La tension est montée d’un cran lundi devant la direction provinciale de la Regideso à Kisangani. Une cinquantaine d’anciens travailleurs de cette entreprise publique ont organisé un sit-in pour réclamer soit leur réintégration au sein de la société, soit le paiement de leurs droits de fin de carrière, après plusieurs années passées sans solution à leur dossier.
Munis de messages de revendication et déterminés à faire entendre leur voix, les 53 manifestants affirment avoir travaillé pendant plusieurs années au service de la Régie de distribution d’eau avant d’être écartés entre 2021 et 2022. Selon eux, leur départ n’a jamais été accompagné d’une procédure claire ni d’une compensation correspondant aux services rendus.
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Prenant la parole au nom de ses collègues, Jean-Louis Kapiamba a dénoncé une situation qu’il qualifie d’injustice sociale. Il estime que ces anciens travailleurs méritent d’être réintégrés, surtout au regard des nouveaux recrutements qui continueraient à être effectués au sein de l’entreprise.
<>, a-t-il déclaré.
Les manifestants soutiennent que leur engagement reposait sur des accords conclus avec les responsables de l’époque, en attendant la régularisation de leur situation administrative par des contrats définitifs. Depuis leur éviction, ils affirment avoir entrepris de nombreuses démarches auprès des autorités provinciales, nationales ainsi qu’auprès de la direction générale de la Regideso, sans obtenir de réponse satisfaisante.
Face à ces accusations, la direction provinciale de la Regideso rejette toute responsabilité dans ce dossier. Son directeur, Blaise Utabonda, affirme que les personnes concernées ne faisaient pas partie du personnel de l’entreprise mais travaillaient pour une société sous-traitante.
Selon lui, la Regideso ne peut être tenue responsable des revendications formulées par ces travailleurs, à moins que ces derniers ne présentent des documents prouvant un lien contractuel direct avec l’entreprise publique. Il invite ainsi les intéressés à se tourner vers leur véritable employeur pour faire valoir leurs droits.
Cette divergence de versions illustre la complexité d’un dossier qui dure depuis plusieurs années et qui continue d’alimenter frustrations et incompréhensions. Pour les manifestants, l’affaire dépasse le simple cadre administratif et touche à la dignité des travailleurs ainsi qu’au respect des engagements pris à leur égard.
Déterminés à poursuivre leur combat, les ex-travailleurs promettent de maintenir la pression jusqu’à ce qu’une solution définitive soit trouvée. Ils appellent les autorités compétentes à s’impliquer davantage afin de faire toute la lumière sur ce dossier et d’éviter que la situation ne dégénère davantage.
Trésor Makaya





