Nous commençons cette Revue de Presse par la PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), la Présidence annonce que le Président de la République, Félix Tshisekedi, a pris part ce dimanche 21 décembre 2025, par visioconférence, au sommet ad hoc des Chefs d’État et de Gouvernement du Mécanisme Régional de Suivi de l’Accord-Cadre de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), consacré à la situation sécuritaire dans l’Est de la RD Congo. « Le prétendu retrait de l’AFC/M23 d’Uvira ne correspond ni aux faits ni aux observations recueillies sur le terrain. Nos informations établissent que des éléments armés demeurent présents dans la ville et ses environs immédiats, que des positions stratégiques restent occupées et que la population continue d’être exposée à des exactions.Un retrait annoncé, mais ni effectif, ni vérifié, ni suivi du rétablissement de l’autorité des forces régulières, ne saurait être considéré comme un retrait réel. La crédibilité de tout processus de paix repose sur des actes vérifiables, et non sur des déclarations de circonstance. À cet égard, je veux être parfaitement clair : ce que nous attendons, ce n’est ni un redéploiement, ni un déplacement tactique, mais le retrait effectif, complet et sans équivoque des troupes rwandaises de l’ensemble du territoire de la RD Congo, conformément aux engagements pris et aux résolutions en vigueur. » a déclaré le Président Félix Tshisekedi lors du sommet, qui a connu la participation des États membres de la CIRGL, de l’UA, de l’UE, des USA, des Nations Unies, des organes de la CIRGL ainsi que de plusieurs Etats invités.
Communication du Président de la République : Lors de la 71e réunion ordinaire du Conseil des Ministres, qu’il a présidé ce vendredi 19 décembre 2025 à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa (RD Congo), le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a particulièrement insisté sur la nécessité de mettre en place une fiscalité particulière applicable aux banques commerciales en RD Congo. Le Président de la République a d’emblée précisé qu’il n’est pas ici question de remettre en cause les droits légitimes de l’Etat en matière de mobilisation des recettes publiques. Néanmoins, il apparaît nécessaire d’explorer des mécanismes alternatifs et adaptés, permettant d’assurer un recouvrement efficace des créances fiscales sans compromettre la stabilité et le fonctionnement normal des établissements bancaires.
Dans sa Communication, le Président de la République est également revenu sur l’évaluation de la mise en oeuvre des réformes du climat des affaires (Rapport de suivi évaluation arrêté au 30 novembre 2025). Malgré quelques avancées notables dans la mise en oeuvre des réformes relatives au climat des affaires, les résultats enregistrés demeurent en deçà des objectifs fixés et des attentes légitimes de la Nation. Cette contre-performance, que le Président de la République a jugé inacceptable, compromet l’élan d’amélioration qu’il a engagé et retarde l’instauration d’un environnement favorable à l’investissement, à la croissance et à la création d’emplois. Le Président de la République a relevé, par ailleurs, la persistance de contraintes financières majeures entravant l’amélioration du climat des affaires, notamment en ce qui concerne le fonctionnement du Guichet Unique de Création d’Entreprises, confronté à un déficit structurel compromettant son efficacité, ainsi que la poursuite et la finalisation du Plan stratégique du climat des affaires. A cet effet, le Président de la République a chargé Madame la Première Ministre, sous la supervision de laquelle ces dossiers devront être suivis avec le concours de son Cabinet, de veiller à ce que soient trouvées des solutions concrètes et durables aux dossiers du Guichet Unique de Création d’Entreprises, du Plan stratégique du climat des affaires, ainsi qu’à l’ensemble des contraintes financières affectant les Ministères réformateurs, telles qu’identifiées dans la matrice des points d’attention issue du rapport d’évaluation.
