Nous commençons cette revue par la Présidence de la République. PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE : Sur son compte X (ex-Twitter), la Présidence de la République nous informe que ce jeudi 4 décembre 2025, peu avant la signature de l’Accord de Paix entre la RD Congo et le Rwanda, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a été reçu à la Maison Blanche par son homologue américain, le Président Donald Trump. Les deux Chefs d’Etat ont échangé sur les contours de l’Accord de Paix de Washington et sur le partenariat stratégique entre la RD Congo et les États-Unis. Dans le bureau ovale de la Maison Blanche , le Chef de l’Etat a aussi participé à une rencontre trilatérale aux côtés des Présidents Donald Trump et Paul Kagame du Rwanda.
ASSEMBLÉE NATIONALE : Sur son compte X (ex-Twitter), l’Assemblée Nationale annonce que la plénière du jeudi 04 novembre 2025 s’est prononcée sur la recevabilité de 4 projets de loi (Projets de loi sur les marchés boursiers, la justice transitionnelle, les jeux d’argent et de hasard, autorisant la ratification de la convention de l’UNESCO sur la qualification à l’ESU).
VICE-PRIMATURE, MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE ET DES ANCIENS COMBATTANTS : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère de la Défense Nationale, nous informe que le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, séjourne depuis ce mardi 02 décembre 2025 au Caire, capitale de la République Arabe d’Égypte, sur invitation de son homologue égyptien, le Général Abdel Majeed Sakr. À la tête d’une forte délégation constituée du Secrétaire Général à la Défense, le Général Major Lukwikila Metikwiza Marcel, et des officiers supérieurs des Forces armées de la RD Congo, Me Guy KABOMBO Muadiamvita participe à la quatrième édition du Salon égyptien de la Défense 2025, qui se tient du 1er au 4 décembre 2025 au Caire. En répondant à cette invitation, le Vice-Premier Ministre veut traduire dans les faits la ferme volonté du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de renforcer la coopération militaire – entre ces deux pays frères et amis – conformément aux engagements du protocole de coopération dans le domaine de la Défense signé le 21 mai 2022 entre l’Égypte et la RD Congo.
VICE-PRIMATURE, MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE NATIONALE : Sur son compte X (ex-Twitter), le Ministère de l’Économie Nationale nous informe que le Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Économie Nationale, Daniel Mukoko Samba, a pris part ce jeudi 4 décembre 2025 au Private Sector Dialogue, organisé à Washington par la U.S. Chamber, dans le cadre des Washington Accords for Peace and Prosperity. Ce dialogue a réuni des représentants du Gouvernement américain, des investisseurs internationaux, des institutions financières et les autorités économiques de la région des Grands Lacs. Le Vice-Premier Ministre est intervenu dans le panel consacré à la vision présidentielle pour l’intégration économique régionale, aux côtés de Jacob Helberg, Sous-Secrétaire américain chargé de la Croissance Économique, de l’Énergie et de l’Environnement et du Ministre rwandais des Affaires Étrangères, Olivier Nduhungirehe.
MINISTÈRE D’ÉTAT, MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, COOPÉRATION INTERNATIONALE, FRANCOPHONIE ET DIASPORA CONGOLAISE : Sur son compte X, le Ministère d’État, Ministère des Affaires Étrangères annonce que ce jeudi 4 décembre 2025, à Washington, Madame la Ministre d’État, Thérèse Kayikwamba Wagner a accompagné le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi à la signature de l’Accord de paix RDC–Rwanda. À cette occasion, plusieurs accords majeurs ont été conclus entre les deux pays, ainsi qu’entre la RD Congo et les États-Unis : • Accord de paix RDC–Rwanda. • Accord-cadre d’intégration régionale. • Memorandum of Understanding (MOU) en matière de sécurité – RD Congo & USA. • Accord économique RD Congo–USA.
