La musique congolaise moderne a connu plusieurs auteurs-compositeurs et des bons chanteurs parmi lesquels il faut citer le très légendaire Josky Kiambukuta, ancien de l’orchestre Continental de Me Taureau et devenu « commandant de bord » pour son ancienneté dans l’orchestre Tout Puissant OK JAZZ.

Ce dernier avait une marque particulière dans ses compositions et se démarquait, souvent, du style « Odemba » initié par Franco et ses anciens camarades des années 50. C’est lui qui a réalisé des chansons à carton comme chacun pour soi, Chandra, Baby, Missile, Kebana, etc.
Un répertoire très riche d’où l’on peut tirer l’une des rares chansons d’amour intitulée « Kita mata bloqué ».
Comme il savait le faire, le commandant de bord a raconté l’ivresse d’un amoureux conquis, totalement, par sa dulcinée jusqu’à en mourir. Dans la chanson, c’est l’homme qui supplie sa complice de ne rien lui refuser si non, il en mourait. Dans cette folie d’amour, ce dernier, ne sachant plus se contenir, confie tout à ses proches: » pasi ya bolingo ezaka nde somo, moto soki olingi ye, alingi nde souffrance. Okokoma kizengi, okomi komi sambwisa, ah mama, kosalaka nga boye te, ah pardon, ko komisa nga yuma te« , pour dire l’amour rend tout le monde dingue jusqu’à manquer du contrôle. S’il te plaît, maman, ne me rend pas fou ».

Dans cette chanson qui a fait danser les congolais, en général, et les kinois , en particulier vers les années 80, l’on peut retrouver, aussi, l’humour Ne Kongo comme savaient l’exprimer les ténors de l’orchestre Tout Puissant OK JAZZ en commençant par le Grand Maître de Mi-Amor dit Franco lui même, Josky, Ntessa, Madilu tous originaires du Kongo central.
L’on se souvient , alors, comment Jerry Gérard à la guitare solo, Papa Noël à la mi-solo, Makoso à la guitare rythmique et Deka à la guitare basse avaient envoûté les kinois, jeunes et vieux avec la danse « Kita mata bloqué ».
Deb’s Bukaka





