La Fédération congolaise de football association entre dans une nouvelle ère marquée autant par l’espoir que par la controverse. Véron Mosengo-Omba, ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football, a été porté à la tête de la Fédération congolaise de football association à l’issue d’une assemblée élective tenue ce mercredi 20 mai à Kinshasa, dans un climat déjà chargé de suspicions et de rivalités internes.
Seul en course après l’éviction de plusieurs candidatures concurrentes, dont celle de l’ancien international Shabani Nonda, l’ancien haut responsable de la CAF a été élu sans opposition directe, une situation qui alimente depuis des critiques sur la transparence du scrutin. Avec 60 voix sur 65, son élection apparaît nette sur le plan arithmétique, mais contestée sur le terrain politique et institutionnel, où certains acteurs dénoncent des conditions jugées peu inclusives.
Cette arrivée intervient dans un moment paradoxal pour le football congolais. Les Léopards viennent en effet de valider une qualification historique pour la Coupe du monde 2026, une première depuis plus d’un demi-siècle, ravivant l’enthousiasme d’un public longtemps en attente de performances majeures. Mais cette dynamique sportive se trouve désormais confrontée à des tensions de gouvernance au sein de l’instance dirigeante.
Au-delà des débats internes, l’enjeu pour la nouvelle équipe sera de restaurer la confiance et de stabiliser une fédération fragilisée par des années de luttes d’influence. Dans ce contexte, le profil de Véron Mosengo-Omba, administrateur expérimenté du football, est à la fois perçu comme un atout et comme un point de crispation, tant les attentes sont élevées.
La tâche s’annonce donc délicate entre gestion des contestations, réformes structurelles et accompagnement d’une sélection nationale en pleine renaissance, alors que le football congolais espère transformer cet élan sportif en véritable renaissance institutionnelle.
NGK





