Les habitants du village Nkana, dans le territoire de Kwamouth, ont vécu un drame après l’attaque meurtrière perpétrée dans la nuit de samedi 22 à dimanche 23 novembre par les miliciens Mobondo.
Le rapport des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) fait état de 19 personnes ont perdu la vie, dont 13 civils, parmi lesquels trois enfants âgés d’environ cinq ans.
Durant cette nuit vers 3 heures du matin, les affrontements ont opposé les assaillants à un groupe de militaires déployés dans ce village. Cinq miliciens ont été neutralisés, a indiqué le porte-parole de la 11ᵉ région militaire. L’armée déplore également un soldat tué et un autre grièvement blessé lors de ces combats.
Dans le communiqué officiel des Fardc, le capitaine Anthony Mualushayi confirme que les assaillants étaient armés de fusils AK-47, d’armes de calibre 12 ainsi que de machettes. Ils ont aussi incendié plusieurs habitations avant de se heurter à la riposte des forces loyalistes.
Ceci a provoqué un important mouvement de fuite des populations locales dont certains habitants qui ont trouvé refuge dans la localité voisine de Maluku, alors que d’autres ont traversé le fleuve pour se mettre à l’abri au Congo en face.
Les FARDC signalent que la navigation sur le fleuve Congo a été temporairement perturbée en raison des violences.
Sam Nzita




