Dans son apogée vers les années 70-80, l’orchestre Tout Puissant OK JAZZ avait réussi des chansons à thème sociétal dont voici l’une d’elles : » Navanda bombanda ».
C’est l’histoire d’une femme qui prend la décision de mettre un terme à sa vie de rivalité, » Bombanda », en lingala, la rivale signifiant tout simplement « Mbanda ».
Cette kinoise vient de trouver son âme sœur et décide de ne plus compter d’autres aventures amoureuses:
» Navanda bombanda na kin epesa nga mayele nakomaki ko mi yebisa, mpo nga na batela libala lisili ko mingi oh, basala bombanda mingi ba sundola bango na bana... pour dire j’ai fait longtemps dans la rivalité et j’ai acquis de l’expérience. Cette fois ci, j’ai pris la résolution de ne plus y revenir surtout que certaines parmi nous se sont retrouvées abandonnées avec des enfants ». A cette époque du grand Zaïre, ce genre des relations se comptaient par milliers dans une société kinoise où être la seconde voire la sixième épouse d’un grand dignitaire était presque un privilège, disons, prestige. Un phénomène que l’on peut retrouver aujourd’hui mais de manière assez voilée.
Le grand maître Franco Luambo Makiadi avait alors le génie d’habiller toutes ces chansons par son savoir-faire sur le plan instrumental comme l’on peut suivre dans ce solfège inédit.
Deb’s Bukaka





