaninda, le secteur pourrait atteindre un chiffres d’affaires de 600 millions de dollars américains dès l’exercice 2026, avant de franchir le seuil symbolique d’un milliard de dollars d’ici 2030. Ces projections traduisent la volonté des autorités congolaises de faire du secteur des assurances un levier important du développement économique et financier du pays. Pour atteindre cet objectif majeur, l’ARCA a décliné une feuille de route reposant sur cinq axes stratégiques, considérés comme les piliers du développement du marché des assurances en RD Congo. Le premier pilier concerne la sensibilisation et la vulgarisation. Le deuxième axe stratégique porte sur la digitalisation et le développement de canaux innovants. Le troisième pilier est lié aux aspects de contrôle. En tant qu’organe régulateur, l’ARCA entend poursuivre et renforcer le contrôle permanent des opérateurs d’assurance afin d’assurer la solidité financière du secteur et la protection des assurés. À cela s’ajoutent le contrôle des assurances obligatoires et la lutte contre l’évasion des primes d’assurance, quatrième axe de la stratégie. Le cinquième pilier concerne la promotion de l’assurance-vie et de l’assurance inclusive, notamment les assurances individuelles.
ACTUALITE.CD revient sur la réaction d’Augustin Kabuya aux propos de Mgr Fulgence Muteba et écrit : “Augustin Kabuya s’attaque encore à l’Église catholique et l’accuse de vouloir pousser le régime à la faute pour se victimiser qualifiant « d’agitations » les propos de Mgr Fulgence Muteba”. Les critiques du président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et archevêque de Lubumbashi (Haut-Katanga), Fulgence Muteba Mugalu, au sujet du partenariat stratégique signé entre la RD Congo et les États-Unis, ont suscité la réaction de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi). Ce partenariat stratégique, précédemment appelé de « deal minier « , constitue l’une des composantes des accords de Washington, signés sous les auspices de l’administration Trump. Alors que l’archevêque de Lubumbashi le qualifie de bradage des ressources naturelles du pays, estimant qu’il viserait uniquement à sauver un régime au détriment de l’avenir de toute une nation, Augustin Kabuya, secrétaire général du parti présidentiel, parle plutôt « d’agitations », estimant que les accords du 4 décembre ont mis à mal leur initiative (NDLR: Pacte Social). Selon lui, l’Église chercherait à jouer la carte de la victimisation en poussant le régime à la faute. « Vous aviez suivi les différents discours développés par nos frères de l’Église catholique mais vous devez faire très attention, ils sont dans une démarche de pousser le régime à la faute, de se victimiser : de dire que voilà nous les prêtres catholiques, les évêques, nous sommes en danger et que le régime Tshisekedi est en train de nous traquer. Mais nous avons un Président très intelligent et très sage, il ne va pas tomber dans leur piège. Ils ont sillonné partout jusque chez Paul Kagame comme ils se sont rendus compte que l’accord du 4 décembre 2025 a mis la croix sur leur démarche, c’est ça les agitations », a déclaré ce dimanche 28 décembre Augustin Kabuya lors d’une matinée politique organisée au siège du parti présidentiel.
Nous terminons cette revue de presse par RTNC.CD qui nous informe que le Directeur des Informations TV a.i., Oscar Mbal Kahij, est suspendu préventivement de ses fonctions, pour avoir laissé libre cours à des propos stigmatisant la communauté tutsi, tenus par le Porte-Parole des FARDC, le Général-Major Sylvain Ekenge Efomi (Direction Générale) lui-même suspendu par sa hiérarchie.
“La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement” dixit Félix Houphouët-Boigny, Président de la République de Côte d’Ivoire du 07 août 1960 au 07 décembre 1993.
“La paix n’est plus une promesse lointaine. La paix est une direction, et nous y allons” dixit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo.
Makabre


