Kinshasa s’éveille ce jeudi 13 novembre 2025 entre passion et gravité. D’un côté, l’effervescence sportive gagne la capitale alors que les Léopards s’apprêtent à défier le Cameroun pour une place historique en finale du barrage continental. De l’autre, un vent de justice souffle depuis Paris, où s’est ouvert le procès de l’ancien chef rebelle Roger Lumbala, accusé de crimes contre l’humanité.
Les Léopards à l’épreuve du Cameroun
À Rabat, les projecteurs du continent seront braqués ce jeudi 13 novembre sur le stade El barid, où les Léopards de la RDC affrontent les Lions Indomptables du Cameroun. Un duel explosif, véritable choc d’Afrique centrale, qui déterminera le ticket pour la finale des barrages africains des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026.
Selon AfricaNews, cette rencontre s’annonce électrique. L’enjeu est de taille : les Congolais rêvent d’un retour sur la scène mondiale, trois ans après leur élimination douloureuse face au Maroc au même stade de la compétition. Dans les rues de Kinshasa, la fièvre monte et les drapeaux tricolores bleu, rouge et jaune flottent déjà sur les taxis et les marchés. Le tabloïd rappelle toutefois qu’au-delà du jeu, les Léopards devront surmonter la pression et les attentes d’un public avide de gloire.
Mais alors que les regards se tournent vers le Maroc, Le Phare attire l’attention sur un tout autre terrain : celui de la rumeur. Dans un communiqué repris par le quotidien, la FECOFA dément formellement les informations relayées sur les réseaux sociaux selon lesquelles chaque joueur de l’équipe nationale aurait reçu un million de dollars comme prime. L’instance dirigeante du football congolais appelle à la retenue et à la confiance dans la préparation de l’équipe nationale.
Pendant que le ballon roule au Royaume chérifien, la justice française, elle, déroule un tout autre match celui de la mémoire et de la responsabilité.
À Paris, s’est ouvert le procès de Roger Lumbala, ancien chef rebelle congolais, poursuivi pour complicité de crimes contre l’humanité et participation à une association de malfaiteurs. Un événement qui retient fortement l’attention des médias kinois.
Le Potentiel titre : « Lumbala devant la justice, et les autres, quand répondront-ils ? » — soulignant le caractère historique de ce procès, premier du genre en France pour des crimes commis sur le sol congolais. Les faits reprochés remontent à 2002-2003, dans l’Est de la RDC, période marquée par des atrocités contre les civils. Le journal note que ce procès pourrait rouvrir la question de la responsabilité d’autres acteurs politiques et militaires, nationaux comme étrangers.
De son côté, La Référence Plus décrit un accusé calme, presque serein, menotté mais souriant à l’ouverture de l’audience. Le quotidien rappelle que Roger Lumbala est jugé en vertu du principe de compétence universelle, qui autorise la justice française à instruire des crimes graves commis à l’étranger lorsque l’accusé s’y trouve.
Pour Infos 27, ce procès est un signal fort : « l’impunité n’est pas un privilège éternel ». Le journal souligne que ce jugement dépasse la seule personne de Lumbala et interpelle tous ceux qui, aujourd’hui encore, sèment la mort dans l’Est du Congo, notamment les groupes armés actifs sous influence étrangère.
Enfin, Le Phare rapporte que, dès l’ouverture du procès, Roger Lumbala a récusé ses avocats et refusé de comparaître, estimant la France « incompétente pour le juger ». Une posture de défi qui ne semble pas émouvoir la cour, décidée à aller au bout de ce dossier.
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