Dans sa Communication, le Président de la République a également affirmé avoir été saisi par par l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) en vue de la tenue de la première édition du Congrès International sur le Climat des Affaires en Afrique (CICAAF), prévue au troisième trimestre de 2026 à Kinshasa (RD Congo), sur le thème : « Repenser le climat des affaires pour un investissement durable et responsable.» A cet effet, le Président de la République a informé le Gouvernement de sa décision de mettre en place un Comité institutionnel ad hoc sous la supervision de son Cabinet, chargé d’assurer la préparation, la coordination et la réussite de cet événement. Il a invité, par conséquent, l’ensemble du Gouvernement à s’y impliquer pleinement, tant sur les plans technique, organisationnel que financier, afin de garantir le succès de cette initiative d’envergure stratégique.
PRIMATURE DE LA RÉPUBLIQUE : Dans son Intervention, lors de la 71e réunion ordinaire du Conseil des Ministres, présidé ce vendredi 19 décembre 2025 à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa (RD Congo), par le Chef de l’État, Madame la Première, Judith Suminwa-Tuliuka, a orienté son intervention, avant tout, sur la cohésion gouvernementale et l’engagement pour une RD Congo prospère. Madame la Première Ministre a, par ailleurs, encouragé chacun des Ministres de son Gouvernement à poursuivre avec ardeur et sens du patriotisme, la mise en œuvre des réformes engagées et des projets qui portent notre Nation vers un développement durable et inclusif. « Sous la vision et le leadership du Chef de l’Etat, nous avons, ensemble, oeuvré au renforcement de la stabilité politique et sociale du pays, à la promotion de la bonne gouvernance et à l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens. Les efforts collectifs accomplis durant l’année 2025 témoignent de notre capacité à travailler avec discipline, responsabilité et unité, en dépit d’un environnement perturbé par la crise sécuritaire dans l’Est de notre pays. Cependant, il reste encore beaucoup à faire afin d’assurer entièrement le bien-être de la population Congolaise », a déclaré, en substance, Madame la Première Ministre.
VICE-PRIMATURE, MINISTÈRE DU BUDGET : Sur son compte X (ex-Twitter), la Vice-Primature annonce l’approbation par le Conseil d’Administration du Fonds Monétaire International (FMI) d’un décaissement immédiat de 445 Millions de dollars américains en faveur de la RD Congo, à l’issue des revues des programmes appuyés par la Facilité élargie de crédit et la Facilité pour la résilience et la durabilité. Cette décision traduit la confiance renouvelée du FMI dans la conduite de la politique économique nationale et consacre les résultats des réformes structurelles et de la discipline budgétaire mises en œuvre conformément à la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, sous la coordination de Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka, et exécutées par le Gouvernement, à travers l’action du Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, Adolphe Muzito. Le Gouvernement réaffirme son engagement à poursuivre la mise en œuvre rigoureuse des réformes économiques et financières, dans le respect des équilibres macroéconomiques, en vue de consolider la stabilité économique, renforcer la crédibilité financière de l’État et améliorer durablement les conditions de vie des populations.
MINISTÈRE D’ÉTAT, MINISTÈRE DU PLAN ET DE LA COORDINATION DE L’AIDE AU DÉVELOPPEMENT : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère d’État annonce que ce samedi 20 décembre 2025, le Ministre d’État Guylain Nyembo, a pris part à une rencontre scientifique consacrée à la lutte contre le cancer et à la contribution de la recherche congolaise à l’amélioration de la santé publique. Devant une assemblée composée d’autorités académiques, de chercheurs, de scientifiques, de professionnels de la santé. Guylain Nyembo a rappelé que la santé constitue un pilier central du développement humain, conformément aux instruments de planification nationale, notamment le PNSD 2024-2028, l’ODD 3 et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine. Le Ministre d’État a salué les efforts de la recherche scientifique congolaise, en particulier les approches innovantes basées sur la nutrition, avant de rendre hommage au Professeur Émérite Daniel Mukana wa Muanda, pour l’ensemble de son œuvre scientifique au service de la Nation. « Les travaux du Professeur Daniel Mukana wa Muanda constituent une contribution précieuse à la prévention et à la lutte contre les maladies chroniques qui affectent nos populations » Guylain Nyembo.
