La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) affiche une opposition claire à la loi sur l’organisation du référendum, qu’elle considère comme une menace potentielle pour l’ordre constitutionnel en République démocratique du Congo. Dans sa prise de position, l’Église catholique estime que ce texte pourrait servir de levier pour remettre en cause les dispositions verrouillées par l’article 220 de la Constitution, pourtant protégées contre toute révision.
À la différence de l’Église du Christ au Congo (ECC), qui plaide pour un dialogue préalable à toute réforme constitutionnelle, la CENCO adopte une posture plus tranchée. Elle ne se limite pas à appeler à la prudence, mais alerte sur les conséquences graves qu’un tel processus pourrait entraîner si la loi référendaire devait ouvrir la voie à une modification des dispositions intangibles de la Constitution.
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Pour l’épiscopat catholique, le danger réside dans un éventuel passage en force autour de cette loi, dans un contexte politique et sécuritaire déjà extrêmement fragile. « Nous pensons que tout passage en force dans cette direction comporte d’énormes risques, notamment celui de la balkanisation du pays. Dans un contexte où les rivalités politiques revêtent des connotations ethniques et tribales, le déclenchement d’une nouvelle guerre civile est à redouter », avertit la CENCO.
Par cette déclaration, l’Église catholique place le débat sur la loi référendaire au cœur de la préservation de l’ordre constitutionnel et de l’unité nationale. Son opposition intervient au moment où les discussions sur une éventuelle réforme des institutions suscitent déjà de fortes tensions dans le pays. En se dressant ouvertement contre ce texte, la CENCO entend visiblement barrer la route à toute initiative qui pourrait, selon elle, fragiliser davantage la cohésion nationale et raviver les fractures politiques du pays.
NGK