ECONEWS consacre sa “UNE” à l’Accord de Washington pour la Paix et la Stabilité en RD Congo et titre : “À Washington, Tshisekedi et Kagame signent la paix…sans se serrer la main !” Si les deux dirigeants se sont engagés à respecter les termes de cet accord, salué comme la « feuille de route la plus précieuse », leurs déclarations, empreintes de prudence et de vigilance mutuelle, ont trahi la méfiance persistante. Un symbole parlant : malgré la solennité de l’instant, ils n’ont pas échangé de poignée de main, laissant à la région le soin de transformer ce texte en paix durable. ECONEWS écrit d’ailleurs, sur ce dernier point : “Accord de Washington : sous le vernis de la paix, la géopolitique des Grands Lacs se réorganise”. Si le Président congolais a choisi de se faire accompagner par Evariste Ndayishimiye, ce n’est pas une simple marque d’amitié diplomatique. C’est un signal. Un acte politique calculé. Depuis deux ans, le Burundi a émergé comme le seul pays de la région à s’être aligné
de manière cohérente sur les positions de Kinshasa face au M23 et à l’activisme rwandais dans le Nord-Kivu. En face, Paul Kagame n’a pas non plus improvisé. Son tandem avec William Ruto, devenu visible depuis plusieurs mois, prend ici toute sa signification. Le Kenya, puissance économique et militaire émergente d’Afrique de l’Est, s’est progressivement réaffirmé comme le partenaire privilégié de Kigali, notamment après la parenthèse mitigée de la force régionale de l’East African Community (EAC) déployée en RD Congo. Et Kuedias de conclure dans son édito que : “La paix durable entre Kinshasa et Kigali passera nécessairement par une gestion apaisée de ces blocs d’influence”.
CHRONIK’ÉCO partage le scepticisme d’ECONEWS en titrant sur sa “Une” : “Tshisekedi – Kagame, la signature qui ne garantit rien !” La paix signée à Washington entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame sous l’impulsion de Donald Trump ambitionne de tourner la page d’un conflit devenu régional. Mais, derrière l’image d’un rapprochement historique, l’absence de garanties concrètes, la persistance des combats et les divergences stratégiques laissent planer un doute sérieux sur la portée réelle de cet accord, estime le journal qui se demande, par ailleurs, si cet accord n’est pas simplement “un autre sparadrap?”.
LE POTENTIEL comme la majorité de la presse congolaise de ce vendredi 05 décembre 2025 consacre sa “Une” à la signature de l’Accord de Washington sur la Paix et la Stabilité et titre : “Washington promet la paix, Kinshasa reste prudente !” Sous l’œil satisfait de Donald Trump, les deux ennemis jurés ont offert une image qui traduit davantage la contrainte diplomatique que l’enthousiasme politique. Derrière le vernis cérémonial, les fissures apparaissent déjà : méfiance persistante, rapport de force déséquilibré, pressions américaines et scepticisme régional. À peine signé, l’accord censé tourner la page de trente ans d’instabilité dans les Grands Lacs porte déjà les marques de sa fragilité. Cet accord qui vise à restaurer la paix dans l’Est de la RD Congo et à promouvoir la stabilité dans la région des Grands Lacs africains porte en lui les stigmates de la circonspection, de la crainte et du doute. L’absence de gestes symboliques n’a rien d’anodin, estime LE POTENTIEL. Elle est, au contraire, révélatrice d’une défiance persistante entre Kinshasa et Kigali, malgré la pression diplomatique inédite exercée par Washington pour obtenir cette signature. Si la rigueur remplace l’optimisme naïf, si l’État congolais se renforce au même rythme que la coopération régionale, alors ce 4 décembre 2025 deviendra plus qu’une signature. Il deviendra le début d’un modèle africain où la paix est produite par l’intérêt partagé, la souveraineté assumée et l’économie maîtrisée. La RD Congo a enfin l’occasion de transformer la paix en puissance. Encore faut-il qu’elle la cultive comme un investissement, non comme un espoir, conclut le journal.
