Alors que le Conseil des ministres du vendredi 19 septembre avait décidé de rendre obligatoire le port du casque pour tous les conducteurs et passagers de taxis-motos. Le matin de ce lundi 22 septembre, certains taxis-motos (« wewa ») défient déjà cette décision dès le premier jour de son application. La mesure, prise sur instruction directe du président Félix Tshisekedi, vise à renforcer la sécurité routière et encadrer une activité en plein essor dans la capitale.
Selon le compte rendu officiel du conseil des ministres, les taxis-motos doivent désormais respecter plusieurs règles strictes : port obligatoire du casque, identification rigoureuse pour garantir traçabilité et conformité aux normes, et interdiction d’accès au centre-ville, limitant leur activité aux zones périphériques.
Le gouverneur de Kinshasa a également été chargé d’accélérer la réforme du transport urbain collectif : régulation stricte des taxis et bus, interdiction des stationnements anarchiques, et création de parkings modernes avec des investisseurs privés, afin de générer des ressources durables pour l’entretien de la ville.
FARDC et Police pour faire respecter la discipline
Face aux embouteillages qui paralysent quotidiennement la capitale, le président Tshisekedi a rappelé que la mobilité est le « poumon vital » d’une capitale moderne. Elle doit cesser d’être source de frustration pour devenir un vecteur de dynamisme économique et de sérénité sociale.
Pour ce faire, le chef de l’État a demandé un renforcement des effectifs et de l’équipement des agents de police spécialisés dans la circulation. En concertation avec le ministère de la Défense, certaines unités des FARDC pourraient être mobilisées pour soutenir la Police et imposer discipline et rigueur, notamment sur les grands axes stratégiques.
Le Vice-Premier ministre des Transports a été chargé de présenter un plan opérationnel concret, incluant signalisation moderne, gestion intelligente des carrefours et déploiement de solutions technologiques adaptées pour fluidifier le trafic.
Malgré ces mesures, de nombreux wewa continuent de circuler sans casque ce matin, défiant ouvertement la décision du gouvernement et posant un vrai défi à l’autorité de l’État. Cette situation montre à quel point la mise en œuvre de la réforme de la mobilité urbaine à Kinshasa devra s’accompagner d’une discipline stricte et d’un encadrement effectif.
La Rédaction





