Réuni jeudi 8 octobre à Kolwezi, le Comité de politique monétaire de la Banque centrale du Congo a maintenu ses principaux taux inchangés, alors que l’inflation annuelle a atteint 7,25 % à fin septembre 2026. Le Gouverneur André Wameso mise sur la prudence pour préserver la stabilité macroéconomique, tout en assouplissant partiellement les contraintes liées aux réserves obligatoires des banques.
La Banque centrale du Congo (BCC) maintient le cap de la prudence monétaire. Sous la présidence du Gouverneur André Wameso, le Comité de politique monétaire (CPM) a tenu, jeudi 8 octobre 2026, à Kolwezi, dans la province du Lualaba, sa quatrième réunion ordinaire de l’année. Au terme des échanges, l’institution a décidé de maintenir le taux directeur à 12,5 % et le taux de la facilité de prêt marginal à 16,5 %, malgré la remontée de l’inflation observée au troisième trimestre.
Le Comité a également reconduit les coefficients de la réserve obligatoire, tout en décidant de rémunérer à 0,5 % la réserve obligatoire constituée sur les dépôts en monnaie nationale et de dégeler une partie de la réserve obligatoire cristallisée. Ces mesures combinent le maintien d’une orientation monétaire prudente et un assouplissement partiel des contraintes pesant sur les liquidités bancaires.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par une accélération des prix. L’inflation annuelle est passée de 4,83 % à fin juin à 7,25 % à fin septembre 2026. Plusieurs facteurs contribuent à cette évolution, notamment la hausse des prix alimentaires, la guerre dans l’Est du pays et l’épidémie d’Ebola.
Face à ces pressions, la BCC prévoit une inflation de 8,90 % à fin décembre 2026, avant un reflux à 6,40 % en 2027. Sur le front de l’activité économique, la croissance congolaise est projetée à 5,4 % en 2026, contre 5,7 % en 2025. Ces perspectives placent la maîtrise de l’inflation parmi les principaux défis de la politique monétaire pour les prochains mois.
Sur le marché des changes, la Banque centrale estime que la situation reste sous contrôle. Le dollar américain s’échangeait à 2 267,80 francs congolais sur le segment interbancaire, tandis que les réserves internationales atteignaient 7,8 milliards de dollars, soit près de trois mois d’importations.
À travers ces décisions, l’institution monétaire entend préserver la stabilité du cadre macroéconomique et contenir les pressions inflationnistes, sans écarter la possibilité d’intervenir si la situation l’exige. Le prochain rendez-vous du Comité de politique monétaire est fixé au 12 janvier 2027 à Kinshasa.
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