Des chansons envoûtantes et emblématiques du Tout Puissant OK, l’on retrouve des chefs d’oeuvres comme « Mouzi » de Ntesa Nzitani Daniel alias Dalienst.

Cette chanson qui a traversé des générations, comme un vieux vin, ne cesse d’augmenter sa saveur. Plus elle vieillit, plus elle devient suave.
Quand l’amour l’emporte sur les faux semblants
Pour la petite histoire, nous sommes à l’époque du Zaïre, un pays des jouisseurs comme aimait bien l’identifier son propre président, le Maréchal Mobutu Sese Seko Kuku Ndgendo waza Banga, un nom kilométrique dont l’on ne saura jamais la vraie signification. Quand un journaliste belge posa la question de savoir pourquoi les congolais sont si pauvres dans un pays riche, l’aigle de Kawele ne va pas par le dos de la cuillère : » tant que je vois tous ces ambianceurs kinois avec un verre bien rempli de mousse chaque soir, je ne vois pas la pauvreté« , rétorqua t-il.
Mouzi est, alors, dans le lot des femmes de cette époque qu’un homme marié pouvait prendre comme une seconde compagne, « bureau », comme on aimait bien denommer ces femmes issues du mariage non officiel. Beaucoup d’enfants y sont nés.
Le monsieur promet à Mouzi monts et merveilles : » Mouzi eh, nako lemba yo te mama, oh Mouzi eh eh mama. Mouzi eh, ata na bala mama, oh Mouzi eh eh eh mama. Mouzi na lingaka ye, ndenge na lingi yo mama, oh Mouzi eh eh eh mama. Mouzi eh tuna tata na yo Mouzi ako yebisa yo… » Pour dire: » Mouzi, je ne t’abandonnerrai jamais même si je suis marié. Je l’aime comme je t’aime. Demande à ton père, il te dira.
Retour sur une chanson qui résonne encore comme à l’époque du Zaïre. Une vraie confession d’amour.
Deb’s Bukaka





