Une scène d’une extrême brutalité a plongé la commune de Makala dans la stupeur, jeudi, après une attaque sanglante attribuée à un élément des Forces armées de la République démocratique du Congo. Sur la très fréquentée route Elengesa, un militaire en mission d’escorte aurait violemment pris à partie deux motocyclistes à l’aide d’une baïonnette, dans des circonstances encore obscures.
Selon plusieurs témoignages concordants, l’agression a été soudaine et d’une rare violence. L’un des conducteurs a succombé à ses blessures sur le lieu même du drame, tandis que le second, grièvement atteint, a été évacué en urgence vers l’hôpital de Kimbuta, dans la commune de Ngiri-Ngiri. Des sources médicales indiquent que son état demeure critique, alimentant l’inquiétude des proches et des habitants.
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Très vite, la nouvelle s’est propagée dans le quartier, provoquant une onde de choc suivie d’une vive colère populaire. Des riverains, sous le coup de l’émotion, se sont rassemblés spontanément sur les lieux, dénonçant ce qu’ils qualifient d’abus répétés de certains hommes en uniforme. La circulation a été perturbée pendant plusieurs heures, dans une atmosphère tendue marquée par des scènes de panique et des cris d’indignation.
À ce stade, les circonstances exactes de l’incident restent floues et aucune version officielle n’a encore été communiquée par la hiérarchie militaire. Ce silence alimente les interrogations et renforce le malaise au sein de l’opinion publique kinoise, déjà sensible aux questions de discipline et de responsabilité au sein des forces de sécurité.
Ce drame relance avec acuité le débat sur le comportement de certains éléments déployés sur le terrain et sur l’urgence de renforcer les mécanismes de contrôle, d’encadrement et de sanction au sein des FARDC. Une enquête est désormais vivement attendue afin d’établir les responsabilités et d’apporter des réponses à une population profondément marquée par cet acte de violence.
NGK