LE POTENTIEL qui consacre également sa “Une” à l’harmonisation des points de vue du Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, Adolphe Muzito et du Ministre des Infrastructures et des Travaux Publics, John Banza, autour des priorités nationales dans le cadre du budget 2025 actuellement à l’étude à l’Assemblée Nationale. Au coeur de cette réunion, qui s’est tenue ce jeudi 04 décembre 2025 au Cabinet du Vice-Premier Ministre, figuraient les investissements à consentir pour le secteur des infrastructures, conformément à la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi et aux priorités stratégiques du Gouvernement dirigé par Madame la Première Ministre, Judith Suminwa-Tuluka. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance d’accroître les moyens destinés à la modernisation des routes, ponts et ouvrages d’intérêt public. À l’issue des échanges, le ministre John Banza Lunda a annoncé une augmentation progressive des crédits budgétaires alloués aux infrastructures dès 2026, avec une montée significative prévue jusqu’en 2030, dans le cadre d’un plan pluriannuel d’investissements.
CHRONIK’ÉCO pose également une autre question : “Comment les caisses de dépôt africaines peuvent mobiliser plus de ressources privées intérieures ?” Les pays africains peuvent renforcer la contribution des caisses de dépôt à la mobilisation des ressources privées intérieures nécessaires au financement du développement en améliorant la confiance des déposants dans ces institutions, en développant des produits d’épargne simples et rémunérateurs et en créant des cadres réglementaires incitatifs et des cadres de gouvernance plus solides, a estimé la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (FERDI), dans un rapport publié le mardi 2 décembre 2025.
CONGO NOUVEAU revient sur la visite au siège du Front de Promotion de l’Industrie (FPI), ce jeudi 04 décembre 2025, de MMes Blandine Kawanda et Gisèle Mbwansiem, respectivement Directrice Générale de la Congolaise des Voies Maritimes (CVM) et des Lignes Maritimes Congolaises (LMC) dont la relance des activités, de ces deux entreprises du portefeuille de l’État, n’est plus qu’une question de jours grâce au soutien du FPI. Les deux mandataires sont venus rencontrer le DG du FPI, Hervé Claude Ntumba Batukonke pour solliciter des crédits. La CVM s’occupe du dragage du fleuve Congo sur le tronçon Banana-Matadi pour faciliter la navigabilité des bateaux. La société vient d’acheter une drague et cherche l’argent pour l’acquisition d’une autre et la formation du personnel. La relance de la CVM fluidifiera le trafic, augmentera les recettes des de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) et de l’Ogefrem. Les Lignes Maritimes Congolaises quant à elles, sollicitent le financement du FPI pour l’achat d’un navire après 30 ans d’immobilisme.
L’AGENCE CONGOLAISE DE PRESSE, ACP, nous informe que le Président congolais Félix Tshisekedi a affirmé jeudi 04 décembre 2025 que les accords signés à Washington entre la RD Congo et le Rwanda constituent « un tournant » dans les efforts de stabilisation de la région des Grands Lacs, appelant Kigali à en respecter « pleinement la lettre et l’esprit ». « Les accords de Washington ne sont pas un texte de plus. Ils constituent un tournant », a déclaré le chef de l’État congolais lors de la cérémonie de signature. Selon lui, le document « rassemble dans une architecture cohérente la déclaration de principe d’intégration économique régionale » et offre « une perspective nouvelle » pour les populations, avec l’objectif de « sortir enfin du cycle des violences, des déplacements forcés, de la méfiance et de la défiance ».
AFRICANEWS, citant le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie Nationale, Daniel Mukoko Samba, annonce que l’accord de partenariat stratégique RD Congo‑USA crée un comité de pilotage conjoint pour suivre les projets clés : Inga, Lobito, routes, ports, chemins de fer et réserves minières stratégiques. Son objectif est de garantir une mise en œuvre concrète et durable, a-t-il dit, précisant qu’il ne s’agit pas d’un simple accord de façade, s’exprimant le jeudi 04 décembre 2025 à l’occasion d’un briefing presse.
RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, revient sur le contenu de l’Accord de Washington tel que signé ce jeudi 04 novembre 2025 par le Président de la RD Congo, Félix Tshisekedi et par le Président du Rwanda, Paul Kagame. En réalité, précise RFI, il s’agit d’un ensemble d’accords présenté comme une refonte complète du processus diplomatique engagé depuis le printemps entre la RDC, le Rwanda et les États-Unis. Cette nouvelle architecture, baptisée « Washington accords for peace and stability », regroupe les textes déjà paraphés ces derniers mois (la Déclaration de principe du 25 avril, l’accord de paix du 27 juin), mais aussi des documents plus récents, dont le cadre d’intégration régionale en cours de finalisation. L’objectif affiché est d’unifier ces instruments dans un mécanisme unique, plus large, encadrant à la fois les engagements politiques, sécuritaires, et économiques des deux pays.
JEUNE AFRIQUE titre : “RDC-RWANDA : Félix Tshisekedi et Paul Kagamé signent l’accord de paix sous l’égide de Donald Trump. Donald Trump a présidé jeudi 04 décembre 2025 à Washington (États-Unis) une cérémonie de signature d’un accord de paix avec ses homologues congolais et rwandais, dans un bâtiment renommé en son honneur, parlant d’un “miracle” alors même que d’intenses combats se déroulent dans l’est de la RD Congo. “Cela va être un grand miracle” a dit le Président américain, en vantant un accord “puissant et détaillé”, tandis que les Présidents de la RD Congo Félix Tshisekedi et du Rwanda Paul Kagame ont eu une tonalité plus prudente. Un accord en trois volets, écrit Jeune Afrique. Le premier volet porte sur la cessation des hostilités, avec l’instauration d’un cessez-le-feu, un programme de désarmement, un processus de retour des personnes déplacées et des mesures de “justice” contre les responsables d’exactions, selon le Président américain. Le second volet est un cadre d’intégration économique régionale. Le dernier pan porte sur la conclusion d’accords bilatéraux des États-Unis avec chacun des deux pays sur l’exploitation de minerais stratégiques, indispensables aux industries de pointe et dont la RD Congo, en particulier, regorge.
RADIO FRANCE INTERNATIONALE, RFI, estime que “les minerais sont au cœur de la nouvelle architecture régionale” puisque le texte signé ce jeudi 04 décembre 2025 par les Présidents Tshisekedi et Kagame repose sur le cadre d’intégration régionale, considéré comme l’ossature économique du processus de Washington. l tourne autour d’un objectif central : réorganiser de manière transparente, formelle et contrôlée les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques dans une région où ces ressources (étain, tantale, tungstène, niobium, or, lithium) alimentent depuis des décennies les économies informelles et les groupes armés. Le document structure la triple équation que Washington entend résoudre : protéger les intérêts stratégiques américains dans les minerais critiques, dans une zone où les investissements chinois restent moins massifs qu’au Katanga ; permettre à la RD Congo de capter une richesse minière aujourd’hui accaparée par des circuits illégaux ; et renforcer Kigali dans son rôle de hub régional de transformation minière, un statut que le Rwanda revendique déjà depuis plusieurs années.
