Mesdames et Messieurs,
Mes chers Frères et Sœurs,
Chers compatriote,
L’heure est grave.
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À cause des trop nombreux bruits des réseaux, faux et vrais, mais aussi des médias, également faux et vrais, nos voix, nos cris de détresse et nos alertes sont noyés dans cette cacophonie.
Cependant, il est temps de constater que nos ennemis se sont renforcés et continueront de se renforcer si nous n’agissons pas !
Ici, agir veut dire changer de stratégie et de paradigme vis-à-vis de cette guerre d’agression. Il faut avoir de la lucidité.
Nous ne pouvons pas nous plaindre des embouteillages pendant qu’à l’Est notre population est massacrée.
Nous ne pouvons pas construire des routes pendant que nos frères d’Uvira fuient au Burundi.
Nous ne pouvons pas construire des aéroports pendant que Goma et Bukavu sont occupées et leurs populations réduites en esclavage.
Nous ne pouvons pas construire des écoles pendant que nous sommes en guerre.
Nous devons construire des centres d’entraînement militaire.
Nous devons construire des centres de mobilisation générale.
Nous devons construire des ponts et routes pour faciliter le mouvement de nos troupes.
Nous devons doter notre armée de plus de moyens pour faire la guerre.
Nous devons mener deux types de guerre : une guerre conventionnelle et une guérilla urbaine. Ayant déjà signé les accords de paix, suspendons tout échange diplomatique jusqu’à ce que nous ayons l’avantage stratégique sur le plan militaire, car :
P. K est un maquisard : il n’a que faire des accords.
P. K est un terroriste : il n’a que faire des frontières.
P. K est un envahisseur : il n’a que faire des alliances.
Il a pris le Rwanda par les mêmes méthodes : accords de paix, couloirs humanitaires et alliances de toute sorte. Puis, une fois au pouvoir, il se débarrasse des alliances et brûle les accords. Les droits de l’homme, il en invente un en fonction de ses intérêts (le faux génocide de Tutsi).
Si nous espérons qu’avec de tels individus nous aurons la paix, mes frères, nous nous trompons lourdement !
La guerre en Russie doit nous inspirer : il n’existe pas de convention établie ; la puissance ne se lit pas sur le papier mais se mesure sur le terrain. Les guerres ont changé de forme et de stratégie : drones et antidrones ont modifié les forces sur les champs de bataille.
Dans cette nouvelle forme de guerre, on voit les Russes qui dominent la guerre, bien que puissants sur papier. Ils ont toutefois mobilisé 2 millions d’hommes armés et 2 autres millions de réservistes.
Les Russes sont passés en économie de guerre : production agricole, élevage, mobilisation de l’industrie nationale, artisanale et manufacturière pour l’effort de guerre.
Mes chers Frères, ouvrons les yeux : nos ennemis ne sont pas des gens avec qui signer des accords ni même discuter, sauf stratégiquement. Notre pays, si nous ne changeons pas, ne sera plus le même d’ici 2030. Nous risquons de tout perdre : notre identité, notre dignité et, par-dessus tout, notre nation. Sommes-nous prêts à revivre le calvaire des 30 dernières années — AFDL, JKK — avec nos institutions dominées par des criminels en tout genre ?
J’en appelle à notre Président de la République.
Monsieur le Président, je vous en supplie : il est temps de demander une mobilisation générale et de décréter l’état d’urgence nationale et l’état de siège. Si vous pensez que notre armée est infiltrée, alors il faut donner les noms des infiltrés supposés et avérés, et croyez-le : le peuple aidera !
J’AI DIT.