ECONEWS titre sur sa “Une” : “Facture normalisée et contrôle des prix : Suminwa choisit la voie du dialogue avec le secteur privé”. Après les vives tensions provoquées par l’entrée en vigueur de la facture normalisée et les mesures de contrôle des prix, le bras de fer entre le Gouvernement et la Fédération des entreprises du Congo aura été de courte durée. En s’impliquant personnellement, Madame la Première Ministre Judith Suminwa-Tuluka a choisi la voie de l’apaisement et du dialogue structuré, convainquant le secteur privé de privilégier la concertation plutôt que l’escalade, dans un contexte où la stabilité économique du pays reste un enjeu majeur. Endossant le rôle de “sapeur-pompier”, Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka, vient de nous rappeler un principe simple et une vérité essentielle : en matière de réformes, la force du texte ne vaut rien sans l’adhésion de ceux qui l’appliquent, écrit Kuedias dans son édito.
LE POTENTIEL consacre sa “Une” à la situation dans la ville d’Uvira en évoquant “Le retrait ambigu de l’AFC/M23 et ses implications régionales”. Malgré l’annonce officielle du retrait de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira, dans l’Est de la RD Congo, la situation sur le terrain demeure confuse et tendue. Les Forces armées de la RDC (FARDC) affirment que les combattants rebelles, soutenus par le Rwanda, n’ont pas réellement quitté la zone et continuent d’y maintenir une présence discrète, tout en mettant en place une administration parallèle destinée à consolider leur emprise sur la ville. De son côté, l’AFC/M23 assure avoir amorcé son retrait, tout en conditionnant toute évolution à l’exclusion des FARDC d’Uvira, plaidant pour le déploiement préalable d’une force dite neutre. Cette divergence d’interprétation intervient dans un contexte de fortes pressions diplomatiques, notamment des États-Unis, qui avaient exigé un retrait du mouvement rebelle sur une distance minimale de 75 kilomètres. Parallèlement, à la tribune des Nations Unies, la Chine a appelé l’AFC/M23 à cesser ses opérations militaires et à s’abstenir de toute avancée vers d’autres Provinces, en particulier le Tanganyika, illustrant la montée des inquiétudes au sein de la communauté internationale face au risque d’une nouvelle escalade régionale, écrit le journal.
AFRICANEWS titre pour sa part : “Kagame face à son pire scénario!” Coup de tonnerre au Conseil de Sécurité des Nations Unies, où les États-Unis ont pointé du doigt le Rwanda le 12 décembre dernier, l’accusant de violer les accords de paix négociés par l’administration Trump et de soutenir l’AFC/ M23 dans le conflit en RD Congo. L’ambassadeur américain n’a pas mâché ses mots: «Le Rwanda manœuvre avec son groupe armé, exerçant un contrôle stratégique pour réaliser ses objectifs géopolitiques dans l’est de la RD Congo». En substance, les États-Unis ont révélé que Kigali ne se contente pas d’observer : entre 5 000 et 7 000 soldats rwandais se trouveraient sur le sol congolais aux côtés du M23, épaulés par des fournitures d’armement sophistiqué, parmi lesquelles des missiles sol-air. Les accusations vont bien au-delà d’une simple rhétorique; elles révèlent un schéma inquiétant qui place le Rwanda au cœur des tensions régionales. Le vent semble tourner contre Kigali, et le président Kagame pourrait bientôt réaliser que les temps changent conclut AFRICANEWS.
CONGO NOUVEAU revient sur la convergence de vues entre la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) et le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) et titre sur sa “Une” : “La FEC et le FPI unis pour une économie prospère”. La Fédération des Entreprises du Congo et le Fonds de Promotion de l’Industrie ouvrent un nouveau chapitre pour booster l’économie du pays. Le Patron des Patrons Robert Malumba a rencontré ce vendredi 19 décembre 2025 à Kinshasa, le DG du FPI Hervé Claude Ntumba Batukonke et son adjoint Blaise Mastaky Birindwa. La FEC et le FPI ont longuement échangé sur les opportunités d’affaires et le financement des projets structurants. Le patronat considère le FPI comme un partenaire historique et incontournable pour les activités économiques. Pour Robert Malumba, l’entrepreneuriat nécessite le financement tandis que le DG Batukonke estime que la collaboration entre les deux parties est une aubaine pour relever le niveau de business au pays. Il se dégage une convergence de vues entre les deux hommes dans la lutte contre le chômage et la pauvreté à travers l’initiative privée, écrit le journal.
