Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a décidé de suspendre la journaliste congolaise Paulette Kimuntu pour une durée de 50 jours, en lui interdisant toute sortie médiatique pendant cette période, à la suite de déclarations concernant l’ancien président de la République, Joseph Kabila.Cette mesure intervient dans un contexte politique et sécuritaire marqué par les tensions autour de la situation dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et les accusations portées contre Joseph Kabila en lien avec la crise sécuritaire.
Selon les éléments rapportés, la journaliste aurait présenté l’ancien chef de l’État comme n’étant pas un rebelle. Une position qui aurait suscité des réactions au sein de l’organe de régulation des médias, dirigé par Christian Bosembe.
Le CSAC estime que de telles déclarations sont susceptibles de fragiliser les efforts des autorités congolaises face à l’insécurité persistante dans l’Est du pays et à l’agression rwandaise.Cette suspension intervient alors que la question du rôle de Joseph Kabila dans la crise sécuritaire congolaise suscite de vives discussions dans l’espace public, notamment après l’annonce de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement politico-militaire dont il est présenté comme le dirigeant.La décision du CSAC relance également le débat sur les limites de la liberté d’expression des journalistes et leur responsabilité dans le traitement des questions politiques et sécuritaires sensibles. À ce stade, les motivations officielles détaillées de la décision ainsi que les éventuels moyens de recours de la journaliste restent à préciser.
Trésor Makaya