LE JOURNAL LE MONDE revient sur le procès de l’ex-rebelle Roger Lumbala, jugé à Paris. Vingt-trois ans après les massacres commis en Ituri, d’anciens habitants de Mambasa sont venus raconter à la cour d’assises de Paris les atrocités qu’ils ont subies sous le règne de terreur du Rassemblement congolais pour la démocratie-National, alors dirigé par l’ex-chef de guerre. Ils sont venus de la République démocratique du Congo (RDC) pour raconter l’indicible. Depuis lundi 1er décembre, les témoins se succèdent devant la cour d’assises de Paris pour décrire les atrocités qu’ils ont subies en octobre 2002, lorsque le Congolais Roger Lumbala était un seigneur de guerre de la Province orientale, qui comprend l’actuelle Ituri, dans l’est de la RD Congo. Âgé de 67 ans, Roger Lumbala est poursuivi devant le tribunal parisien pour complicité de crimes contre l’humanité en vertu de la compétence universelle, un principe qui permet à un État de juger les auteurs de crimes imprescriptibles quel que soit le lieu où ils ont été commis, écrit Le Monde qui décrit revient, entre autres, sur l’horreur de l’opération « Effacer le tableau » telle que relatée par les victimes.
TOP CONGO FM nous informe que, présent à la signature de l’Accord de Paix entre la RD Congo et le Rwanda, Aimé Boji, le Président de l’Assemblée Nationale de la RD Congo, a dit que le Parlement accompagne le Gouvernement dans ce processus et que conformément à la Constitution, le Parlement va ratifier l’Accord de Washington une fois qu’il lui sera présenté par le Gouvernement.
MONUSCO : Dans un Communiqué de presse daté du 04 décembre 2025, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) salue l’entérinement, le 4 décembre à Washington D.C., de l’Accord de paix et du Cadre régional d’intégration économique par les Présidents de la République Démocratique du Congo et la République du Rwanda, sous la facilitation des États-Unis d’Amérique. La Mission rend hommage aux Présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame pour la détermination politique dont ils ont fait preuve en faveur de la paix et de la coopération régionale. La MONUSCO considère que les accords conclus ouvrent une nouvelle fenêtre d’opportunité pour rétablir la confiance entre les deux pays, poser des bases plus solides pour une paix durable dans l’est de la République démocratique du Congo, alléger les souffrances des populations civiles et contribuer à libérer le potentiel économique de l’ensemble de la région des Grands Lacs. « Ces accords, conjugués à l’accord-cadre signé entre la République Démocratique du Congo et l’AFC/M23 le 15 novembre 2025 et à la résolution 2773 (2025) du Conseil de Sécurité, offrent une opportunité pour passer de la confrontation à des solutions politiques. Leur mise en oeuvre, de bonne foi et dans le plein respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo et de tous les États de la région, sera essentielle pour parvenir à une paix durable », a déclaré le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général et Chef de la MONUSCO par intérim, M. Bruno Lemarquis.
US DEPARTMENT OF STATE : Le site web du Département d’État des États-Unis, évoquant le l’ “Accord de partenariat stratégique entre le Gouvernement des États-Unis d’Amérique et le Gouvernement de la République démocratique du Congo”, dans son Article III – Strategic Partnership Status, dit, en substance, ceci : “Les États-Unis reconnaissent la République Démocratique du Congo comme un partenaire stratégique des États-Unis d’Amérique, ce qui témoigne de la profondeur et de l’importance de la relation bilatérale et de l’engagement commun à promouvoir la paix, la stabilité et le développement économique”.
ACTUALITE.CD évoque la fronde à laquelle fait face le Gouvernement congolais concernant la non ratification de l’Accord de Paix de Washington par le Parlement, alors que ce document doit être entériné ce jeudi 4 décembre 2025 par Félix Tshisekedi (RD Congo) et Paul Kagame (Rwanda), en présence du Président américain Donald Trump. Alors que Kigali a respecté cette exigence, Kinshasa se montre rassurant et semble minimiser la question, affirmant que, même si le Parlement n’a pas été saisi officiellement, il l’a été de manière informelle. C’est ce qu’a expliqué cinq mois après la signature de l’accord de Washington, Madame Tina Salama, Porte-Parole du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, lors d’un briefing de presse co-animé mercredi 3 décembre 2025 avec Patrick Muyaya, Porte-Parole du Gouvernement à Washington. “Ce qui est important de rappeler, c’est que la Constitution donne le droit au Président de la République. Je pense que c’est l’article 213 qui dit que le Président de la République négocie et ratifie les traités ou les accords internationaux. Ensuite, le gouvernement doit informer le Parlement, et je pense ici qu’il y a eu des mécanismes, via le gouvernement de la RD Congo, quand le Président s’est engagé comme garant de la nation, le Gouvernement a suivi par d’autres mécanismes pour aller informer le Parlement. Peut-être que ça n’a pas été fait de manière officielle pour que vous autres, de la presse, soyez informés pour en parler, mais je pense que le Parlement a suivi cela », a expliqué Madame Tina Salama, Porte-Parole du Président de la République, Félix Tshisekedi.
