La découverte de deux corps sans vie dans les communes de Makiso et de Kabondo, à Kisangani, relance les préoccupations sur la sécurité des personnes et de leurs biens. Les circonstances de ces deux décès restent à élucider.
La ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, est confrontée à de nouvelles préoccupations sécuritaires après la découverte de deux corps sans vie en moins de 48 heures dans deux communes différentes. Les deux cas ont été signalés vendredi 9 et samedi 10 octobre, dans des circonstances distinctes, selon des sources locales. Le premier corps, celui d’une femme âgée d’une quarantaine d’années, a été retrouvé tôt dans la matinée du vendredi 9 octobre dans l’ancien cimetière de la commune de Makiso, en face du complexe Elungu, qui abrite des logements estudiantins de l’Université de Kisangani (UNIKIS). D’après des témoins, le corps était déjà dans un état de décomposition avancée au moment de sa découverte. Les circonstances du décès de cette femme n’étaient pas encore connues. Moins de 48 heures plus tard, un deuxième corps a été découvert dans la commune de Kabondo. Il s’agit d’un jeune homme qui exerçait le métier de taximan et résidait dans la cité Pilote. Son corps a été retrouvé dans la matinée du samedi 10 octobre, non loin de l’entrée principale du complexe scolaire Mashaidi, un établissement catholique dirigé par les Sœurs de la Doctrine chrétienne.Selon le chef de quartier, Shadrack Botondi, la victime présentait des traces visibles de violences, notamment à la tête et sur d’autres parties du corps. La moto qu’elle conduisait était également introuvable au moment du constat, un élément qui soulève des interrogations sur les circonstances de sa mort, sans toutefois permettre d’établir les faits avec certitude.Après la découverte du corps de la femme à Makiso, une équipe de secouristes a été mobilisée pour sa prise en charge. Dans le cas du jeune taximan, les membres de sa famille ont récupéré la dépouille en vue de l’organisation des obsèques, selon des sources locales. Ces deux découvertes successives suscitent des interrogations au sein de la population de Kisangani, où la sécurité des personnes et de leurs biens demeure une préoccupation. La mort du jeune taximan, marquée par des traces apparentes de violences et la disparition de sa moto, accentue notamment les inquiétudes autour des risques auxquels sont exposés certains conducteurs de motos-taxis. À ce stade, aucun lien entre les deux décès n’a été établi. Les circonstances exactes de ces morts restent à déterminer.
Trésor Makaya





