Au lendemain de l’entérinement de l’Accord de Washington par les chefs de l’État congolais et rwandais, la guerre semble prendre une nouvelle envergure à l’Est et plus particulièrement aux environs d’Uvira où les forces négatives de l’AFX-M23 semblent déterminés à prendre le contrôle de cette ville stratégique avant d’atteindre le grand Katanga.
Ce samedi 6 décembre, le village Luvungi est tombé aux mains des rebelles leur permettant de s’ouvrir la voie vers la ville d’Uvira.
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Des dizaines de morts et plusieurs blessés sont déjà à déplorer, un bilan qui risque de s’alourdir rapidement alors que les affrontements se rapprochent d’Uvira.
Prise au piège de ces combats, la population fuit massivement certains vers le Rwanda, le Burundi et d’autres tentent ailleurs dans des conditions dramatiques.
Les hommes de Corneille Nangaa et Makenga affichent une indifférence totale aux récents accords de Washington signé entre la RDC et le Rwanda.
Population prise en otage
Le mouvement citoyen Machozi ya Raiya a dénoncé, ce samedi 6 décembre, une nouvelle attaque à la roquette dans la localité de Sange, cité situé la RN5 quittant Bukavu vers Uvira dans la province du Sud-Kivu.
Plusieurs dégâts sont recensés parmi les civils. Une personne âgée de 70 ans fait partie des victimes de ces obus, apprend t-on.
D’après le mouvement, plusieurs missiles en provenance du Rwanda ont été lancés en direction de zones habitées, semant la panique au sein de la population.
Machozi ya Raiya condamne « pour la enième fois » ces frappes qui viseraient, selon lui, des paisibles citoyens sans défense.
Ce mouvement citoyen parle d’une « violation grave de la souveraineté territoriale » et accuse l’armée rwandaise de multiplier des provocations armées dans la région.
« Nous condamnons fermement ces attaques répétées qui mettent en danger la vie de nos compatriotes. Sange ne peut pas devenir un champ d’expérimentation militaire », indique le communiqué.
Les habitants rapportent avoir entendu plusieurs détonations tôt dans la matinée, provoquant un mouvement de panique et la fuite de certaines familles vers des zones jugées plus sûres. Pour l’heure, aucun bilan officiel n’a été communiqué par les autorités locales.
Machozi ya Raiya appelle le gouvernement congolais à « prendre toutes les dispositions nécessaires pour protéger les civils » et à saisir les instances régionales et internationales afin que « ces actes hostiles ne restent pas impunis ».
Ces tirs des roquettes s’ajoutent à une série de tensions observées depuis plusieurs jours dans les hauts-plateaux et le long de la frontière entre le Rwanda et la RDC, où les échanges de tirs et accusations croisées deviennent de plus en plus fréquents.
Don Petit N’Kiar





