La crise qui secoue le Karaté-Do congolais continue de produire ses effets jusque dans la province de la Tshopo. Face aux divergences et aux initiatives concurrentes observées dans la discipline, la Division provinciale des Sports et Loisirs a décidé de clarifier officiellement sa position : il n’existe aucun bicéphalisme reconnu à la tête de la Fédération de Karaté-Do ni de la Ligue provinciale de la Tshopo.

Dans un communiqué signé jeudi 5 novembre 2026 à Kisangani, le Chef de Division provinciale a.i des Sports et Loisirs, Donatien Musumba Kabagalya, s’est référé à une correspondance du Secrétaire général aux Sports et Loisirs datant du 2 novembre 2026, portant la référence MSL/SG/2110/AMI/MNU/509/2026.
Selon cette mise au point administrative, le ministère compétent ne reconnaît qu’une seule Fédération de Karaté-Do en République démocratique du Congo. Celle-ci est dirigée par Claude Tshisekedi.
Au niveau de la Tshopo, les autorités sportives provinciales reconnaissent également une seule structure dirigeante. La Ligue provinciale de Karaté-Do est ainsi placée sous la responsabilité de Maître Yvon Amisi Bondamali.
Cette clarification intervient alors que la gouvernance du Karaté-Do continue de susciter des tensions et des controverses au sein de la famille sportive congolaise. Plusieurs responsables revendiquent ou annoncent des activités au nom de cette discipline, créant une confusion qui inquiète les pratiquants et les amoureux des arts martiaux.
La Division provinciale des Sports et Loisirs ne s’est pas limitée à rappeler les structures qu’elle considère comme officiellement reconnues. Elle a également averti que toute personne qui tenterait de s’opposer à cette décision ou d’agir en contradiction avec les orientations des autorités compétentes pourrait s’exposer aux sanctions prévues par la loi.
Cette sortie intervient notamment après les initiatives récemment annoncées à Kisangani par Maître Freddy Lakombo, autour de l’organisation prévue en décembre prochain des championnats nationaux, couplés à l’Open international Wagenia.
À travers cette prise de position, les autorités sportives de la Tshopo semblent vouloir mettre fin aux interprétations divergentes et restaurer une certaine clarté institutionnelle dans la gestion du Karaté-Do. Reste désormais à savoir si cette décision administrative permettra d’apaiser les tensions qui continuent de diviser les acteurs de cette discipline en République démocratique du Congo.

Yalanga Guillaume





