Du riche répertoire de l’un des pères de la musique congolaise moderne Tabu Ley Rochereau, l’on retrouve une chanson qui a marqué les férus de la bonne musique des années 80. La chanson » Femme d’autrui » garde toute sa beauté d’antan grâce à son message qui résonne et interpelle bien des consciences jusqu’à nos jours et sa mélodie.
En effet, dans la chanson, l’auteur, compositeur et interprète, » vieux Ley » revient sur l’histoire d’un couple où l’homme qui a valorisé son épouse se retrouve, malheureusement, avec plusieurs protagonistes qui veulent aussi participer à la fête. La femme valorisée par ce monsieur est objet des convoitises dans le quartier : » ba dongolo misu » , comme diraient les vieux kinois, et aujourd’hui « batu ya ba chutes ya sima, ces hommes qui ne cessent de courir derrière les femmes d’autrui:
» Oh Lelo oyo ba luli Mundi, mwasi ya moto ba lingi se te, basi ba tondi na mboka ba lingi kaka basi ya batu » pour dire aujourd’hui tout le monde convoite Mundi, la ville est remplie des belles femmes, ils préfèrent toujours les femmes d’autrui.
Les fans du sociétaire de l’orchestre Afriza se rendront vite compte que le surnom de Mundi revenait plusieurs fois dans les chansons du patron Ley. En conclusion, certaines langues avaient rapporté que cette femme fut parmi les conquêtes les plus en vogue de Tabu Ley.
Retour sur une chanson qui résonne encore et encore pour interpeller les hommes qui courent allègrement, derrière les femmes des autres sans pudeur, ni remord.
Deb’s Bukaka





