La quiétude matinale de Banalia a été brutalement brisée mardi 2 juin 2026 par l’un des drames fluviaux les plus meurtriers enregistrés ces derniers mois dans la province de la Tshopo. Un convoi fluvial baptisé Dingi a chaviré sur les eaux de la rivière Aruwimi, laissant derrière lui des dizaines de disparus et des familles plongées dans l’angoisse.
Selon plusieurs sources locales, l’embarcation avait quitté Banalia en direction de Buta et de plusieurs villages environnants. À son bord se trouvaient des commerçants, des voyageurs et d’importantes cargaisons de marchandises destinées aux marchés de la région. Vers 10 heures, le voyage a viré au cauchemar lorsque le convoi a soudainement sombré.
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Les circonstances exactes de cette catastrophe demeurent encore floues. Toutefois, des témoins évoquent l’implication indirecte d’un convoi appartenant à une société chinoise active dans l’exploitation minière sur la rivière Aruwimi. Les fortes vagues provoquées par son passage auraient déstabilisé l’embarcation déjà fortement chargée, entraînant son chavirement.
Le bilan provisoire est particulièrement lourd. Plus de cinquante personnes sont actuellement portées disparues, tandis que de nombreuses marchandises ont été englouties par les eaux. Grâce à la mobilisation rapide de jeunes habitants de Banalia, plusieurs passagers ont néanmoins pu être secourus et ramenés sur la rive.
Au-delà du drame humain, cet accident remet en lumière un problème récurrent dénoncé depuis plusieurs années par la population locale l’absence du bac de traversée. Privés de cette infrastructure essentielle, les habitants sont contraints d’utiliser des embarcations souvent inadaptées et peu sécurisées pour traverser la rivière Aruwimi.
Dans les rues de Banalia, la tristesse et l’inquiétude dominent. Des familles entières sont toujours sans nouvelles de leurs proches tandis que les recherches se poursuivent sur le site du naufrage.
Réagissant à cette tragédie, Ir Blaise Maindo, défenseur des droits humains et fils du territoire de Banalia, a lancé un appel pressant aux autorités nationales et provinciales ainsi qu’aux organisations humanitaires afin qu’une assistance urgente soit déployée.
<< La sécurité fluviale à Banalia demeure une véritable bombe à retardement. La remise en service du bac de traversée est une nécessité vitale pour éviter de nouvelles tragédies >>, a-t-il déclaré.
Alors que les opérations de secours se poursuivent, la population attend désormais des réponses claires sur les circonstances du naufrage ainsi que des mesures concrètes pour sécuriser la navigation sur la rivière Aruwimi. Pour de nombreux habitants, ce nouveau drame aurait pu être évité si des solutions durables avaient été apportées depuis longtemps aux problèmes de traversée dans cette partie de la Tshopo.
Le bilan restant provisoire, le nombre de victimes pourrait encore évoluer dans les prochaines heures.
Trésor Makaya





