Kinshasa ,16 décembre 2025 (ACP).– La « criminologie, gouvernance et développement humain » a fait l’objet mardi d’un atelier organisé par l’Association congolaise de criminologie (Accrim) en collaboration avec la Délégation générale Wallonie Bruxelles à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
«Au terme de cet atelier sur la criminologie organisé par l’Association congolaise de criminologie, nous avons parcouru ensemble des thématiques d’une importance capitale pour l’avenir de notre pays et de notre continent. Permettez-moi d’en tirer une synthèse et d’ouvrir des perspectives pour notre action commune», a déclaré le professeur Arthur Yenga, l’un des intervenants qui a fait le rapport synthèse de cet atelier.
Il a indiqué que «cet atelier nous rappelle que le problème du secteur de la justice en RDC n’est pas une fatalité. Aujourd’hui, nous avons la responsabilité historique de changer cette trajectoire
Pour le Pr Arthur Yenga , l’État de droit doit devenir notre horizon, a lutte contre la corruption doit être implacable et exemplaire, la justice successorale doit pacifier nos familles et nos communautés, la transparence patrimoniale doit moraliser nos institutions. Et la formation permanente doit garantir la compétence et l’intégrité des acteurs du système». Et de poursuivre : « Construire un État de droit, c’est permettre à l’État et au pays de se développer, c’est offrir aux générations futures un Congo où la justice protège, où la loi s’applique à tous, où la richesse nationale profite à la collectivité ».
Par ailleurs, cinq thématiques ont été développées au cours de cet atelier, a rapporté ce professeur, ajoutant que «La nouvelle criminologie africaine et le développement humain», a été abordée par M. Daniell Thabizé, président de l’Accrim , qui a précisé que la criminologie africaine ne peut se limiter à l’étude des déviances. Elle doit devenir un outil de transformation sociale, capable de relier la sécurité publique au développement humain, avant de relevé que la justice n’est pas une fin en soi : elle est un levier pour garantir l’éducation, la santé, la dignité et la paix,
Pour sa part, le professeur Raoul Kienge Kienge, directeur de l’Ecole de criminologie de l’Université de Kinshasa (Unikin) qui a planché sur «le droit successoral et les conflits d’héritage», a expliqué combien les conflits de succession fragilisent les familles, alimentent les litiges interminables et parfois dégénèrent en violences.
« Un droit successoral clair, modernisé et respecté est une condition de stabilité sociale. Il doit protéger les plus vulnérables, garantir l’égalité entre héritiers et prévenir les abus. La juridicité conflictuelle ne doit plus être un terrain de division, mais un espace de justice équitable », a-t-il dit. Par ailleurs, les thématiques axées sur « la lutte contre la corruption : état des lieux statistiques et expériences relatives à la lutte contre la corruption», «la problématique de la déclaration du patrimoine de l’agent public de l’Etat et des membres de sa famille immédiate en RDC »: et le «projet de programme de formation permanente en criminologie », ont été abordées au cours de cet atelier respectivement par Mme Christiane Buana, secrétaire permanente du président de l’Accrim, M.Robert Munsi , directeur général adjoint de l’Observatoire de surveillance de la corruption et de l’éthique professionnelle (Oscep), et le professeur Victor Ruphin Mitundikidi, chargé des programmes au Centre interdisciplinaire pour le développement et l’éducation permanente (Cidep).
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