L’actualité de ce mardi est une nouvelle fois dominée par le procès explosif de Constant Mutamba. L’ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux continue d’alimenter les manchettes, à mesure que les audiences s’enchaînent dans une atmosphère de plus en plus tendue à la Cour de cassation.
Le Phare ouvre le bal en soulignant les querelles de forme qui freinent l’avancée du procès. Le quotidien s’attarde sur une anomalie frappante : l’absence remarquée des témoins de la défense, alors que ceux du ministère public, eux, ont bien répondu à l’appel. Cette inégalité a déclenché une vive protestation de la part du collectif d’avocats de Mutamba, qui exige que cette “défaillance procédurale” soit corrigée avant la prochaine audience prévue ce mercredi 6 août.
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Infos 27 apporte un éclairage technique avec les auditions de deux experts. Le témoignage de Christian Kalume, cadre de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), a fait grand bruit. Ce dernier a reconnu que le contrat litigieux, bien qu’en principe soumis à un appel d’offres, pouvait légalement être conclu de gré à gré. Mais le coup de tonnerre est venu de sa remarque sur le paiement de plus de 50 % du montant sans exécution physique visible. Une déclaration que la défense a immédiatement qualifiée de “subjective” et “non fondée”.
La Référence Plus donne une tournure dramatique au récit, en rapportant une sortie musclée de l’accusé. Selon le quotidien, Constant Mutamba a dénoncé à la barre des intimidations qu’il attribue à certains membres du tribunal. Dans un tonnerre d’émotion, il aurait lancé : « Si vous avez déjà un complot planifié, faites ce que vous voulez, je vais tout assumer ». Un moment de tension palpable, qui a figé l’audience pendant quelques instants.
Le Potentiel remet le dossier dans son contexte, rappelant que Mutamba est poursuivi pour un présumé détournement de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani. Le tabloïd insiste sur le déséquilibre entre les parties, en signalant l’absence totale de citations à comparaître pour les témoins de la défense, contrairement à ceux de l’accusation. Pour le journal, ce déséquilibre contribue à faire monter la pression dans un procès où chaque détail est scruté par une opinion publique de plus en plus attentive.
NGK





