Kinshasa resserre les rangs au sommet du Haut-Katanga. Dans une décision ferme, relayée sous forme de télégramme officiel en date du 16 juillet 2025, le gouvernement central a désigné Martin Kazembe pour assumer l’intérim du gouverneur de la province du Haut-Katanga, en remplacement temporaire de Jacques Kyabula Katwe, actuellement indisponible.
Ce message, signé par le Vice-ministre des Affaires coutumières Ndeze Katurere Jean-Baptiste, sur instruction expresse du Vice-Premier ministre de l’Intérieur, ne laisse place à aucune ambiguïté :
« STOP TOUTES AFFAIRES CESSANTES STOP DES RECEPTION PRESENT MESSAGE STOP. »
Un intérim dans un climat de vigilance administrative
Cette nomination intervient à la suite d’une absence prolongée et officiellement notifiée du gouverneur Kyabula, signalée dans un télégramme du 10 juillet 2025 (réf. : N°10/TLX/0475/CAB/GP/H-KAT/2025). Le gouvernement de Kinshasa avait déjà réagi en amont via une note du 8 juillet (réf. : N°025/CAB/VPM/MININTERSEDEC/BBSI/231/2025), posant les jalons de cette transition temporaire.
Dans un style administratif percutant et sans appel, Kinshasa insiste :
« STOP POUR NE PAS BLOQUER LE FONCTIONNEMENT DE LA PROVINCE STOP CE STOP CONFORMEMENT AUX REGLES ADMINISTRATIVES EN VIGUEUR. »
Une mesure stratégique dans une province clé
Le Haut-Katanga, un de moteur économique du pays grâce à ses ressources minières et son positionnement géostratégique, ne peut se permettre un flottement institutionnel. En nommant Martin Kazembe, l’exécutif central entend préserver la stabilité et garantir la continuité des affaires publiques dans une région jugée névralgique pour la République démocratique du Congo.
Kazembe devra immédiatement assurer la coordination des services provinciaux, veiller au respect des procédures administratives, et maintenir le cap sur les priorités en cours. Cette désignation est un signal fort : l’État veille à la bonne marche des institutions, même dans l’intérim.
Une transition sous surveillance
Dans les cercles politiques, cette mesure est scrutée avec attention. Elle pourrait préfigurer des ajustements à venir dans la gouvernance provinciale si l’indisponibilité de Jacques Kyabula devait se prolonger. En attendant, Kinshasa joue la carte de la légalité et de la continuité.
Un seul mot d’ordre : éviter le vide, maintenir l’ordre et rassurer la population. La balle est désormais dans le camp de Martin Kazembe.
NGK




