La société civile du secteur de Bapere, dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu), tire la sonnette d’alarme face à la paralysie des activités scolaires provoquée par la recrudescence de l’insécurité dans la région. Selon son président, Samuel Kakule Kagheni, près de 15 000 enfants sont aujourd’hui privés de leur droit fondamental à l’éducation.
S’exprimant devant la presse ce lundi 3 novembre, Kakule Kagheni a dénoncé la passivité des autorités politiques locales, notamment certains élus du territoire, absents sur le terrain durant les vacances parlementaires. Il déplore un climat général de peur et d’abandon : « La situation sécuritaire est préoccupante. Les enfants n’étudient plus, presque toutes les écoles ont fermé. Comment imaginer l’avenir de ces jeunes sans éducation ? », s’est-il interrogé, avant d’évoquer également la crise humanitaire liée au déplacement massif des habitants.
Face aux attaques répétées des rebelles ADF et d’autres groupes armés, la société civile appelle le gouvernement national et provincial à agir rapidement. Elle plaide pour un soutien logistique et matériel accru aux forces armées et aux volontaires mobilisés pour le retour de la paix. « Le gouvernement doit venir constater la réalité sur place, écouter la population et appuyer les militaires engagés au front. C’est à ce prix que les déplacés pourront regagner leurs villages et que les enfants retrouveront le chemin de l’école », a conclu Samuel Kagheni.
Plusieurs villages du secteur de Bapere ont été la cible d’attaques meurtrières des présumés ADF au cours de l’année 2025, plongeant la région dans une instabilité persistante.
NGK