CHRONIK’ÉCO titre sur sa “Une” : “Investissement durable : la RDC veut tester son attractivité”. À travers l’organisation du premier Congrès international sur le climat des affaires en 2026, la RD Congo veut envoyer un signal fort aux investisseurs de tous bords. Kinshasa mise sur ce rendez-vous continental pour tester la crédibilité de ses réformes, améliorer la sécurité juridique et repositionner le pays sur la carte africaine de l’investissement durable. Pour la RD Congo, l’accueil du CICAF représente également un signal économique fort adressé aux marchés et aux partenaires financiers : celui d’un pays engagé dans les réformes, désireux d’améliorer la sécurité des investissements et de renforcer la confiance des opérateurs économiques, écrit le journal.
TV5 MONDE INFO annonce que le Conseil de sécurité de l’ONU a voté, le vendredi 19 décembre 2025, à l’unanimité, pour le prolongement d’un an de la Monusco, la force de maintien de la paix des Nations unies (ONU), en RD Congo. Le conflit dans l’Est du pays fait rage. Le nombre de casques bleus déployés reste lui inchangé, comparé à l’année précédente. Les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont prorogé à l’unanimité le mandat de la mission de maintien de la paix de l’ONU dans la RD Congo, pour une durée d’un an. La résolution, émise ce vendredi 19 décembre, étend « jusqu’au 20 décembre 2026 le mandat de la Monusco en RDC ». La force se compose d’environ 11.500 Casques bleus sur place, militaires, policiers ou civils. La Monusco est l’une des rares missions de l’ONU soutenues par les États-Unis de Donald Trump, qui cherchent à faire appliquer un accord de paix qu’ils ont aidé à conclure, le 4 décembre 2025. Que demande le Conseil de Sécurité à la Monusco ? Prendre une part active dans la supervision du cessez-le-feu décidé à Doha en octobre. Porter une attention particulière aux zones de tension dans le Nord et le Sud-Kivu Appuyer les autorités congolaises dans le désarmement des FDLR, conformément à leurs engagements et au processus de paix en cours.
LE JOURNAL estime, quant à lui, que l’heure du nouveau départ a sonné pour la RD Congo et titre : “ La RD Congo décide enfin de se remettre au centre de sa propre carte”. Le pays sort d’un long cycle de survie diplomatique. Pendant des décennies, la RD Congo a évolué dans un environnement où la sécurité intérieure était fragmentée, les alliances régionales dictaient les marges de manœuvre, la diplomatie congolaise était souvent réactive, rarement initiative. Ce n’est pas une question de personnes. C’est une question de système qui en faisait un État affaibli, un territoire disputé, une économie sous influence, une armée sous-équipée. Le Memorandum of Understanding (MoU). sécuritaire signé avec les États-Unis est un symbole d’un pays qui se repositionne. Ce mémorandum n’est pas un geste isolé. Il s’inscrit dans une dynamique où la RD Congo cherche à renforcer ses capacités militaires, veut réduire certaines dépendances régionales, s’ouvre à des partenariats de haut niveau, assume un rôle plus affirmé dans la région. Pour rappel le Mémorandum d’accord (MoU) est une déclaration d’intention et un engagement général entre les partenaires. Il définit le contexte législatif, les principes généraux et l’orientation de la coopération potentielle dans la poursuite d’objectifs communs. Il sert de cadre général à toute coopération mondiale, régionale et nationale.
RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, annonce, pour sa part, qu’en RD Congo, environ 121 militaires et policiers avaient quitté Uvira, dans l’est du pays, par bateau lors de la prise de cette ville du Sud-Kivu par la rébellion de l’AFC/M23 début décembre. Ils comparaissent depuis vendredi 19 décembre devant la justice militaire à Kalemie, dans la province voisine du Tanganyika. Ces éléments sont poursuivis pour « abandon de poste » et « désobéissance aux consignes en situation de combat », des infractions passibles de la peine de mort, généralement commuée en réclusion à perpétuité selon le droit congolais. La majorité des prévenus a été interpellée à leur arrivée à Kalemie, à plus de 360 km de la ville, tandis que certains restent toujours introuvables. Au camp Marin de Kalemie, où se tiennent les audiences foraines, seule un peu plus de la moitié des prévenus a pu être identifiée vendredi 20 décembre 2025.
Dans une Communication des Forces Armées datée du 20 décembre 2025 sur l’ineffectivité du retrait de la ville d’Uvira et de ses environs par la coalition AFC/M23, Les Forces Armées de la RD Congo déclarent avoir appris par voie de presse le prétendu retrait des Forces de Défense Rwandaises et de leurs supplétifs de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira et de ses environs. Cette diversion est en réalité un simple coup médiatique destiné à tromper l’opinion tant nationale qu’internationale, et constitue une manoeuvre visant à instrumentaliser la confiance des négociateurs américains et qataris en vue de détourner la pression internationale qui s’accentue sur l’État agresseur et ses forces d’occupation militaire. Ce prétendu retrait ne correspond nullement à l’épreuve des réalités du terrain et atteste de la mauvaise foi flagrante du Rwanda dans le respect de ses engagements en vertu de l’accord de paix à Washington déclare en substance ladite Communication signée de la main du Général-Major Sylvain Ekenge en sa qualité de Porte-Parole des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).
CONGO NOUVEAU qui revient également sur le procès du Lieutenant-Général Philémon Yav. La Haute Cour Militaire a recentré, ce vendredi 19 décembre 2025, à Kinshasa, les débats du procès du Lieutenant-Général Philémon Yav Irung sur un message jugé sensible, présenté comme un élément clé du dossier d’accusation. Selon le Ministère Public, ce message aurait été transmis par le prévenu à feu le Général-Major Peter Cirimwami Nkuba, alors Gouverneur militaire intérimaire du Nord-Kivu. D’après la décision de renvoi lue à l’audience, le Général Yav aurait relayé à Cirimwami un message attribué à Séraphin Sekoko, présenté comme Secrétaire Particulier du Général rwandais James Kabarebe. Le contenu de ce message, versé au dossier, est ainsi libellé : « Ce Cirimwami-là retarde sérieusement notre projet ». Pour l’Auditeur Général, ce propos s’inscrit dans une logique d’atteinte à la sécurité de l’État et constitue un acte relevant de la trahison, tel que prévu et puni par le Code pénal militaire.
ECONEWS évoque une “Diplomatie de rattrapage” quand “Tshisekedi dépêche Antoine Ghonda à Brazzaville (République du Congo) pour apaiser le courroux de Sassou-Nguesso”. Écarté de la photo de famille des Accords de Washington, Denis Sassou-Nguesso a vu dans son absence une mise à l’écart de Brazzaville par Kinshasa. Le malaise, perceptible entre les deux rives du fleuve Congo, a rapidement pris des allures de froid diplomatique. Conscient de l’enjeu stratégique Félix Tshisekedi a choisi l’apaisement en dépêchant son émissaire Antoine Ghonda à Brazzaville, signe d’une volonté claire de rétablir l’harmonie entre les deux capitales les plus proches du monde, écrit ECONEWS.
LE POTENTIEL qui revient sur le “Sommet d’Entebbe” et titre “Quand le Congo parle à distance et redessine les lignes rouges régionales”. Réunis à Entebbe (Ouganda), ce 21 décembre 2025, sous l’égide du Président ougandais Yoweri Museveni, plusieurs Chefs d’État et acteurs régionaux ont tenu des consultations stratégiques sur la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RD Congo. Contrairement aux lectures hâtives, l’absence physique du Président congolais Félix Tshisekedi n’a pas signifié retrait ou silence. Bien au contraire : en intervenant à distance dans le cadre du sommet de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs, le Chef de l’État congolais a choisi une parole maîtrisée, ciblée et politiquement lourde, pour dénoncer l’ineffectivité du retrait du M23 et rappeler les lignes rouges désormais assumées par Kinshasa.Le Sommet d’Entebbe confirme une mutation silencieuse de la diplomatie congolaise. Félix Tshisekedi ne cherche plus à être présent partout, mais à peser là où sa parole compte, conclut LE POTENTIEL.