ACTUALITE.CD qui précise également que le Cadre d’Intégration Économique Régionale (CIER) entre la RD Congo et le Rwanda ne s’appliquera pas immédiatement : selon le document (signé à Washington ce jeudi 04 décembre 2025 entre les Présidents de la RD Congo et du Rwanda), ses dispositions « prennent effet à compter de la bonne exécution » de deux instruments militaires déjà adoptés dans le cadre de l’accord de paix du 27 juin 2025. Il s’agit, d’une part, du Concept d’Opérations (CONOPS) annexé à cet accord, et, d’autre part, de l’Ordre d’opération négocié lors de la réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (JSCM) des 17 et 18 septembre 2025 et approuvé par le Comité de surveillance conjointe de l’Accord de Washington le 1er octobre 2025. C’est ce même Comité de surveillance conjointe qui devra juger de la « bonne exécution » du CONOPS et de l’ordre opérationnel pour déclencher l’entrée en vigueur du CIER. Une fois ce seuil franchi, le texte prévoit une mise en œuvre graduelle, structurée par plusieurs mécanismes de coordination. Un sommet annuel de haut niveau sur l’intégration économique régionale devra superviser les progrès, le premier devant se tenir « au plus tard six mois après la signature du CIER ».
ZOOM-ECO.NET revient sur le niveau de mobilisation des recettes atteint par le Gouvernement au mois de septembre 2025. Selon ce média en ligne, la Banque Centrale du Congo (BCC) dresse un tableau résolument positif de la fin d’exercice 2025 : les recettes mobilisées par le Trésor atteignent 26.265,3 milliards de CDF contre 25.658,8 milliards inscrits dans le Plan de trésorerie. Une réalisation à 102,3 % qui s’impose comme l’un des signaux les plus robustes de l’année en matière de gouvernance financière. Cette performance budgétaire s’accompagne d’un phénomène inattendu mais salutaire : le raffermissement du Franc congolais. Alors que la prudence dominait en début d’année, la monnaie nationale a inversé la tendance en septembre, lorsque le taux de change a reculé à 2.605,50 CDF/USD. En octobre 2025, l’appréciation s’est transformée en envolée spectaculaire, le dollar s’échangeant à 2.247,87 CDF, soit +15,9 % en un mois. Une progression rarement observée ces dernières années. Cette fermeté du change n’a en rien comprimé les rentrées fiscales. Au contraire : en octobre, les recettes s’élèvent à 23.727,7 milliards de CDF, dépassant les prévisions mensuelles de 1.305,7 milliards de CDF.
Nous terminons cette revue sur une note anecdotique proposée par BETO.CD qui relève qu’avant de déplier le document (l’Accord de Paix de Washington pour la Paix et la Stabilité) pour la photo officielle, le Président de la République de la RD Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a marqué un temps d’arrêt, une hésitation. Maladresse protocolaire ou message diplomatique subtilement envoyé ? s’interroge le média en ligne.
“La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement” dixit Félix Houphouët-Boigny, Président de la République de Côte d’Ivoire du 07 août 1960 au 07 décembre 1993.
“La paix n’est plus une promesse lointaine. La paix est une direction, et nous y allons” dixit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo.
Makabre


