La population de Kisangani a vécu une nouvelle nuit d’angoisse. Dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 octobre 2025, des hommes lourdement armés ont attaqué l’hôpital général de référence de Kabondo, la plus grande structure sanitaire de l’Église catholique dans la ville.
Une attaque violente et méthodique
Selon des témoins et des membres du personnel hospitalier, les assaillants, cagoulés et munis d’armes automatiques, ont fait irruption dans l’enceinte de l’hôpital vers une heure du matin.
Après avoir neutralisé et ligoté les gardiens, ils ont investi plusieurs bureaux et salles d’hospitalisation, provoquant une panique générale parmi les patients et le personnel médical.
« Pendant près d’une demi-heure, c’était la terreur totale. Les malades criaient, les infirmiers étaient menacés, certains ont même été frappés », a confié un agent.
Les malfrats ont forcé les coffres de l’hôpital, emportant tous les fonds disponibles avant de s’enfuir avec les téléphones portables du personnel.
La caissière principale a été violemment battue après avoir refusé de livrer les clés du coffre, rapportent plusieurs sources.
Un climat d’insécurité récurrent à Kisangani
Cette attaque n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs mois, la ville de Kisangani est confrontée à une vague de braquages nocturnes visant des institutions publiques et privées.
Des hôpitaux tels que le Cinquantenaire et les Cliniques du Millénaire ont déjà été la cible de bandits armés, plongeant la population dans un sentiment d’insécurité grandissant.
Face à cette situation, de nombreux habitants dénoncent l’inefficacité du dispositif sécuritaire et appellent les autorités à renforcer la présence policière autour des structures sensibles, notamment les hôpitaux et les écoles.
« Les hôpitaux doivent être des lieux de vie et de soins, pas des zones de peur », s’est indigné un responsable de la société civile, visiblement choqué par la scène.
Appel à une réponse ferme des autorités
Jusqu’à présent, aucune arrestation n’a été signalée, et les auteurs de cette attaque courent toujours. La police a promis d’ouvrir une enquête pour identifier et appréhender les responsables.
En attendant, la psychose s’installe à Kisangani. Dans les couloirs du Kabondo, entre lits renversés et portes fracturées, la peur reste palpable, tandis que les personnels soignants tentent difficilement de reprendre leurs activités.
NGK