AFRICANEWS qui titre également : “Muyej sonne l’alarme sur les dérives autoritaires du Régime !” Richard Muyej, ancien Ministre et Gouverneur du Lualaba, a lancé un cri d’alerte depuis son exil en Afrique du Sud, dénonçant les dérives autoritaires du régime actuel. Selon lui, le pouvoir en place a choisi de gouverner par l’intimidation et la peur, visant à réduire au silence toute voix dissidente. Les méthodes employées sont multiples selon lui: suspension des activités des partis politiques, arrestations arbitraires, actes de torture présumés et attaques ciblées contre les opposants et les citoyens. Cette accumulation de pratiques alimente une psychose collective et installe durablement la peur, notamment au sein de l’opposition et de la société civile. Parallèlement, on observe une euphorie et un triomphalisme nourris par une illusion de toute-puissance, renforcés par l’opulence ostentatoire et une arrogance politique assumée. L’ex-Gouverneur du Lualaba en appelle donc à l’unité des forces vives de la Nation afin d’exercer une pression collective, responsable et décisive sur les autorités afin de restaurer la confiance, de préserver la cohésion nationale et de consolider la paix ainsi que les fondements de l’État de droit.
BETO.CD nous informe que le Gouvernement de la RD Congo annonce la relance officielle de l’ancien Hôpital du Cinquantenaire, désormais rebaptisé Centre Hospitalier Universitaire (CHU) du Cinquantenaire, après sa reprise par l’État. La cérémonie marquant cette nouvelle étape est prévue ce lundi 22 décembre 2025 à partir de 10 heures, au sein même de l’établissement, à Kinshasa. Cette relance consacre l’entrée du Cinquantenaire dans une nouvelle ère de gestion publique, axée sur la réorganisation des services, l’amélioration de la qualité des soins et un meilleur accès de la population aux prestations sanitaires. Selon les autorités sanitaires, la réactivation des services se fera de manière progressive, accompagnée de la présentation d’un nouveau modèle de fonctionnement conforme aux standards du service public de santé. Parmi les annonces majeures figure la mise en place d’un centre dédié à la gratuité des accouchements et des soins néonataux, une mesure inscrite dans le cadre de la politique nationale de la Couverture Santé Universelle (CSU). Ce dispositif vise à renforcer la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, tout en positionnant le CHU du Cinquantenaire comme un établissement hospitalier de référence dans la capitale et au niveau national.
Nous terminons cette revue de presse par JEUNE AFRIQUE qui revient sur le lancement de l’édition 2025 de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en titrant : “CAN 2025 : le Maroc s’impose avec la manière dans son match d’ouverture”. La CAN 2025 est officiellement lancée, et les Lions de l’Atlas avaient à cœur de bien débuter leur campagne africaine dans ce match d’ouverture face aux Comores. C’est un succès, après une victoire 2-0 et un but de grande classe d’Ayoub El Kaabi, qui restera déjà dans l’histoire. Le Maroc confirme donc son statut de favori dans cette CAN 2025, et engrange ses trois premiers points de la compétition. Il devra confirmer lors de son deuxième match du groupe A contre le Mali, vendredi prochain. Les Comores, se retrouvent déjà dos au mur, et affronteront la Zambie le même jour, écrit JA.
“La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement” dixit Félix Houphouët-Boigny, Président de la République de Côte d’Ivoire du 07 août 1960 au 07 décembre 1993
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“La paix n’est plus une promesse lointaine. La paix est une direction, et nous y allons” dixit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo.
Makabre

